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Reggae et danse : L’innovation de Dion Jean Ferdinand et Sanou Amadou du groupe « Black Racine »

jeudi 27 août 2020

Créer, innover, faire plaisir, promouvoir la danse et le reggae en Afrique. Tel est l’ambition de deux jeunes artistes talentueux, Dion Jean Ferdinand, artiste chorégraphe, danseur traditionnel, chanteur et Sanou Amadou, chanteur, auteur, compositeur. Ils sont tous de nationalité ivoirienne, ces artistes dont les destins se sont croisés en 2010 au Mali, sont initiateurs du groupe « Black Racine ».

« La danse au reggae, une nouvelle tendance de la musique africaine », est un concept crée par le groupe « Black Racine ». Ce groupe est un duo ivoirien composé de Dion Jean Ferdinand, dont le nom d’artiste est Jean de Zélé et Sanou Amadou dit Fous Bill. Inspirés par leur première passion, la danse traditionnelle, Jean de Zélé et Fous Bill ont décidé de combiner la danse traditionnelle à la musique reggae pour donner une image nouvelle à la musique africaine.

Quel est le parcours artistique de ces deux jeunes ?

Dion Jean Ferdinand et Sanou Amadou se sont croisés en 2009 au Mali dans une troupe de danse appelée “ »Tanably »” lors d’une création. Et depuis lors, ils vont continuer à travailler en duo. En 2010, ils intègrent un groupe du nom de “ « Welekan »” à Bamako. Ils y resteront tous les deux comme chorégraphes.

Après plusieurs années de travail, ils feront des tournées en Afrique dans les festivals comme le Festival Guéva de Man en Côte d’Ivoire, le Festival du Dialogue et du Corps au Burkina Faso, le Festival des masques à Conakry en Guinée, le Festival de masque et marionnettes à Marakala au Mali, etc.

En 2019, ils vont décider d’ajouter un plus à ce qu’ils savent faire. La musique reggae, une idée originaire de SANOU AMADOU leur est venue en idée. D’où la naissance du groupe <>. Pendant deux longues années Jean et Sanou ont entamé des répétitions et continué à travailler dans l’ombre dans le but de leur premier album (CD). Et cela a porté son premier fruit intitulé « Dernier Jugement »” dont la sortie a eu lieu le 8 Juin 2018 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Cet album est composé de 8 titres à Savoir : Allah, Amina, Bamako, Kabako, la Vie, le Dernier Jugement, Souya, Zoyi N’Debo, Ghetto. A noter qu’entre la Côte d’Ivoire et le Mali leur lieu de résidence, « Black Racine » fait parti de la nouvelle génération de reggaemen qui écrivent le renouveau du reggae grâce à une approche libre, métissée et expérimentale.

Pour réussir dans la vie, il faut du courage, car les difficultés ne manqueront pas

Jusqu’à présent, depuis la sortie de leur premier album, Jean de Zélé et Fous Bill travaillent à leurs propres frais. Ils volent de leurs propres ailes. En dehors de leur vie d’artiste, les membres du groupe « Black Racine » travaillent dans des bars pour joindre les deux bouts. Et particulièrement, Fouss Bill fait la couture dans son propre atelier de couture. « Ce qui m’a beaucoup marqué, c’est une pièce de théâtre qu’on a joué en côte d’ivoire dans la région de Man et au Burkina », a déclaré Jean de Zélé.
« Black Racine » souhaite collaborer avec d’autres artistes qui sont déjà sur scène, pour pourvoir bien évoluer dans le temps. Pour eux le futuring, viendra avec le temps.

« Black Racine », selon ses initiateurs, avait beaucoup de projets. Compte tenu de la situation actuelle, ils ne peuvent plus en parlé pour le moment. Mais, qu’ils essayent toujours de mettre en place des projets d’ici et d’ailleurs pour se projeter dans l’avenir.

« Les difficultés ne manquent pas. Pour le moment on n’a pas de groupes pour répéter. Ainsi, les musiciens ne sont pas à notre faveur. On se bat pour pourvoir payer les studios et les déplacements. Pour cela, on a besoin d’aide. Mais on garde espoir, car c’est le travail qui paye », a fait savoir Fous bill. Il ajoute que leur vie de travail en duo, se passe bien. Ils font tout ensemble, répètent ensemble même sans l’aide des musiciens.

« On est inspiré à chaque fois que l’occasion se présente pour produire, car on a l’amour de ce qu’on fait. Nous sommes des gens qui dégageons sur scène en dansant (transitionnelle). Dans le but de faire évoluer les choses, on a décidé de joindre le reggae à la danse traditionnelle>>, a déclaré Jean de Zélé.

Le groupe <> a souhaité qu’un jour leurs fans viennent assister comment ils arrivent à mélanger la danse et la musique reggae sur scène. Pour eux la danse et le reggae peuvent aller ensemble.

Au-delà de tout ce qu’ils font, ils prônent la paix partout dans le monde. Et lance un appel à tout un chacun de les suivre dans leur projet, de les soutenir pour leur permettre d’améliorer leur pratique. Car ils chantent pour eux. Avant de souligner qu’un second album sera bientôt sur le marché.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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