Recommandations du DNI : La CCSR/PURN exhorte le Gouvernement à accélérer leur mise en œuvre

mardi 14 juillet 2020

« La Coalition Citoyenne, tout en réitérant son soutien à la création du Ministère de la Cohésion Sociale et de réconciliation nationale, rappelle la nécessité de revoir la composition du comité de suivi de l’accord (CSA) et les attributions de ses membres, en tenant compte de la qualité des représentants des parties, surtout que cette question n’est pas bien définie dans l’APRM », indique le 4ème rapport de la Coalition Citoyenne de la Société Civile pour la Paix, l’Unité et la Réconciliation Nationale au Mali (CCSC/PURN), publié le 10 juillet 2020.

Le vendredi 10 juillet 2020, s’est déroulée la traditionnelle cérémonie de la présentation du rapport de la Coalition Citoyenne de la Société Civile pour la Paix, l’Unité et la Réconciliation Nationale au Mali (CCSC/PURN). 4ème du genre, le rapport a été présenté par Ahmed Mohamed AG Hamani, président de ladite Coalition, ancien Premier ministre. C’était en présence des acteurs concernés.

Hormis le Dialogue national inclusif (DNI), selon Ahmed Mohamed AG Hamani, c’est dans un climat particulièrement difficile pour la paix et la stabilité du pays que, ce 4ème rapport alternatif a été élaboré avec le soutien financier de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung. Pour cela, il a renouvelé sa profonde gratitude à ladite Fondation pour son accompagnement constant.

Ce rapport alternatif couvrant la période de juillet à novembre 2019, porte essentiellement sur les défis majeurs de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali (APRM) et sur la crise multidimensionnelle que connaît notre pays depuis 2012.

Les observations et les analyses sur la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali constituant l’ossature du présent rapport sont faites suivant les 5 axes dudit accord, comme dans les précédents rapports.

Par ailleurs, la CCSC a constaté généralement que c’est à des périodes troubles au plan national que les attaques terroristes et djihadistes contre les forces armées nationales et étrangères et les populations civiles sont menées de façon malheureusement dramatiques.

La Coalition Citoyenne, tout en réitérant son soutien à la création du Ministère de la Cohésion Sociale et de réconciliation nationale, rappelle la nécessité de revoir la composition du comité de suivi de l’accord (CSA) et les attributions de ses membres. En tenant compte de la qualité des représentants des parties, surtout que cette question n’est pas bien définie dans l’APRM.

« Le DNI devant servir de base de consensus autour de la réalisation des réformes prévues dans l’APRM, n’a pas pu atteindre cet objectif du fait de la priorité accordée à la révision constitutionnelle et aux divergences profondes sur l’accord lui-même », a déclaré le président de la CCSC.

Outre les insuffisances qui ont émaillé son processus d’organisation, déjà relevées par la coalition citoyenne, selon lui le DNI a perdu sa vocation politique initiale, lui conférant le caractère obligatoire à ses décisions, s’est souvent comporté tantôt comme une « conférence souveraine », tantôt comme un simple forum consultatif. Il dira que cette confusion qui a habité l’esprit de beaucoup de participants à sérieusement impacté l’efficacité de cette concertation nationale. La coalition citoyenne exhorte donc le gouvernement à accélérer la mise en œuvre des résolutions et des recommandations du DNI.

« L’engagement de la communauté internationale aux côtés du Mali, dans la clarté et la transparence, en apportant aux autorités un appui logistique, technique et financier plus conséquent peut être plus déterminant dans la restauration de la sécurité, de la paix et de la cohésion, au lieu d’intensifier le harcèlement du gouvernement sur les difficultés de la mise en œuvre de l’APRM sur des questions qui ne relèvent pas de sa seule compétence ou responsabilité », a-t-il estimé.

Pour la Coalition citoyenne, il est nécessaire et vital que le gouvernement mette en place un cadre permanent de dialogue social avec les syndicats, les partis politiques et la société civile.

Convaincu que la mise en œuvre intelligente de l’APRM, peut être source de paix et de la réconciliation, la Coalition estime fondamental le retour et la réinsertion des populations réfugiées et déplacées. A cela s’ajoute, l’accélération de la décentralisation afin de permettre aux communautés concernées de se prendre elles-mêmes en charge sans porter préjudices aux pouvoirs et prérogatives des institutions de la République.

La coalition citoyenne exhorte le gouvernement à plus de rigueur dans la lutte contre la corruption, la mauvaise gouvernance et l’impunité.

Le président de la Coalition citoyenne dira que plus d’actions sont aussi nécessaires en faveur de l’autonomisation des femmes, des jeunes, les personnes en situation de handicap et toutes les personnes vulnérables.

Pour terminer son propos, il a invité les acteurs politiques et de la société civile à s’approprier du contenu de leurs rapports alternatifs citoyens, qui ont toujours formulé des propositions concrètes relatives à certaines questions et obstacles à la paix. Avant d’assurer que d’ores et déjà, la coalition citoyenne continuera à formuler conformément à sa mission de veille et d’alerte des suggestions et recommandations à travers la publication très prochaine de son 5ème rapport alternatif.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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