Salil Shetty, secrétaire général de Amnesty International : « L’évolution du dossier des militaires disparus constitue un pas pour le triomphe de la justice »

lundi 2 décembre 2013

Le secrétaire général de l’organisation internationale de défense de
droits humains, Amnesty International, Salil Shétty a salué les
efforts accomplis par le gouvernement dans le dossier des bérets rouges disparus. Pour lui, l’arrestation de Sanogo constitue un pas
pour le triomphe de la vérité et de la justice. C’était le samedi
dernier à la Maison de la presse, lors de la présentation du rapport.

Dans le cadre du programme conjoint sur l’état des droits humains au
Mali, Amnesty International a mené une mission à Bamako pour
évaluer l’évolution de la situation des droits humains. Cette mission
avait pour but de rencontrer les autorités politiques et judiciaires
ainsi que la société civile pour échanger sur l’état de droit et les
enjeux liés à la réconciliation nationale. En fin de mission, le
secrétaire général est revenu sur les activités réalisées et a
présenté le rapport.

Intitulé « Agenda pour les droits humains », ce rapport fait une
radioscopie de l’état de droit au Mali et formule un certains nombre
de recommandations à l’attention des principales parties prenantes. Il
met l’accent sur la nécessité de donner la priorité aux droits
humains et renforcer l’Etat de droit. En prenant la parole, le secrétaire, Salil Shétty a particulièrement apprécié l’évolution du dossier des bérets rouges disparus. « L’inculpation pour complicité d’enlèvement de Amadou Haya Sanogo et d’autres militaires. Cet acte est un pas important pour le triomphe de la vérité et de la justice. Cette arrestation démontre que personne ne peut et ne doit être au-dessus de la loi. C’est une victoire pour les familles des victimes et la justice malienne. Elle est un signal fort pour la lutte contre l’impunité. L’Amnesty international qui accompagne les victimes, contribue à ce que toute la lumière soit faite sur le sort réservé aux disparus », s’est-il expliqué.

Pour consolider les acquis, Amnesty a exhorté les autorités
politiques à prendre des mesures idoines pour protéger les témoins et
les juges chargés de cette affaire afin que ces derniers puissent
mener à terme leur mission qui est de dire le droit sans équivoque en
toute impartialité.

S’agissant de la mutinerie du 30 septembre dernier à Kati, le
secrétaire général a exigé des explications sur la disparition et
l’assassinat de certains militaires. Par ailleurs, les responsables d’Amnesty ont regretté la décision de la levée des mandats d’arrêts à l’encontre de certains responsables des groupes armés. Selon eux, la décision ouvre la voie à l’impunité. « La construction d’une paix durable et la réconciliation nationale passent nécessairement par une justice indépendante et équitable. Nous pensons que toute levée de mandat d’arrêt devrait être le fait d’une décision judiciaire, dans le cadre strict des enquêtes en cours, afin de ne pas engendrer une logique d’impunité, comme d’habitude  », a fulminé le secrétaire.

M’pè Sogoba

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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