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RAPPORT DU SG DE L’ONU SUR LE MALI : « La situation des droits humains n’est pas reluisante »

lundi 12 octobre 2020

La situation des droits humains s’est détériorée, car les violations et les atteintes aux droits sont favorisées par la propagation de l’extrémisme violent, les opérations antiterroristes et la violence communautaire ainsi que par les actes de violence lors des manifestations antigouvernementales à Bamako.

Dans le dernier rapport du Secrétaire général de l’Onu sur le Mali, publiée le 6 octobre 2020, la Minusma fait ressortir des cas de violations des droits humains.

Le rapport recense : 720 violations des droits humains (377) et atteintes (343), soit 185 de plus que pendant la période précédente, y compris des exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires (96 victimes), d’autres meurtres (252), des violations du droit à l’intégrité physique ou des atteintes à ce droit (158), des disparitions forcées (5), des enlèvements (58), des actes de torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants (9), des arrestations et détentions illégales ou arbitraires (142), ainsi que de nombreux cas de menaces de mort et d’intimidation, de conscription et de déplacement forcé de civils, de destruction de propriétés publiques et privées et de pillage.

Comme par le passé, la plupart des violations et atteintes ont eu lieu dans la région de Mopti (359), ainsi que dans les régions de Bamako (202), de Ségou (44), de Tombouctou (32), de Ménaka (28), de Gao (22), de Koulikoro (17) et de Kidal (16). Elles ont été commises par les forces nationales (187), les autorités judiciaires (114), les groupes armés qui ont signé l’accord et le respectent (35), les groupes armés et milices communautaires (260) et les groupes extrémistes (122).

A la suite d’allégations de graves violations des droits humains commises par les forces nationales lors des manifestations à Bamako entre les 10 et 13 juillet 2020, la MINUSMA a mené une mission d’enquête, à l’issue de laquelle, il a été établi que la force spéciale de lutte contre le terrorisme et d’autres composantes des Forces de défense et de sécurité maliennes avaient fait un usage excessif de la force, faisant 14 morts (11 hommes et 3 garçons) et 109 blessés. L’enquête a également conclu que des individus avaient commis des actes de violence.

Mamadou Sidibé
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Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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