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    Fantamady Keita, Président de la FE. NA.P.H.A.B : « Si on nous vend la tonne de graine de coton à 50 000 FCFA, nous allons vendre la tonne de tourteau à 50 000 FCFA »

    jeudi 1er mars 2018 , par Assane Koné

    « Aucune huilerie ne vend la tonne de l’aliment bétail à 180 000 FCFA. Ont met l’APCAM au défit de nous montrer la seule usine au Mali qui pratique un tel prix ». La déclaration a été faite par Fantamady Keita, Président de la Fédération nationale des producteurs d’huile, d’aliment bétail du Mali (FE. NA.P.H.A.B). Lors d’une conférence de presse animée le 1er mars 2018, dans la salle de Conférence de la Direction nationale de l’industrie.

    La Fédération nationale des producteurs d’huile, d’aliment bétail du Mali (FE. NA.P.H.A.B) est très remontée contre Sanoussi Sylla, 5ème vice président de l’APCAM et non moins président de la FENALAIT. Au cours d’une conférence de presse, le Président de la FE. NA.P.H.A.B, entouré par ses plus proches collaborateurs et de nombreux membres de la Fédération, venues de toutes les zones où il ya des unités de productions d’huile et d’aliment bétail, a dénoncé Sanoussi Sylla qui a fait véhiculer dans la presse des propos qui sont loin d’être vrais.

    « Nous sommes surpris que seulement 4 jours après avoir scellé un accord avec la CMDT au bénéfice de l’APCAM, pour la vente à 120 000 FCFA la tonne de l’aliment bétail pour les bœufs de labours, que ce soit Sanoussi Sylla, 5ème vice président de l’APCAM qui nous vole dans les plumes lors d’une conférence de presse, en nous accusant d’être à la base du prix élevé de la tonne de l’aliment bétail et de notre refus de le vendre aux éleveurs maliens », a indiqué Fantamady Keita, Président de la Fédération nationale des producteurs d’huile, d’aliment bétail du Mali. Avant de dresser en faux contre les propos de Sanoussi Sylla. « Il a menti sur nous. Et, comme nous sommes en démocratie, nous allons, ce soir donner la bonne nouvelle aux maliens », a-t-il indiqué.

    Avant de passer la parole à Sidiki Diabaté, secrétaire général de la FE. NA.P.H.A.B, il a déclaré « Si on nous vend la tonne de graine de coton à 50 000 FCFA, nous allons vendre la tonne de tourteau à 50 000 FCFA ».

    Sidiki Diabaté, Secrétaire général de la Fédération nationale des producteurs d’huile, d’aliment bétail du Mali, a rappelé que leu fédération existe depuis juin 2009 à Koutiala et compte aujourd’hui 76 membres sur les 82 unités de production autorisées au Mali.

    « Nous avons été accusés et nous allons répondre », a-t-il indiqué. Selon lui, les 76 membres de la Fédération nationale des producteurs d’huile, d’aliment bétail du Mali, produisent l’aliment bétail à partir de la graine de coton que la CMDT met à notre disposition et à partir des importations estimées à 210 000 Tonnes que nous faisons de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Benin, du Togo et de la Guinée.

    « De 12 500 FCFA la tonne en 2005, la CMDT, nous vend aujourd’hui à 108 560 FCFA

    « Il y a à peine 10 ans que la graine de coton était proposée à 12 500 FCFA la tonne aux huileries. Aujourd’hui, la CMDT, nous vend la tonne à 108 560 FCFA à la Direction générale à Bozola », a-t-il précisé. Avant d’ajouter qu’à cela, il faut ajouter les frais de transport de l’Usine de la CMDT à l’usine de transformation ; sans oublier les autres frais connexes tels que la main d’œuvre, l’électricité et l’amortissement du matériel de travail…

    Sur ce point, il a dénoncé une démarche de la CMDT qui ne leur facilite pas du tout la tâche et qui grève considérablement le coût de production de l’aliment bétail. « On a jamais comprit et l’a toujours dénoncé, mais la CMDT continue avec la même approche », a-t-il déclaré. Avant de révéler que la CMDT peut remettre un bon d’enlèvement à une usine de Koutiala pour un stock à Bougouni ou vise versa. « Or, nous estimons qu’il est plus logique de permettre à nos usines installées souvent dans les même localités que les usines de la CMDT de s’approvisionner surplace. Cela nous éviterait des frais connexes dans le transport et pourrait aider à diminuer le prix de la tonne de l’aliment bétail », a-t-il proposé.

    Sidiki Diabaté s’est voulu catégorique, avec ces éléments. « Le prix cher de la tonne de l’aliment bétail au Mali n’est pas notre fait », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que tout le monde devrait parler de la cherté du prix du tourteau, sauf un responsable de l’APCAM. « L’APCAM est au conseil d’administration de la CMDT et l’APCAM participe à ce titre à la fixation du prix de la tonne de la graine de coton que nous utilisons pour fabriquer le tourteau », a-t-il indiqué. Avant de s’interroger sur le pourquoi du fait que l’APCAM ne s’est plein de la cherté de la tonne de la graine de coton et elle veut se plaindre de la cherté de la tonne du tourteau fabriqué à partir de la graine de coton.

    « Si le prix de la tonne de l’aliment bétail est cher au Mali, cela n’est pas le fait de la Fédération nationale des producteurs d’huile, d’aliment bétail du Mali"

    « Si le prix de la tonne de l’aliment bétail est cher au Mali, cela n’est pas le fait de la Fédération nationale des producteurs d’huile, d’aliment bétail du Mali. C’est plutôt du côté de la CMDT qu’il faut aller rechercher la cause. De 12 500 FCFA la tonne en 2005, la CMDT vend aujourd’hui, la tonne de graine de coton à 108 560 FCFA », a-t-il déclaré.

    Il a aussi, accusé l’état qui a refusé de reconduire la convention de l’année passée qui avait permis aux huileries de vendre la tonne de tourteau à 115 000 FCFA la tonne. En effet, selon, lui au terme de cette convention, l’état s’était engagé à laisser tomber la TVA sur l’achat de la graine de coton et les producteurs s’étaient engagés à vendre la tonne de l’aliment bétail à 115 000 FCFA. « Mais cette année l’état refuse catégoriquement de mettre en œuvre cet accord, donc nous ne pouvons pas vendre la tonne de l’aliment bétail au même prix que l’année passée. Que cela clair pour tous », a-t-il précisé.

    Il a ensuite énuméré un certains nombre de difficultés rencontrées par les producteurs d’huile et d’aliment bétail qui font que le prix de la tonne du tourteau devient prohibitif au Mali. Selon lui, chaque année le prix de la graine de coton prend l’ascenseur. Et, cette manie de la CMDT d’amener une usine de Koutiala ou de Fana à se faire livrer la graine de coton à Mopti ou à Bougouni et vise versa, est de nature à grever les coûts de production. Il a aussi dénoncé les tracasseries sur les routes et la cherté de l’électricité.

    Sidiki Diabaté et la plupart des producteurs d’huile et d’aliment bétail qui sont intervenus, ont accusé certains responsables d’organisations d’éleveurs d’être à la base de la cherté de la tonne du tourteau sur le marché malien. Selon eux, ces derniers sont devenus des commerçants de tourteau, sous le couvert de responsables d’associations d’éleveurs. « Ils se présentent à nous comme des responsables d’éleveurs pour acheter du tourteau à bon prix et vont le revendre à travers le pays pour ceux qui se soucient du Mali, sinon ils vont carrément le vendre en Mauritanie », a dénoncé Sidiki Diabaté.

    En tout cas, il est entendu que si l’état veut que le prix du tourteau diminue, c’est à lui de faire l’effort de diminuer le prix de la graine de coton.

    « Si tu aime les œufs, soit sûr que ne sera jamais propriétaire de poussins donc de poules », a indiqué Fantamady Keita, le Président, comme pour dire qu’on ne peut pas avoir l’argent dans le prix de la graine de coton et prétendre à avoir le tourteau moins cher.

    Assane koné

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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