Version imprimable de cet article Version imprimable | |

FAIVA 2019 : Des ambitions limitées par les difficultés de mobilisation de ressources

lundi 14 janvier 2019

Cérémonie de Thé et de causeries débats sur l’art digital, évaluation de l’édition 2019 du FAIVA et remise de diplôme aux participants, sont les trois actes qui ont marqué la clôture du FAIVA 2019. C’était le 13 janvier 2019, au Centre Soleil d’Afrique à l’ACI-2000.

« Pour la promotion des arts visuels, nous ne reculerons devant rien. Pour cette édition, nous avons fait une programmation ambitieuse, mais malheureusement comme vous l’avez constaté, nous n’avons pas bénéficié de l’accompagnement financier à hauteur de souhait pour faire tout ce que nous avons voulu faire. Néanmoins, ce qui a été fait, nous réconforte énormément dans le potentiel dont dispose notre pays dans le domaine des images virtuelles artistiques ». C’est en quelque sorte par ces propos que Hama Goro, Directeur du Centre Soleil d’Afrique et Directeur du FAIVA, a introduit ses propos lors de la cérémonie de Thé et de causeries débats sur l’art digital, qui été mis à profit pour faire l’évaluation de l’organisation de l’édition 2019 du FAIVA.

Faire du Festival Africain d’Images Virtuelles Artistiques (FAIVA) un évènement de promotion des arts plastiques au Mali et en Afrique. Telle est l’ambition que c’est fixée le Centre Soleil d’Afrique depuis la première édition de la manifestation. Et, pour matérialiser cette volonté, dans la cadre de la 8ème édition du FAIVA, le Centre Soleil d’Afrique a crée un cadre fédérateur avec la quasi-totalité des centres de création d’art de Bamako : la Plateforme Centre Soleil D’Afrique.

C’est justement cette plateforme qui a été mise à contribution pour donner un cachet particulier à l’édition 2019 du FAIVA. Et, même s’il y a des efforts à faire en termes d’organisation, l’évaluation a estimé que ce premier coup d’essai a été un coup de maître. Hama Goro a estimé que si l’organisation avait reçu les soutiens et les ressources adéquats, à travers des sponsors qui se font de plus en plus rares dans le paysage culturel malien, l’édition de cette année allait atteindre tous ses objectifs. Bon, mais qu’à cela ne tienne, il a salué tous partenaires qui ont permis la réussite de cette édition et des éditions précédentes.

Le problème du site de la manifestation est revenu comme une préoccupation récurrente. En effet, l’usage du site du festival par d’autres usagers, au moment des manifestations, commence à poser des désagréments énormes aux festivaliers. En l’absence de gazon, la mise à contribution de camions citernes pour l’arrosage du terrain Chaba de Lafiabougou, ne semble pas suffisant pour éviter aux festivaliers de respirer la grande poussière dégagée par les footballeurs d’un soir qui tapent dans le ballon, tout juste à côté.

De deux choses, l’une, l’évaluation a conclu de négocier avec la Mairie que pendant le Festival qu’il n’y ait pas d’autres activités au Terrain Chaba. A défaut, de trouver un autre site où les festivaliers n’auront pas à subir les désagréments des autres usagers.

Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.