| |

FIWA 2021 : La 4ème édition aura lieu du 9 au 10 avril 2021

jeudi 25 mars 2021

Les 8, 9 et 10 avril 2021 se tiendra à Yafolila –Wassulu, la 4ème édition du festival international de Wassulu (FIWA). L’information a été donnée par Oumou Sangaré, artiste chanteuse, initiatrice du FIWA. C’était lors d’une conférence de presse à l’hôtel Riverain de Bamako.

Le FIWA 2021, 100% gratuit, sera un peu particulier, explique Oumou Sangaré, directrice fondatrice du festival. « La crise que vient de traverser l’humanité nous a amené à nous recentrer sur ce qui est essentiel, et à trouver des ressources en nous-mêmes pour croire à nouveau en l’avenir », a-t-elle dit.

Elle dira que la programmation du FIWA reflète cette double constatation. « Nous allons à la fois célébrer nos valeurs ancestrales, avec les meilleures troupes du Wassulu et mettre en lumières la nouvelle génération de musiciens et leur formidable énergie », a-t-elle indiqué.

Pour l’initiatrice, le FIWA 2021 va rassembler les générations, anciennes et nouvelles, mais aussi les communautés. « Nous invitons toujours un artiste du Nord à venir jouer au festival. Cette année encore, nous allons respecter notre tradition, car ces participations sont un symbole fort de Paix auquel nous sommes très attachés », a-t-elle déclaré. Avant d’ajouter que le FIWA accueillera une création artistique pour sa soirée d’ouverture. Selon elle, cette création mêlera chants, harmonie entre les peuples et espoir en l’avenir.

Pourquoi FIWA 2021 ?

Pour répondre à cette question, elle dira que si le FIWA va se tenir cette année, c’est grâce à Mme le ministre de la culture et les ressortissants de Wassulu. « Je ne voulais pas faire le FIWA cette année, vu le contexte sanitaire mondial. Mais, quand je suis allée souhaiter la bienvenue à Mme la ministre de la culture, elle m’a posé la question à savoir : Oumou, c’est à quand le FIWA ? Pour lui répondre, j’ai dit à Mme la ministre qu’il n’aura pas le FIWA cette année. Elle m’a dit non tout sauf ça. Il ne faut jamais laisser mourir la culture. J’étais tellement comblée de joie, car c’est rare d’entendre ce genre de mots venant d’un ministre. Alors elle m’a rassuré que son département va nous assister avec leurs maigres moyens. C’est ce genre de ministre que les Hommes de culture cherchent », a-t-elle déclaré. Pour cela, elle a adressé un vif remerciement à Mme le ministre de la culture pour ce geste inoubliable.

Ensuite, d’après elle, les 12 communes de Wassulu se sont regroupées pour venir lui demander s’il y aura FIWA cette année. « J’ai dit qu’avec la COVID-19, il n’y aura pas le FIWA 2021. Mais ils, m’ont encouragé à faire le FIWA, car c’est devenu une heureuse tradition pour eux. Car ce festival donne un impact très important pour le Wassulu en termes d’économie et autres ».

Selon l’initiatrice, c’est à travers le FIWA que la ville de Yanfolila se développe à grand pas. Et, c’est grâce à cela que, l’école ISPRIC, un partenaire du FIWA a fait un don de médicament pour plus de 1000 patients etc.

Alimamy koureichi, chargé de mission au ministère de la culture, du tourisme et de l’artisanat, a affirmé les propos de Oumou Sangaré. Il dira que l’objet de la visite était de souhaiter la bienvenue à Mme le ministre et de manifester sa disponibilité à l’accompagner. Pour cela, selon lui le ministre lui a chargé de s’occuper de l’organisation, voir avec malgré la COVID-19. Pour lui, il faut fidéliser la clientèle. Ceux qui ont l’habitude de venir au FIWA, quelque part cela peut les donner un sentiment de frustration, et cela pousse les gens à oublier la manifestation.

Par la suite, selon lui, avec la pression des élus du Wassulu et l’agence de promotion touristique du Mali, on ne pouvait pas faire l’impasse du FIWA parce que quelque part. Donc, il fallait nécessairement que le Wassulu existe dans l’agenda culturel au Mali. Pour cela, le ministre a manifesté sa disponibilité, pour que cette édition puisse se tenir, selon la ministre même si c’est à minima, pour ne pas que le FIWA disparaisse dans cette zone du Mali.

« Le festival est le seul moyen de la cohésion sociale et de brassage. Sans la culture, il n’y a rien. C’est le message qu’on peut véhiculer à travers la musique, la danse, le cinéma, le théâtre etc. C’est le socle du développement », a-t-il déclaré.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Mots-clés : menunav