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Fédération malienne de football : La décision de la Direction nationale des sports qui met à nuit la partialité du département

samedi 14 octobre 2017

En absence du Directeur national des sports et de l’éducation physique qui se trouve en Inde avec les cadets maliens de Football, son adjoint Aliou Maïga a pris la lourde responsabilité de signé un communiqué d’une impartialité criarde.

« La Direction Nationale des Sports et de l’Education Physique informe l’opinion nationale qu’elle a reçu deux programmes de désignation des matchs des quarts de finales émanant des différentes parties pour la même infrastructure et aux mêmes heures. Pour éviter toutes situations déplorables, la Direction Nationale des Sports et de l’Education Physique invite les tendances à s’abstenir de toutes activités de nature à entraver la cohésion nationale jusqu’à ce qu’une solution idoine soit trouvée. La Direction Nationale des Sports et de l’Education Physique invite les parties à s’adresser au comité de suivi du protocole d’accord pour la suite à donner à cette affaire. Bamako, le 14/10/2017. Le Directeur National Adjoint Aliou Maïga ». Tel est le contenu du communiqué diffusé par la Direction nationale des sports et de l’éducation physique.

Vous convenez avec nous que ce communiqué cache mal la partialité du département des sports, qui a clairement pris fait et cause pour le camp de Sahala Baby.

Au moment, où tous les maliens savent que c’est Bavieux et consorts qui sont opposés à Sahala et consorts, pour le contrôle de la FEMAFOOT, le Directeur national des sports joue dans la distraction en se cachant derrière un membre de phrase qui ne fait qu’en ajouter à la confusion : « différentes parties ». Cher Directeur national qu’elles sont ces différentes parties qui vous font si peur que vous ne pouvez pas les citer clairement dans votre communiqué ou c’est l’utilisation de ce membre de phrase qui vous donne la licence de faire ce que vous voulez faire ?

Si c’est effectivement, la partie Bavieux et Consorts et la partie Sahala Baby et consorts, vous devez dire aux maliens pourquoi vous avez reçu un programme de désignation des matchs des quarts de finales émanant du camp de Sahala Baby.

En effet, si nous admettons que Bavieux et consorts ont mis en place un bureau fédéral dans l’illégalité, jusqu’à preuve du contraire c’est le bureau fédéral qui est sorti de l’AG. Cette tendance à au moins mis en place un bureau fédéral que certains taxent d’illégal lorsque d’autres le trouvent légal, en attend une décision définitive de la FIFA.

En prétendant de bonne foi, être à la tête de la FEMAFOOT, Bavieux et Consorts peuvent se permettre de vous saisir d’un un programme de désignation des matchs des quarts de finales. Mais, c’est en vertu de quoi que vous avez reçu un programme similaire du camp de Sahala baby et Consorts ? Ils n’ont même pas un bureau illégal qui parle au nom de la Fédération malienne comme c’est le cas de Bavieux et Consorts.

En acceptant de recevoir de recevoir « deux programmes de désignation des matchs des quarts de finales émanant des différentes parties pour la même infrastructure et aux mêmes heures », vous en ajouté au problème. Et, c’est parce que vous êtes conscients de cela que vous avez écrit dans votre communiqué « émanant des différentes parties ».

Monsieur le Directeur national, il y a certes deux parties dans cette affaire. Elles sont connues de tous. Il y a le camp de Bavieux et Consorts que certains accusent d’être illégal, mais qui a le mérite d’occuper la FEMAFOOT en attendant une décision ultime de FIFA que nous souhaitons de tout cœur et dans les plus brefs délais. Mais, le deuxième camp que vous avez refusé de nommé ne peut même pas se prévaloir d’une illégalité, parce qu’il n’a même pas eu le courage de mettre en place un bureau parallèle qui allait lui donner le droit de vous saisir de ce que vous appelez « un programme de désignation des matchs des quarts de finales ».

Donc, vous devez dire aux maliens les raisons qui vous ont poussé à recevoir votre soit disant « programme de désignation des matchs des quarts de finales » du camp de Sahala Baby. Dites-nous la qualité de cette partie qui ne peut même pas revendiquer une illégalité à la tête de la FEMAFOOT, parce qu’ayant même refusé l’installation d’un bureau parallèle.

Notre opinion est claire : vous l’avez fait, parce que vous souhaitez le pourrissement de la situation. Mais pourquoi ?

On aurait compris que vous informiez les maliens à travers un communiqué de votre refus de recevoir « un programme de désignation des matchs des quarts de finales », par la FEMAFOOT dirigée par Bavieux pour l’illégalité de son installation. Mais, vous avez manquez de courage et vous voulez noyer le poisson dans l’eau. Vous êtes dans la posture d’un sapeur pompier pyromane qui cache difficilement son camp : celui de Sahala Baby.

Mais, vous devez savoir que ce dossier constitue une honte pour le Mali et pour tout les maliens. Mais, d’abord une honte pour tous les cadres de ce pays qui sont impliqués dans la gestion de nos différentes disciplines sportives. La honte est d’autant plus claire que nous autres simples amoureux du football malien commençons à douter si c’est l’intérêt supérieur de notre football qui est mis au centre des différentes approches pour la résolution de cette crise ou si ce sont des intérêts particuliers, privés et souvent pécuniaires qui motivent les uns et les autres.

Vu qu’on n’arrive pas à trouver une solution à ce dossier, il faut qu’on accepte que c’est une « affaire wari Ko » qui n’a rien à voir avec le ballon rond sur le gazon. Mais, à voir de prêt le football n’est-t-il pas devenu un business qui nourrit plus le management que les acteurs footballeurs. Et ceci pourrait expliquer tout ce tintamarre.

Il faut vite que la FIFA intervienne au Mali pour mettre de l’ordre.

Assane Koné
Apprenti journaliste sportif

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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