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Evacuation des dépôts de transit et des points noirs de Bamako : Le Ministre Housseini Amion GUINDO tient ses engagements

jeudi 29 août 2019

Véritable plaque tournante, la ville de Bamako qui connait aujourd’hui une démographie galopante et une urbanisation anarchique croule sous le poids des déchets de toute nature. Malgré les multiples efforts des autorités municipales en charge de la question, le problème reste entier. Pour rendre à la ville son lustre d’antan, le Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable sous la houlette du Ministre Housseini Amion GUINDO a initié un certain nombre d’activités d’urgence pour soulager les populations en cette période hivernale. Il s’agit entre autres : de l’accentuation de la sensibilisation des ménages à travers l’initiative des gilets verts et l’évacuation des dépôts de transit et des points noirs, sources de nombreux désagréments.

Lors du lancement de la quinzaine de l’environnement, prenant les taureaux par les cornes, Housseini Amion GUINDO avait annoncé l’évacuation de tous les dépôts de transit et tous les « points noirs » du District de Bamako en rapport avec les Collectivités territoriales avant le 31 août 2019. Aujourd’hui, à deux jours de cette date, force est de constater que la promesse est tenue.

Dans un premier temps, grâce à un effort financier considérable de l’Etat, 16 points identifiés dans les 6 communes du district ont fait l’objet d’évacuation. En commune I, le pont farada, Banconi marché et le pont de Djanguinèbougou ont été retenus. En commune II, le dépôt de transit du CFP a focalisé l’attention. En commune III, le long du rail de Samè, le virage entre Koulouba et Sokonafing, les deux côté de la voie entre Samè et Zirakoro ont été retenus. En commune IV, le dépôt de transit du cimetière a avait fait l’objet d’évacuation. En commune V, les opérations d’évacuation ont touché le long de l’avenue de l’OUA, Sabalibougou Flacarré, Bacodjicoroni et le long du collecteur situé entre la commune V et la commune VI. Enfin, pour la commune VI, Niamakoro nouveau marché, le centre Chéché Dramé, le long du collecteur Niamakoro – Dialobougou et la zone aéroportuaire ont été concernés. Au total, 65 750 m3 avaient été entièrement évacués au mois de juillet.

Dans un second temps, une dizaine de dépôts ont été identifiés dans le district pour un nouveau programme d’évacuation d’urgence courant aout. Cela se justifie pour certains points par la reconstitution systématique malgré les efforts de l’Etat et les désagréments qu’ils peuvent causer à la population. Au nombre de ces points, nous avons Sotuba, Marché Layebougou, le dépôt anarchique de Nafadji, le marché rail da, le long du rail de Samè, le virage de Koulouba, les deux cotés de la voie entre Samè et Zirakoro, le flanc de la colline de Sébénicoro et la zone aéroportuaire. Pour cette deuxième opération, 75 000 m3 sont ciblés. En plus des moyens financiers de l’Etat, le Ministre Housseini Amion GUINDO a mis en contribution Ozone Mali, notamment au niveau du CFP et du cimetière de Lafiabougou.

Si la plus part de ces points ont fait déjà l’objet d’évacuation, d’autres sont en cours. Le hic est que la reconstitution systématique des points liée à notre comportement quotidien annihile tous les efforts du département, d’où l’urgence de procéder à la sensibilisation sur l’impérieuse nécessité de changer de comportement pour notre propre bien.

La problématique de l’insalubrité

De plus en plus, l’insalubrité liée à la gestion des ordures ménagères constitue une menace pour la population et contribue sérieusement à la dégradation de l’environnement. Malheureusement, les services des municipalités chargés d’assurer l’assainissement ne sont pas encore parvenus à atteindre leur objectif de coordination et de régulation dans le ramassage des ordures ménagères dans le District de Bamako en particulier et le pays en général. La quantité d’ordures produites prend de l’ampleur avec la croissance urbaine et les dépôts sauvages de déchets prolifèrent à travers la ville au détriment de la santé des habitants et de l’environnement. La salubrité, et l’essor économique de la ville ne peuvent être réellement atteints sans une politique réelle de gestion d’ordures ménagères. C’est pourquoi il est indéniable de faire du service de collecte et d’évacuation des ordures ménagères une priorité dans le plan de développement urbain.

Malgré les efforts fournis par les services de nettoyage, avec la prolifération de l’informel, les tas d’immondices continuent d’envahir les rues de certains secteurs de la ville. Cette récupération informelle de déchets, qui fait vivre plusieurs milliers de personnes à travers le pays, est souvent vue comme une contrainte supplémentaire dans la gestion des ordures. Car, elle se déroule en général dans des conditions sociales et environnementales précaires, et rend a priori plus complexe la gestion des déchets, prise en charge par une myriade de petits acteurs. En attendant, la mise en œuvre d’une véritable politique de gestion des déchets initiée par le département et qui prend en compte la collecte, le ramassage et le recyclage, le Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable est à pied d’œuvre pour soulager les populations. En plus de l’initiative des gilets verts dont l’objectif majeur est la sensibilisation et l’éducation, il a entamé depuis quelques semaines une campagne d’évacuation de l’ensemble des points noirs du district conformément aux déclarations du Ministre GUINDO. Il revient donc aux populations de s’approprier cette dynamique enclenchée par le ministère de l’Environnement pour améliorer leur cadre de vie.

La cellule de Communication

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.