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Journée internationale de la femme : Les aide-ménagères au cœur de l’égalité de droits

jeudi 14 mars 2019

A l’occasion de la célébration de la 25ème édition de la journée internationale de la femme, en jouant leur partition, les aide-ménagères étaient au cœur de légalité, genre et l’autonomisation de la femme. Cette cérémonie a été organisée par l’agence de communication AISSADEM en collaboration avec le Groupe de recherche action droit de l’enfant (GRADEM). C’était le vendredi 8 mars 2019 à la place du cinquantenaire.

Elles sont les premières à se lever et les dernières à se coucher. Les jeunes filles aide-ménagères ont célébré l’édition 2019 de la journée Internationale des femmes, à travers des sketchs et la poésie. Ce fut, une occasion de dénonciation de la maltraitance des enfants et des difficultés qu’elles endurent. Ainsi, elles ont lancé un appel à l’endroit des plus hautes autorités du pays de prendre toutes les mesures pour le respect de leurs droits en vue d’une meilleure condition de vie. Toutefois, elles ont demandé aux autorités de transmettre leur cri de cœur au Chef de l’Etat. « Nous voulons que notre travail nous assure l’épanouissement, le développement et dans le respect. Nous voulons la formalisation de notre travail en initiant les actions en vue de la ratification de la convention 189 de l’OIT. Et les actions d’information et de sensibilisation sur notre condition de vie et de travail pour qu’il soit reconnu. De favoriser et de soutenir la formation des jeunes en travail domestique à travers l’APEJ ». Tel était le cri de cœur des jeunes filles aide-ménagères à l’endroit du Chef de l’Etat. Pour finir, elles ont souhaité la paix dans notre pays. « Je suis aide-ménagère, protège moi », ont-t-elles lancé.

Selon Mme Dembélé Fatoumata Diakité, Directrice de l’agence de communication AISSADEM, « On ne saurait fêter la femme en les oubliant et on ne saurait mener les masses à la vie politique sans y attirer les femmes ». Elle a souligné que cette journée a été initiée autour du thème : « penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement ». En choisissant d’axer les réflexions sur cette thématique, l’ONU, « nous invite à réfléchir ensemble à des solutions anticipées, qui permettraient de protéger efficacement les femmes ». Elle a estimé que c’est une invitation à éviter les situations qui poussent nos sœurs vers l’exode rural, des situations qui brisent les jeunes femmes sous le poids de l’exploitation par le travail domestique.

« Les revenus des familles sont fortement réduits ou parfois même inexistants, les forçant ainsi à fuir les zones à risque, à la recherche d’un environnement sûr et de nouvelles ressources matérielles. La cellule familiale devient ainsi, extrêmement vulnérable et ne constitue plus une protection suffisante pour l’enfant », a-t-elle estimé. Avant de dire que cette situation pousse de nombreuses jeunes filles à courir malheureusement, le risque d’être livrées à toutes sortes d’abus qui mettent leur vie en danger dans les grandes villes.

« Nous devons adopter de nouvelles approches et mesures favorisant une meilleure protection de tous les enfants dans notre pays. L’amélioration des conditions de vie des travailleurs domestiques doit figurer parmi les priorités les plus urgentes », a-t-elle lancé.

Pour Mme Berthé Awa Diakité, chargée à la communication du ministère de la promotion, de la femme, de l’enfant et de la famille, en tant que représentante du ministre, « le bien-être des femmes n’est pas une question banale ou une préoccupation à minorer. Il est certain que le chemin qui nous reste à parcourir est encore long, mais je suis très fière des progrès déjà accomplis ». Elle a attiré l’attention sur le fait que, notre pays a besoin des femmes, et ne saurait atteindre l’émergence sans leur contribution. En conséquence, la promotion des femmes dans notre pays est devenue une priorité nationale, grâce à la volonté et au soutien du premier avocat des femmes, le Président de la République. En rassurant que tout son département doit œuvrer et œuvre pour le respect des droits des femmes, l’élimination des discriminations et des formes diverses de violences. Et cela, pour relever les défis.

Ramata Coulibaly, chargée de projet Voice au Mali, a déclaré que le code du travail a été relu et l’âge minimum est de 15 ans à présent. Tout en indiquant que l’UNTM a déposé sa doléance contenant la ratification de convention 189 de l’OIT. « La ratification de la convention 189, la formalisation de l’emploi des jeunes filles aide-ménagères, la catégorisation de l’emploi domestique, l’encadrement de l’accès à l’emploi des jeunes filles aide-ménagères…. sont autant de champs d’investigation et d’expérimentation que notre pays se doit d’investir », a-t-elle déclaré. Selon elle ces projets restent à développer et ce développement ne se fera pas sans ces filles (enfants), car elles seront les premières concernées par leur mise en application sur le terrain.

Tout comme le représentant de la présidente par intérim du parlement des enfants, Antoine Akplokan, directeur du Groupe de recherche action droit de l’enfant, non moins président de la COMADE, a souligné l’important rôle que les aide-ménagères jouent dans les familles. En ajoutant qu’elles sont le nerf de notre développement et sans elles, « nos femmes ne peuvent pas aller travailler ». Les lois qui les encadrent doivent être sociales, tout en disant qu’on ne peut pas les traiter comme des fonctionnaires ordinaires, car leur travail est temporaire. Il a demandé à l’Etat de prendre des décisions pour que ces filles travailleuses soient protégées. Il a fait remarquer que, les messages de ces filles montrent que les mentalités évoluent. Et de dire qu’ils vont œuvrer dans ce sens pour donner plus de paroles aux jeunes filles aide-ménagères.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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