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Festival Triangle du balafon : Une cérémonie d’ouverture riche en couleurs

mardi 14 février 2017

L’ouverture de la 8e édition du festival international Triangle du balafon a été une cérémonie riche en couleurs : prestations des jeunes rappeurs, de balafonistes, le public de Sikasso s’est bien régalé avant d’applaudir le défilé des 5 nations présentes.

De la joie, de l’émotion, du spectacle, du rythme, de la percussion, de l’enthousiasme à revendre, tout était réuni dans le stade Babemba Traoré, théâtre de la cérémonie d’ouverture de la 8e édition du Festival international du Triangle du balafon. La Commission d’organisation a réussi son défi. A savoir proposer un show de qualité aux festivaliers.

Plusieurs heures avant la cérémonie d’ouverture, les sikassois et autres festivaliers venus d’ailleurs ont pris possession des gradins dudit stade, histoire de ne rien rater une minute de la cérémonie d’ouverture.

Le public ne s’est pas trompe. Pendant près de deux heures, le stade Babemba Traoré qui a fait presque son plein ne s’est pas ennuyé une seconde. Pendant tout le temps qu’a duré la cérémonie, les 20 000 spectateurs se sont levés pour danser sur le rythme endiablé de Neba Solo, roi du balafon à Sikasso et des jeunes artistes rappeurs : Master Soumi, Iba One. Après ces virtuoses de la musique malienne, ce fut le tour des troupes de balafon des cinq pays et des chasseurs de pénétrer dans l’arène dans une ferveur très spéciale.

Le ministre de la Culture, Ramatoulaye Diallo, et le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye en face d’un public surchauffé ne pouvaient pas être insensible à la mobilisation extraordinaire des Sikasso et invités venus d’Afrique et d’Europe. Ils ont trouvé le mot juste pour exprimer la joie qui les animait pour ce festival dit de retour.

Le balafon dans tous ses états

Dans la soirée, les troupes en compétition se sont donné rendez-vous dans la salle Lamissa Bengaly. Une heure avant pour la soirée réservée aux balafons, la salle avait dejà fait son plein. Les retardataires étaient obligés de sa masser dans la cour du palais de spectacles. « Nous sommes venus mais faute de place, nous sommes obligés de rester dans la cour », a affirmé un groupe de jeunes qui ont marché de Mamasoni à la salle Lamissa.

Dans la salle, le public hurle et se presse pour que la fête commence. Le jury prend place avant l’arrivée des officiels. Après l’installation de la délégation ministérielle, la compétition pouvait commencer entre les troupes de 4 pays : Burkina, Coté d’Ivoire Guinée, Mali. Le Sénégal étant observateur.

La première troupe de balafon a fait son apparition sous les ola de son public. Il s’agit de la troupe « Kantigui ». Sa prestation a été suivi par la troupe « Yacouba Coulibaly » de Niongon puis la troupe « Kankelé » de la Cote d’Ivoire. L’Ensemble instrumental et chorale de la Guinée a bouclé la soirée de compétition. Il faut noter que chaque troupe a donné le meilleur de lui-même et émerveillé l’assistance sous les tonnerres d’applaudissements du public.

La seconde soirée de la compétition a elle été des plus fabuleuses. Les troupes « Bolomakoté » du Burkina, « Bwazan du Mali », « Keibafon » de la Cote d’Ivoire et le « Ballet national Djoliba » de la Guinée ont tout démontré ce dont ils sont capable. Le niveau des joueurs de balafon était très relevé. Les deux jours de balafons ont été l’occasion de revisiter les différents types de balafons dans l’air géographique du manding.

La ceremonie d’ouverture a enregistré outre le ministre malien de la Culture, Ramatoulaye Diallo, celui de la Culture et de la Communication du Sénégal, Mbagnick N’Diaye, Tahirou Barry, ministre de la culture, des arts et du tourisme du Burkina Faso, les ministres des Sports du Mali, de celui de la Jeunesse, de l’Elevage, de l’Habitat, les anciens ministres, les Ambassadeurs, le gouverneur de la région de Sikasso, les députés de la région de Sikasso, le maire Kalfa Sanogo et les chefs de services.

Amadou Sidibé

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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