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AMALDEME : La fête de fin d’année scolaire expose la nécessité pour l’Etat à faire d’avantages d’effort

samedi 29 juin 2019

Le samedi 29 juin 2019, l’Association malienne de lutte contre les déficiences mentales chez l’enfant (AMALDEME), a organisé une cérémonie de fête fin d’année scolaire 2018-2019, pour les enfants déficients intellectuels. C’était au siège de ladite association sise à Lafiabougou.

Pour l’occasion l’on a pu noter la présence de Yassimina Sanogho, présidente de l’Association malienne de lutte contre les déficiences mentales chez l’enfant (AMALDEME), de Daniel Coulibaly, représentant de Mme le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, de Adama Brethé, Maire de la Commune IV.

« Si l’on ressent un désarroi lorsqu’il nous est donné d’avoir à affronter l’être souffrant mental, il est encore plus douloureux d’en être la Mère. Mettre un enfant au monde qui n’est pas comme les autre est la pire des calamités pour une mère ». Ces propos sont de feue Kadiatou Sanogho, mère de deux enfants déficients intellectuels et fondatrice de l’AMALDEME.

Selon Yassimina Sanogho, présidente de l’AMADEME, la personne déficiente intellectuelle est, un être humain. C’est un citoyen à part entière ayant des droits et des obligations.

« Nous n’avons pas besoin d’être une personne handicapée pour être différente », a déclaré Yassimina Sanogho. Selon elle, les enfants déficients ont le même droit que les autres enfants. C’est pourquoi les élèves de l’AMALDEME méritent bien de s’amuser. Elle a indiqué que l’AMALDEME a été créée en juillet 1984 et reconnue d’utilité publique. Elle enregistre et encadre aux moins 300 enfants par an. Pour cela l’Etat, le ministère en charge, les maliens de la diaspora ont l’obligation et le devoir d’aider ce centre à subvenir aux besoins des enfants déficients. Les sources de revenus sont sous la tutelle du ministère de l’action humanitaire. « L’Etat nous donne 1/3 de subventions, sinon nous vivons par la subvention des partenaires. Ce qui fait que l’AMALDEME est confrontée à l’instabilité économique. Nos soucis, c’est de fournir des efforts pour la rééducation fonctionnelle des enfants déficients. De prendre en charge, de nourrir, et d’assurer leurs transports du matin au soir, car l’AMALDEME n’a pas un internat », a-t-elle fait savoir. Aussi, comme difficultés financières, elle dira qu’ils sont en retard de payement d’un mois de salaire du personnel.

« L’homme, qu’il soit normal ou anormal, nous sommes tous des créatures de Dieu, et cette créature de Dieu a besoin de l’amour, de l’affection. Il n’a pas besoin d’être expulsé par les autres, mais plutôt de la chaleur humaine pour mieux vivre », a expliqué Daniel Coulibaly, représentant du ministère de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille. En précisant que les déficients ne doivent pas être délaissés, ni rejetés. « Mais, ils ont besoin de notre affection, notre entretien et de notre encadrement de qualité afin d’avoir une vie agréable », a-t-il indiqué.

« L’AMALDEME et un point de repère pour tout le monde. Elle intervient dans tous les paramètres que ce soit au niveau du comportement physique et social », a déclaré Adama Brethé, maire de la CIV du district de Bamako. En indiquant que, si tous les fils du Mali ont droit à une éducation, force est de constater que ce droit ne profite pas pleinement aux enfants déficients intellectuels. Selon lui, l’Etat doit accorder une subvention conséquente pour appuyer ce centre à faire face aux problèmes auxquels il est confronté. Pour leur part, il a rassuré qu’ils ne ménageront aucun effort pour apporter l’appui à cette structure.

Il faut noter que lors de la cérémonie, on a constaté une ambiance de joie dans le regard innocent de ces enfants. La cérémonie a été magnifiée par des prestations de Sketchs et de danses préparées par les enfants. Cela, pour montrer que, eux aussi peuvent avec beaucoup d’efforts souvent surhumains, prouver qu’ils sont capables.

Cette fête de fin d’année a été clôturée avec la remise de Kits composés des jouets, des vêtements aux élèves de l’AMALDEME par la présidente et le représentant du ministère de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille.

Bintou COULIBALY
Mohamed CAMARA}

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.