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Gestion des flux migratoires dans la zone CEDEAO : Vers l’harmonisation des outils statistiques

vendredi 24 août 2018

Le Ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration africaine, a abrité le jeudi 23 Août 2018, le lancement d’un atelier de formation sur l’Utilisation des Lignes Directrices de la CEDEAO, Relatives à la Gestion des Données Migratoires. Cet atelier prendra fin le samedi le 25 Août 2018.

L’Afrique de l’Ouest est l’une des régions où la population est des plus mobiles d’Afrique. La migration intra-régionale représente une grande partie de ses mouvements transfrontaliers et a été largement reconnue comme la clé de la croissance économique et de la stabilité de la région. Néanmoins, les informations relatives à la mobilité de la population, à la migration professionnelle, à la diaspora, … ne sont pas systématiquement collectées et analysées. Une gestion améliorée des données relatives à la migration est cruciale pour le développement des politiques migratoires réalistes et réalisables qui puissent aider les pays de départ, de transit et d’accueil, à améliorer la gestion des migrations, à fournir un service adéquat aux migrants et aux communautés d’accueil et à bénéficier des avantages économiques et sociaux d’une migration bien gérée. En outre, la réalisation des objectifs de développement durable exige des Etats qu’ils facilitent une migration et une mobilité ordonnées, sûres, régulières et responsables des populations, notamment par la mise en œuvre de politiques migratoires planifiées et bien gérées.

Afin d’améliorer la gestion des migrations, les pays de la région de l’Afrique de l’Ouest ont établi diverses normes, méthodologies, concepts et définition liés à la migration. Egalement au niveau national, les données ont été collectées de manière sporadique et dispersée. D’ailleurs, les sources administratives (par exemple, les registres des mouvements transfrontaliers, les permis de travail) peuvent produire des informations régulières, mais sont généralement insuffisants à des fins statistiques. Par conséquent, une grande partie de la migration et de la mobilité dans la région n’est pas mesurée. Ce défi est exacerbé par l’absence des procédures harmonisées de collecte et d’analyse des données migratoires qui conduit à une utilisation et une compréhension variée des termes et définitions relatives à la migration, rendant difficile l’harmonisation du traitement des statistiques migratoires pour l’analyse des tendances migratoires aux niveaux national, régional et international.

A cet effet, l’atelier a été initié pour permettre d’améliorer la coordination, la collecte et l’analyse des données migratoires au Mali, en utilisant les Lignes Guides de la CEDEAO pour permettre une amélioration et une harmonisation des données au niveau régional.

L’atelier doit également permettre le renforcement de la compréhension en matière de gestion des données de migration en utilisant les lignes guide régionales sur les données de migration. Il s’est aussi fixé l’objectif d’améliorer la coordination entre les parties prenantes impliquées dans la collecte, la gestion ou l’analyse des données migratoires.

Selon Erika De Bona Fofana, Spécialiste régional en gestion des migrations, cette formation ne concerne pas seulement les acteurs la statistique. Selon lui, elle est ouverte à tous les acteurs du gouvernement ainsi que de la société civile qui intervient dans la collecte des données. « C’est très important que tout le monde parle le même langage afin d’avoir des solutions concrètes », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que les Etats membres de la CEDEAO ont fait des progrès significatifs dans la collecte et la gestion des données.

Il faut retenir que les formations au niveau national sont également soutenues par le projet d’appui à la libre circulation des personnes et des migrations en Afrique de l’Ouest (FMM West Africa) financé conjointement par l’UE-CEDEAO et mis en œuvre par l’OIM, l’OIT et l’ICMPD. La formation réunira 25 participants.

Farima Traoré

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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