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    Procès de Amadou Aya Sanogo : Le MP22 dénonce l’ingérence de la France

    dimanche 27 novembre 2016 , par Assane Koné

    En prélude à l’ouverture du procès tant attendu du Général Amadou Aya Sanogo, prévu pour le 30 novembre 2016, les responsables du Mouvement Populaire du 22 Mars ( MP22), la Coalition des patriotes maliens (Copam) et les clubs de soutien au Général Amadou Aya Sanogo, ont animé une conférence de presse le samedi 26 novembre 2016 à la Maison de la presse de Bamako. Ce fut en présence des représentants du Collectif des avocats de la défense du Général Amadou Aya Sanogo.

    Cette conférence de presse visait à dénoncer les conditions de détention de Amadou Aya Sanogo et de ses compagnons. Elle a permis aussi aux organisateurs d’inviter les maliens et maliennes, particulièrement les soutiens de Amadou Aya Sanogo, à se rendre à Sikasso pour montrer leur attachement indéfectible aux membres du Cnrdre.

    Perignama Sylla, porte-parole du MP22, a lu une déclaration. « Le procès des membres du Conseil national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (Cnrdre) se tient dans un contexte particulier, celui de la détention provisoire prolongée au-delà des limites légales pour la plupart d’entre eux et de la tenue prochaine du sommet françafricain au mois de janvier 2017 dans notre pays en voie de recolonisation », a-t-il déclaré.

    Selon lui, ce procès serait orchestré par la France. « L’histoire des bérets rouges, fait partie de cette série de complots de la françafrique qui n’a jamais renoncé à faire main basse sur le Mali depuis son expulsion de notre pays en 1960 », a-t-il lancé.

    Pour Pérignama Sylla, les manifestations organisées par les familles des victimes supposées sont en fait l’œuvre d’une certaine France impérialiste et de ses valets locaux.

    Le porte-parole du MP22 a dit qu’il ne comprenait pas comment on peut « juger décemment les militaires patriotes et faire l’impasse sur le procès de ceux qui ont préparé les attaques perpétrées contre l’ORTM, l’aéroport international de Bamako-Sénou et la garnison de Kati, à partir de l’ambassade d’une puissance impérialiste occidentale décadente, ennemie jurée de l’indépendance de notre pays, de sa prospérité et de sa dignité ».

    « Nous nous battons pour que la justice soit rendue de manière équitable. C’est pourquoi, nous accueillons à vive voix l’opportunité que le gouvernement nous offre en organisant ce procès tant attendu. Après 3 ans de détention illégale, nous pensons qu’il est temps de mettre un terme à une situation qui n’a que trop duré », a confié M. Hamidou Tangara, porte-parole de la Copam.

    Il a ajouté que son organisation attend dans ce procès « toute la vérité, la vérité, rien que la vérité ».

    Amadou Aya Sanogo se porte physiquement et moralement bien et il attend son procès

    Selon Me Tiéssolo Konaré, un des avocats pour la défense d’Amadou Aya Sanogo, son client se porte physiquement et moralement bien et il attend son procès. Il a noté que le collectif est composé de 15 avocats nationaux et internationaux.

    « La loi stipule que nous devions recevoir les notifications de comparution 30 jours avant le procès, mais nous l’avons reçu le 11 de ce mois, voyez que le délai n’as pas été respecté. Ils parlent d’audience supplémentaire, nous n’avons jamais entendu parler de ce terme juridique. Il peut y avoir d’audience foraine oui, mais la notion d’audience supplémentaire n’a existé que ce jour », a révélé Me Konaré. Avant de souhaiter que le procès soit public.

    A l’en croire « le monde entier a vu le charnier de Diago dont nos clients sont accusés d’en être les responsables, pourquoi on empêchera ce même monde d’assister au procès », s’est-il indigné.

    Avant d’annoncer avoir cité comme témoins 18 personnes dont le député, Honorable Oumar Mariko.

    Le choix de Sikasso pour la tenue du procès n’est pas apprécié par le collectif des avocats. « Aucune partie du Mali ne peut garantir la sécurité, de Kayes à Kidal, au moins dans la capitale il y’a plus d’espace », a regretté Me Issa Coulibaly.

    Moussa Mallé SISSOKO

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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