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    Dak’Art 2018 : Trois artistes maliens dans l’heure rouge à l’Agence Nouvelle Frontière

    mercredi 9 mai 2018 , par Assane Koné

    Dans le cadre du programme OFF de la 13ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain, placée cette année sous le thème « L’heure Rouge », le Centre Culturel Korê de Ségou a initié une exposition à Dakar. Souleymane Ouologuem, Mohamed Ismaël Diabagaté et Losso Marie-Ange Dakouo, dans des approches et des thématiques différentes, installent leurs œuvres dans « l’heure rouge ». Elles étaient à l’honneur le 4 mai 2018, à l’Agence de voyage Nouvelle Frontière, au quartier Mamelles de Dakar.

    Le vernissage de l’exposition OFF DAK’ART 2018, initié par le Centre Culturel Korê de Ségou, a été une belle occasion pour de nombreux participants au Dak’art 2018 de découvrir le travail artistique de trois jeunes peintres maliens.

    « Nous ne sommes pas une galerie. Nous sommes une agence de voyage. Et, à chaque Biennale, nous décidons de faire voyager à travers les œuvres des artistes », a déclaré Mme Turolle, Chef de Projet à l’Agence de voyage Nouvelle Frontière.

    Pour le compte du Centre culturel Kôrè de Ségou, Attaher Maïga, a rappelé que les trois artistes maliens qui exposent dans le cadre du OFF DAK’ART 2018, à l’Agence Nouvelle Frontière, sont tous issus du Programme Kôrè qualité. Si Souleymane Ouologuem est du Kôrè qualité N°I, Mohamed Ismaël Diabagaté et Losso Marie-Ange Dakouo, sont du Kôrè qualité N°3.

    « Le programme Kôrè qualité est une initiative au niveau du Centre Culturel Kôrè de Ségou qui vise à instituer une politique de développement qualitatif de l’art afin d’identifier de façon qualitative les activités de renforcement de capacités des artistes, et de créer les conditions optimales afin qu’ils produisent des œuvres de qualité », a indiqué Attaher Maïga. Avant d’ajouter que le Programme Kôrè qualité a aussi pour objectif de travailler de manière qualitative sur l’image des artistes du programme afin de les aider à diffuser leurs œuvres sur le plan national et international. « Je vous invite à voir le travail formidable des artistes ici présents. Ils pourront vous donner des explications sur leur travail artistique », suggère-t-il.

    Environnement et chasse au bout du pinceau

    A travers 4 tableaux (Composition 1-2-3 et 4), Mohamed Ismaël Diabagaté s’interroge sur la sempiternelle problématique du rapport de l’homme à l’environnement. « Dans cette série, où la technique du collage (mixte) est fortement utilisée, chaque morceau de tissu représente un éléments de l’environnement », a-t-il indiqué. Avant de se demander si c’est l’homme qui doit s’adapter à l’environnement ou si c’est à l’environnement à s’adapter à l’homme. Se refusant de trancher, l’artiste fait le choix volontiers de renvoyer cette question à tous ceux qui voient ses œuvres, dont la plupart font plus qu’un mètre carré.

    Pour sa part, Losso Marie-Ange Dakouo y expose 8 tableaux, tous tirés de sa série « Les chasseurs ». « Dans ce travail, j’invite les uns et les autres a porté un regard nouveau sur cette confrérie qui reste d’une grande importance en Afrique de l’ouest, parce que à l’origine de la création de la plupart de nos villes et villages », a-t-il indiqué. Selon lui, le modernisme ajouté à la raréfaction du gibier et les nouvelles lois de protection de la faune et de la flore, ont sûrement données un coup irréversible à la confrérie des chasseurs qu’il est aujourd’hui en forte régression.

    Au cœur de l’univers Dogon

    A voir de prêt, Losso Ange-Marie Dakouo est dans la posture d’un artiste qui se permet de lancer un cri d’alerte, dans le sens de la perpétuation de toutes les valeurs culturelles positives que nous avons hérité de nos ancêtres, afin de pouvoir les transmettre à la nouvelle génération. Il se bat pour la transmission, selon lui, seule gage de perpétuation de certains rites traditionnels.

    Souleymane Ouologuem fait partie des jeunes artistes maliens qui ont le vent en poupe. Il explore l’univers dogon, une ethnie de la région de Mopti, au centre du Mali, dont il est issu. A Dakar, Souleymane Ouologuem a exposé dix œuvres réalisées en 2018, dont 8 œuvres de la série « La Fondation » et 2 œuvres de sa série « Le Paysage ».

    La série « La fondation » de Souleymane Ouloguem a été inspirée par le « Ginna Dogon », une architecture très ancienne de terre et de pierre. La conscience populaire Dogon, le « Ginna Dogon » est une grande maison qui symbolise le rassemblement, les retrouvailles, l’entraide, la cohésion sociale, la solidarité, le don de soi…Et, comme vous allez le constater tous ces concepts peuvent interpeller la thématique de « l’heure rouge ».

    Dans son travail intitulé « La fondation », Souleymane Ouologuem fait le parallèle entre les assises d’un bâtiment et celle de la société. « Comme un bâtiment, la société a besoin de soubassements forts et puissants pour faire face à tous les enjeux », estime l’artiste peintre.

    Son travail sur « Le paysage », est une poésie à la nature, à l’environnement. Des souvenirs d’enfance lui reviennent et l’interpellent sur les enjeux autour de la préservation de l’environnement. Et, l’artiste dans sa volonté de partager avec l’humanité les milliers de nuances et gammes de couleurs que la nature nous propose, s’est mis à travailler sur une série qu’il a dénommé « Le paysage ».

    Que ce soit Mohamed Ismaël Diabagaté, ou Losso Marie-Ange Dakouo, ou leur aîné Souleymane Ouologuem, les artistes du Mali, à travers les enjeux sur les questions de notre environnement et les enjeux sur la préservation et la valorisation de nos rites et traditions, constatent simplement que « l’heure est rouge ».

    Assane Koné

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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