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FESPACO 2021 : 17 fictions en compétition pour l’Etalon d’or du Yennenga, le Mali absent

lundi 13 septembre 2021

Le Sénégal est le pays invité de cette 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. 

Dix-sept films seront en compétition pour le grand prix du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), le plus grand rendez-vous du cinéma africain qui se déroulera du 16 au 23 octobre dans la capitale burkinabè, ont annoncé le jeudi 9 septembre les organisateurs, peut-on lire sur le site de notre confrère de francetvinfo.

Pour le journal, sur 1 132 films inscrits, 239 ont été sélectionnés. La sélection officielle comprend huit catégories dont la compétition officielle où l’on retrouve la fiction, le documentaire, l’animation, les courts métrages, les films d’école et les séries TV.

Dix-sept films ont été retenus dans la catégorie long-métrage de fiction afin de concourir pour la récompense suprême, l’Etalon d’or du Yénnenga, a indiqué le délégué général du Fespaco, Alex Moussa Sawadogo. Le prix sera décerné par un jury présidé par le réalisateur et producteur mauritanien, Abderrahmane Sissako, lauréat du César du meilleur film pour Timbuktu en 2015.

Le cinéma sénégalais à l’honneur

Les réalisateurs des 17 films en lice représentent 15 pays africains. Les festivaliers découvriront ainsi Air conditioner de Mario Bastos (Angola), Baamum Nafi (Le Père de Nafi) de Mamadou Dia (Sénégal), Bendskins (Moto Taxi) de Narcisse Wandji (Cameroun), Eyimofe (This is My Desire) de Chuko Esiri (Nigeria), Farewell Amor d’Ekwa Msangi (Tanzanie), La Nuit des rois de Philippe Lacôte (Côte d’Ivoire), Les trois lascars de Boubakar Diallo (Burkina Faso), Nameless (Les Anonymes) de Mutiganda Wa Nkunda (Rwanda), Oliver Black de Tawfik Baba (Maroc), Souad d’Amin Ayten (Egypte), The White Line de Desiree Kahikopo-Meiffret (Namibie) ou encore This is not a burial, it is a resurrection de Jeremiah Lemohang Mosese (Lesotho). 

En lice également révèle le site, des films présentés lors de la dernière édition du Festival de Cannes, comme Lingui, les liens sacrés de Mahamat Saleh Haroun (Tchad), Freda de Gessica Généus, La femme du Fosseyeur de Khadar Ahmed (Somalie), Feathers d’Omar El Zohairy (Egypte) ou encore Une Histoire d’amour et de désir de Leyla Bouzid (Tunisie).

Cette édition est un "défi pour montrer, malgré la situation sanitaire, que le continent continue à créer, à rêver, à pouvoir résister à tous les maux qui minent nos sociétés", a déclaré Alex Moussa Sawadogo, le délégué général du Fespaco. Le Sénégal est le pays invité de cette 27e édition. 

Dans un pays miné par les attaques jihadistes, le gouvernement burkinabè a assuré qu’un effort serait particulièrement consenti pour assurer la sécurité de la manifestation à Ouagadougou.

Initialement prévu au mois de février, il a été reporté en octobre, suite à la crise sanitaire liée au Covid-19. Face aux préoccupations sécuritaires et sanitaires du Burkina Faso, Élise Foniyama Ilboudo Thiombiano, ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme au Burkina Faso, a affirmé : « Le gouvernement prendra toutes les mesures sanitaires et sécuritaires pour un bon déroulement du Fespaco. » Pour elle, la candidature record de 1132 films « témoigne de la vitalité du 7e art sur le continent africain ».

Amadou Sidibé
ARC EN CIEL

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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