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    S.Boubeye Maïga (1er ministre) : « Rassembler et assurer la sécurité des Maliens »

    mardi 9 janvier 2018 , par Assane Koné

    Le tout nouveau Premier ministre malien Soumeylou Boubeye Maïga, nommé à ce poste aux dernières heures de 2017, est l’invité de RFI. Tout juste après le premier conseil des ministres, il nous explique ses priorités et revient sur la situation sécuritaire dans le nord et le centre du Mali et sur la préparation des élections présidentielles de 2018.

    RFI : Quelles sont vos priorités, monsieur le Premier ministre ?

    Soumeylou Boubèye Maïga}

     : Nos priorités découlent des orientations que le président a données et sur lesquelles il est revenu à l’occasion du premier Conseil, qui consistent pour nous à assurer la sécurité des Maliens, à travailler à rassembler les Maliens et être à leur service. Cela voudrait dire concrètement pour nous, du point de vue de la sécurité, d’amener plus de stabilisation, notamment dans le centre du pays, d’accélérer un certain nombre de préoccupations dans la mise en œuvre de l’accord, en particulier en ce qui concerne le DDR. Parce que, tant que nous n’aurons pas avancé sur le DDR, nous ne pourrons pas soustraire aux groupes terroristes la base de recrutement qui leur est ainsi offerte. La deuxième chose, c’est, comme le président l’a indiqué, de travailler rapidement à mettre en chantier une loi d’entente nationale. Parce que nous ne pourrions pas reconstruire et construire le pays, la nation, tant qu’il y a des dissensions permanentes, qui n’ont rien à voir avec le débat démocratique, mais le tissu social du pays a été suffisamment écorché et voire même déchiré, pour ne pas essayer de le recoudre, avant de pouvoir mieux faire face aux différents enjeux. Les enjeux sécuritaires qui sont aujourd’hui les plus importants, y compris dans le centre, nous allons aussi les aborder dans le cadre d’une dynamique sous-régionale.

    Sur le centre, on annonce une grande opération.

    Sur le centre, le gouvernement a un programme sur lequel nous allons travailler dans les jours à venir. Mais je peux vous assurer que nous prendrons les mesures les plus fortes pour ramener la sécurité et assurer la liberté d’activité des populations. Et en même temps, créer un environnement propice à ce que les forces les plus saines, y compris du point de vue religieux, puissent s’exprimer.

    Sur la loi sur l’entente nationale, certains disent : « C’est peut-être une prime à ceux qui ont du sang sur la main, on veut pardonner, on veut absoudre ceux qui ont du sang sur la main ».

    Non, le président a clairement précisé qu’il ne s’agissait pas de faire une prime à l’impunité. D’ailleurs, il a même précisé qu’il y avait une exonération des poursuites, particulièrement pour ceux qui ne sont pas impliqués dans des crimes de sang. Nous savons qu’il y a beaucoup de citoyens qui ont pu se retrouver dans cette mouvance-là, mais sans commettre l’irréparable. Et donc, nous allons faire en sorte que cette procédure soit accélérée. Et puis, mettre en place tout un processus de rédemption, en nous inspirant de ce qui s’est passé dans d’autres pays qui ont connu les mêmes types de conflits, de manière à ce que tous ceux qui renoncent désormais publiquement – et dans des formes appropriées que nous allons voir –à la violence, puissent être encadrés, pour être resocialisés et réinsérés dans le tissu économique et social. Puis, vraiment faire en sorte que les Maliens sur la base d’une conscience claire d’un destin commun puissent tourner certaines pages.

    Sur le plan politique, l’opposition par exemple, dit : « Nous voulons des élections crédibles en 2018 ». Est-ce que les élections sont tenables d’abord et ensuite est-ce qu’elles seront crédibles ? Est-ce qu’il y aura un cadre de concertation avec l’opposition ?

    Forcément, le président attache un prix très fort à l’organisation d’élections apaisées, transparentes, crédibles. C’est-à-dire acceptées par tous. Donc notre priorité, parce que c’est cela qui fonderait la légitimité à gouverner, nous tiendrons les élections dans les délais constitutionnels prescrits. Nous mettrons en place un cadre de concertation. Il y a déjà un cadre de concertation au niveau du ministère de l’Administration territoriale, mais nous ferons en sorte, très rapidement, par rapport au processus électoral, de créer les conditions de prise en charge des revendications ou des propositions les plus acceptables, les plus soutenables et les plus réalistes aussi, qui sont faciles à mettre en œuvre, sur la base d’un consensus entre les acteurs concernés. Donc, probablement, nous conduirons la majorité et l’opposition dans un cadre de concertation, où nous verrons les propositions qui sont les plus faciles à mettre en œuvre pour assurer la crédibilité, la transparence, aussi, des élections.

    Mais comment organiser des élections ? Une partie du pays est occupée, ça va être difficile ?

    Non, je pense que nous allons, sur la base des orientations qui nous ont été données, ramener la stabilité dans cette partie du pays.

    Est-ce que vous n’êtes pas un peu à bord du Titanic ? Le nord parfois impraticable, le centre, c’est difficile, à 250 kilomètres de Bamako c’est parfois dangereux. Est-ce que vous n’êtes pas un peu à bord du Titanic ? Est-ce qu’il ne va pas vous manquer trois mois pour réussir votre mission ?

    Nous essaierons d’avoir les résultats qui sont attendus dans le temps qui nous est imparti. Vous savez, je crois profondément à notre capacité collective à mettre en œuvre les mesures appropriées. Et comme je l’ai souvent répété, je ne suis pas très accessible au doute sur ces questions-là.

    Par Serge Daniel
    http://www.rfi.fr

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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