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Vive tension à la CAFO : Des femmes contestent la manière cavalière avec laquelle Mme Dembélé Oulématou Sow veut renouveler le bureau

samedi 6 janvier 2018

Les femmes du Mali sont plus que jamais divisées en deux clans : celui de la présidente par intérim de la Coordination des Associations et ONG Féminine du Mali (CAFO) et celui de la présidente de la FENACOF qui se réclame désormais présidente de la CAFO. Cette situation met aujourd’hui en péril l’existence même de la CAFO. Ce qui a motivé le clan de la présidente par intérim à dénoncer l’approche cavalière de Mme Dembélé Oulématou Sow. Elle a aussi dénoncé le fait que tous ses membres n’étaient pas à la tenue de l’assemblée générale pour le renouvellement du bureau exécutif national initiée par la présidente de la FENACOF. Pour cela, elle a déclaré ne pas reconnaitre la coordination que veut diriger la présidente de la FENACOF au nom de la CAFO.

Compte tenu des murmures circulant dans les rues sur ce sujet, Mme Keita Fatoumata Cissoko, la présidente de la CAFO par intérim, a décidé d’organiser une conférence de presse qui s’est tenue après une rencontre d’information le pour éclaircir les faits.

L’objectif de cette conférence de presse est d’informer l’opinion nationale et internationale et plus particulièrement le collectif de la CAFO sur la tenue d’une assemblée générale pour le renouvellement du bureau exécutif national de la CAFO par un autre groupement féminine, qui n’est d’autre qu’une farce et non celle de la CAFO. Cette rencontre a regroupé tous les collectifs des femmes de la CAFO venues des régions, des communes, des cercles et du district de Bamako. C’était le 5 janvier 2018 au siège de la CAFO.

Présidente par intérim de la CAFO, à l’entame de ses propos a souligné que la CAFO est une coordination nationale des femmes qui vise un seul objectif. « On a envoyé des messages dans les régions, dans les communes, et dans les cercles pour informer les femmes que nous ne sommes pas d’accord pour le renouvellement du bureau par un autre groupement féminine, car selon elle ce n’est pas une CAFO qui tend à regrouper les femmes mais par contre à les diviser.

« La CAFO est une institution pour toutes les femmes », a-t-elle laissé entendre. Pour cela elle a lancé un appel à l’endroit des femmes de la CAFO de rester sereine, d’aller sur une base légale, de se donner la main afin de couper cours aux rumeurs et de ne laisser aucun autre groupement les diviser.

La présidente par intérim a déclaré dans ses propos que Mme Dembélé Ouleymatou Sow, présidente de la FENACOF ne dispose en aucun cas de statut de membre réglementaire de la CAFO depuis le jour où elle a été suspendue du bureau exécutif de la CAFO, le 6 avril 2010. Donc selon elle tout ce qu’elle fait au compte de la CAFO est illégal.

« Les résultats obtenus après la tenue de cette assemblée par Mme Sow n’engage pas la CAFO », a-t-elle indiqué. Avant d’ajouter que, une assemblée est prévue à la fin du mois sous son égide.

Les collectifs des régions, des communes et du district de Bamako de la CAFO, lors de cette rencontre ont montré leur mécontentement par rapport à la tenue de cette assemblée générale par un autre groupement féminine pour le nouvellement du bureau. Ces collectifs ont insisté sur le fait que les femmes du Mali ne vont jamais accepter ce bureau.

« On ne peut pas espérer au renouvellement d’un bureau sans qu’on prenne une certaine décision au préalable. On a nos statuts et règlements intérieurs, on paye nos cotisations régulièrement. C’est pourquoi on ne peut pas penser à prendre au hasard une certaine décision sans le consentement de toutes les femmes », ont-elles déclaré.

« Nous n’accepterons pas le renouvellement en aucun cas et par aucune autre structure que la CAFO. Le renouvèlement du bureau de la CAFO se fera dans les normes et verra la mise en place des structures jusqu’à la base », ont-elles insisté. Toujours en s’exprimant, ces femmes ont expliqué qu’elles travaillent avec les autorités dans les régions, dans les cercles et le district de Bamako pour mieux se connecter et d’atteindre les objectifs visés.

Elles ont lancé un appel à l’endroit de toutes les femmes de la CAFO. « Il y a et il existe une seule CAFO nationale, celle dirigée par Mme Keita Fatoumata Cissoko, présidente par intérim », ont-t-elles martelé.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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