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STATUT DES ACTEURS CULTURELS MALIENS : La FEDAMA et L’UAAPREM se donnent la main dans une convention

samedi 7 novembre 2020

Conduire un programme de plaidoyer en faveur d’une réorganisation systémique du secteur culturel au Mali, est la nouvelle mission que la Fédération des Artistes du Mali (FEDAMA) et l’Union des Associations d’Artistes, de Producteurs et d’Editeurs du Mali (UAAPREM), se sont fixées. Et, pour sceller leur nouveau partenariat, les deux faitières regroupant des acteurs culturels maliens, ont signé le 5 novembre 2020. C’était à l’hôtel de l’amitié.

« Au-delà du problème conjoncturel posé par la crise et la COVID-19, le secteur culturel à un besoin urgent d’une réorganisation systémique », a déclaré Alou Ifra N’diaye. Pour le président de la FEDAMA la reconstruction du secteur culturel est aujourd’hui essentielle pour faire de la culture un facteur de cohésion et de transformations sociales. Selon lui, c’est une question de survie pour la communauté des artistes et des acteurs culturels du Mali. « Elle ne peut pas se faire par des solutions sporadiques et superficielles », a-t-il indiqué. Avant de déclarer qu’elle demande une réorganisation globale du monde de la culture de façon systémique en lien avec les réalités du Mali et en phase avec l’évolution du monde.

En réalité, la FEDAMA et l’UAAPREM veulent travailler à mettre en place un dispositif pérenne capable d’acheter et de diffuser régulièrement sur l’ensemble du territoire les offres artistiques, afin de donner un statut économique concret aux artistes, aux techniciens et aux acteurs de la culture. Alou Ifra N’diaye pense qu’un tel dispositif permettra aux artistes de bancariser leur revenu, d’accéder au crédit, à des programmes immobiliers, de retraite, de couverture sociale et médicale. En plus de proposer régulièrement de la culture au grand public, Alou Ifra N’diaye est convaincu que ce dispositif sera aussi un écosystème vertueux pour l’émergence d’entreprises culturelles à projets économiquement viables.

Cependant, Alou Ifra Ndiaye est persuadé qu’il faudra du temps pour construire un tel dispositif, mais surtout une volonté politique forte et une harmonieuse articulation des actions de l’état, des collectivités locales, des partenaires financiers et techniques, du patronat et des acteurs concrets de la culture.

INITIATIVE POUR LA CULTURE AU MALI

« C’est fort de ce constat que la FEDAMA, la principale organisation faitière des artistes et des techniciens de la culture du Mali, et l’UAAPREM, la principale organisation faitière des corps de productions et de managements de la culture, se sont entendues pour mettre en œuvre ensemble le programme ‘’ initiative pour la culture au Mali ‘’ », a-t-il déclaré.

Il a indiqué que la FEDAMA et l’UAAPREM ont décidé de signé une convention de collaboration pour formaliser une coopération déjà très fructueuse en cours depuis plus de 7 mois. Selon lui, elle permettra de mettre en place un cadre formel avec l’Etat pour mettre en œuvre ensemble pendant la transition des propositions urgentes comme : la mise en place d’une mécanisme d’urgence destiné à accompagner le secteur culturel pour l’aider à sortir du marasme dans lequel l’a installé les mesures restrictives contre la COVID-19 ; la mise en œuvre d’une session de programmation culturelle et artistique de la transition sur l’ensemble du territoire pour entretenir le pays, créer de la confiance, permettre au grand public d’accéder à la création culturelle et donner la possibilité aux autorités de la transition d’articuler leurs actions avec le Mali réel ; travailler sur la nouvelle architecture du budget de la culture au Mali ; et organiser la présence des faitières dans le Comité National de la Transition.

Pour sa part, Baye Boubacar Diarra, Président de l’UAAPREM, a indiqué que cette convention qui va jeter les bases d’une réorganisation systémique de la culture au Mali, est l’aboutissement d’un travail minutieux, patient et très élaboré du rapprochement des deux faitières en vue de créer très bientôt le Conseil supérieur des arts et de la culture. « Unis ? Oui, nous le sommes désormais et pour le bonheur des artistes et acteurs culturels et pour le bien-être de la culture nationale », a-t-il déclaré. Avant de préciser que pour toutes les grandes questions qui engagent l’avenir et le devenir de la culture nationale, nous serons ensemble au coude à coude pour leur apporter les réponses à la hauteur des ambitions des plus hautes autorités de notre pays à relever le défi de l’excellence et du pragmatisme.

Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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