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11 janvier 2013 - 11 janvier 2019 : UJDM commémore la libération de Konna

vendredi 11 janvier 2019

Le vendredi 11 janvier 2019, l’Union des Journalistes pour la promotion de la Diplomatie au Mali, a célébré la journée de la libération de Konna (11 janvier 2013) date d’anniversaire de la libération de cette ville au centre du Mali, qui était dans les mains des djihadistes. Cette journée a été commémorée par une conférence débat dans la salle de réunion de la PRESTA.com.

« Dès qu’on parle de la coopération militaire entre le Mali et la France, les esprits pensent d’abord à l’opération Serval, ensuite à l’opération Barkhane. Mais, il faut retenir que le 11 janvier 2013 est une date clé dans l’histoire du Mali et dans la coopération militaire franco-malienne », a souligné Amadou Bamba Niang, journaliste consultant formateur, conférencier. Il a ajouté que c’est important aussi pour le monde entier, car cela a sonné comme un déclic pour la communauté internationale de se rendre compte d’avantage de l’importance de la lutte contre le terrorisme dans le sahel.

A ses dires, du côté de la France, cette date marque le passage dans l’urgence d’une stratégie de prévention à un engagement direct rendu indispensable par le renforcement de groupes terroristes qui décident de s’emparer de Bamako. Il a ajouté que dans cette urgence, à l’appel du gouvernement malien, la France a déclencher l’opération Serval et bloqué l’avancée terroriste en quelques heures. Grâce, justement à son dispositif prépositionné en Afrique. En effet, il a indiqué que les premières unités à intervenir arrivaient du Tchad, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal.

« On a beau épilogué sur cette présence militaire française sur le continent africain, mais force est de préciser que cela correspond à une volonté des pays africains et la preuve est que la France retire à chaque fois ses militaires dès qu’on lui demande », a-t-il estimé.

Au plan national, il a souhaité que la date du 11 janvier soit prise en charge par les autorités, vue son importance dans la lutte contre le terrorisme. Il lancé un appel aux journalistes de faire le plaidoyer pour que le 11 janvier, par le devoir de mémoire et de reconnaissance, puisse être commémoré pour que la communauté internationale sache que le Mali n’a pas oublié.

« La lutte contre la menace terroriste en Afrique est d’abord l’affaire des africains qui doivent se mobiliser d’avantage. L’action des partenaires comme la France n’est qu’un appui, important bien sûr, mais qui sera temporaire et doit donc viser d’abord à renforcer les capacités locales des pays africains », a-t-il conclu.

« C’est une date historique pour nous et un devoir de mémoire de la célébrée. Parce que c’est la libération de notre pays qui était aux mains des narcodjihadistes. Notre ambition aujourd’hui est que le 11 janvier soit célébré avec toute la solennité requise comme cela se passe dans les autres pays. Et que les autorités pensent cette date comme une date dans l’historique contemporaine », a souhaité Amadou Mahamane Sangho, président l’UJDM. En rappelant que la libération de la ville de Konna a été possible grâce à l’appel du Président Diocounda Traoré pour l’intervention de l’armée française. Et d’estimer que la commémoration de cette journée cristallise nos sentiments et qui témoigne notre existence sur cette terre et de notre appartenance à ce pays. Il a rendu un vibrant hommage aux héros du 11 janvier 2013.

Parlant de l’UJDM, il dira que c’est une association qui regroupe certains organes de presse. Selon lui l’UJDM au-delà des exigences politiques, répétera à chaque été le symbole pérennant représentant Danien Boiteux dans la relation franco-malienne.

Pour sa part, Cheick Oumar Coulibaly, conseiller diplomatique du Premier ministre, a indiqué que le Mali et la France entretienne une relation ancienne, solide, confiante et forte. Qui se structure autour de la coopération du développement, de défense et de la sécurité. Il a rappelé que, selon les statistiques depuis les dix premières années, la France se classe comme le premier partenaire bilatéral du Mali avec des enveloppes d’aide de développement. Pour lui l’aide de la France au Mali intervient dans des différentes formes, que sont : l’appui budgétaire général, sectoriel, des bourses d’étude, des prêts aux entreprises, des projets et programmes. Selon lui, ce soutien au politique publique vise à appuyer les efforts de stabilisation en cours dans notre pays, notamment la lutte contre le terrorisme et le processus de décentralisation. Pour cela, il dira que le partenariat avec la France se construit autour de cette dynamique.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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