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POUR LA SATISFACTION DE SES DOLEANCES : Le Snesup n’écarte pas l’option de la grève illimitée

mardi 3 novembre 2020

Le syndicat national de l’enseignement du supérieur (Snesup) exige du gouvernement l’application immédiate des points statutaires sous peine d’aller à une grève illimitée.

Le syndicat national de l’enseignement du supérieur (Snesup) ira en grève de 48 heures et 72 heures respectivement du 3 et 4 novembre, et du 10 au 12 novembre prochain. C’est du moins ce qu’a laissé entendre Dr. Abdou Mallé, secrétaire général du bureau exécutif national du Snesup, suite à l’échec des négociations entre leur syndicat et le gouvernement. Selon lui, les négociateurs du gouvernement sont venus dans la salle sans être préparés. Du coup, rien n’a été fait après 48 heures de rencontre. « Si après ces grèves d’avertissements, le gouvernement reste muet, le syndicat se réserve le droit de prendre des mesures plus radicales, afin qu’il soit écouté », a-t-il averti.

Le BEN Snesup, à croire Dr Mallé reste serein et imperturbable. Toutefois, il a dénoncé la mauvaise foi des autorités du pays, qui semblent prendre à la légère leurs revendications.

Des 29 points de revendications, le syndicat, affirme M. Mallé, tient à la satisfaction immédiate et non négociable des points dits statutaires. Ils s’articulent autour de : l’application de la grille plancher 1368 et plafond 3000 aux enseignants.

Ce premier point à ses dires est la conséquence de l’application du système LMD dans l’espace Uémoa. Faisant une comparaison avec le Niger, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, Dr Mallé dira que ces pays sont respectivement à la Grille 3000, 4000. « Ce n’est pas de la mer à boire si nous demandons qu’on nous aligne sur nos voisins », a-t-il déclaré.

Le second point à satisfaire obligatoirement à trait à l’application des articles 66 et 97 du statut des enseignants-chercheurs en vue de l’augmentation de 20% de la grille indiciaire et de 2 ans de l’âge de la retraite pour les professeurs/directeurs de recherches et les Maîtres de Conférences/Maîtres de Recherche. Le dernier des points statutaires concerne l’application de la prime de recherches conformément à l’article 34 du Décret N°2017- 0850/P-RM du 09 octobre 2017 fixant les modalités d’application du Statut des enseignants-chercheurs. A croire notre interlocuteur, ils ont été très patients et le gouvernement n’en a pas fait son problème. Et de prévenir « Si ces 4 points statutaires ne sont pas satisfaits intégralement, le Mali doit s’attendre à une année blanche ce, par la mauvaise volonté des autorités ».

Et les 25 autres points de revendications ? Dr Abdou Mallé dira qu’ils peuvent faire l’objet d’une négociation. Et d’énumérer ces points. Ils ont trait à : l’alignement immédiat des salaires des agents fonctionnaires de l’Institut des Hautes Etudes et de Recherches Islamiques Ahmed Baba de Tombouctou hiérarchisés le 1er octobre 2019, le paiement des heures supplémentaires dues aux enseignants permanents exclus de l’arrêté de payement de 2016-2017 et 2017-2018 à la FSEG, le rétablissement immédiat des retenues arbitraires opérées sur les salaires des doctorants de l’Institut national de formation en sciences de la santé (INFSS) et le déblocage des demandes de congés de formation, l’effectivité du payement des salaires des travailleurs contractuels de l’Institut d’Economie Rurale (IER) par la subvention de l’Etat.

Le syndicat sollicite auprès des autorités l’intégration des travailleurs contractuels de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans la fonction Publique issus des 502 et la gestion des dossiers des contractuels en instance, y compris ceux de 2015-2020 ; la hiérarchisation des Attachés de Recherche et des Assistants par la relecture de l’article 15 du Décret N°2017-0850/P-RM du 09 octobre 2017 fixant les modalités d’application du Statut des Enseignants-Chercheurs ; l’affectation immédiate des Enseignants-Chercheurs recrutés en 2017 dans les hôpitaux ; l’effectivité du fonds « Etudes et Recherche » pour les institutions d’enseignement supérieur et de recherche. Autres points à satisfaire : l’annulation de la décision de licenciement des agents du Centre Régional de Recherche Agronomique de Sotuba pour faits de grève ; la signature du décret d’attribution de passeports de service aux enseignants-chercheurs…

Mamadou Sidibé
ARC EN CIEL

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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