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    Meeting du Collectif Bi-Ton : Sega Diarra exige l’égalité à l’accès à l’emploi et à l’éducation au Mali

    samedi 14 octobre 2017 , par Assane Koné

    « A travers ce meeting, nous avons décidé de rentrer dans la résistance. Notre résistance est non violente. Elle consiste à ne plus rien demander aux autorités, mais à se donner les moyens pour prendre ce qui nous revient de droit. Cette révolution sera aussi l’occasion pour nous de dénoncer le système qui nous tue et nous opprime ». La déclaration a été faite par Séga Diarra, Président du Collectif Bi-Ton, qui se présente comme un Mouvement pour l’emploi des jeunes et la démocratie au Mali.

    Bamako, le 14 octobre 2017, au Palais de la culture, pour donner de la voix le Collectif Bi-Ton a organisé un meeting géant. Selon ces organisateurs, l’initiative vise à faire pression sur les autorités maliennes pour trouver une solution à l’emploi des jeunes et à revoir le système de formation pour plus d’employabilité des jeunes maliens.

    Ils étaient plus de 2000 personnes, selon les organisateurs. Mais, ils étaient pour l’essentiel des jeunes maliens venus des différentes communes de Bamako. Pour l’essentiel, ils étaient des sans emplois ou des jeunes dans des emplois précaires. Mais, pour la plupart, ils sont les fruits de l’école malienne. Cette école qui forme au rabais, sans se soucier du sort de ses produits.

    Face à un sentiment d’abandon par l’Etat malien, des jeunes maliens ont décidé de prendre en main leurs destinées. « Nous avons crée en 2016, l’association Bi-Ton pour la résolution du problème de l’emploi des jeunes et l’éducation au Mali », a indiqué Séga Diarra. Mais, il a tenu à préciser que son organisation n’est pas dans l’action politique pour la conquête du pouvoir. Et, mieux n’est pas au service d’un homme politique malien qui serait tapis dans l’ombre, comme dit déjà certains. « Notre objectif à travers le Collectif Bi-Ton et la résistance que nous venons de déclencher, c’est d’amener les maliens à reprendre le flambeau de Feu le Président Modibo keita et à le rallumer pour le bonheur de l’homme malien », a-t-il indiqué.

    Il a précisé que Bi-Ton n’est pas une ONG qui distribue de l’argent. « Nous allons regrouper les maliens pour réfléchir la résolution des problèmes auxquels, ils sont confrontés : Education et emplois des jeunes citadins et ruraux », a-t-il ajouté.

    Se basant, selon lui sur des chiffres de l’UNESCO, il dira qu’à compétence égale, le fils d’une autorité ou d’un nanti, 3 fois plus de chance d’avoir un emploi au Mali que le fils du pauvre ou du sans pouvoir. Toujours sur la base des chiffres de la même structure, il dira qu’au Mali, l’enfant du riche à 5 fois plus de chance à être bien former que l’enfant du pauvre.

    Sega Diarra, se basant sur des affirmations de l’UNESCO, a ajouté qu’un diplômé malien a son premier boulot qui ne correspondant le plus souvent avec son profil, au moins 4 ans après sa formation. Et, que ce n’est qu’au bout de 10 ans qu’il pourra avoir un emploi qui correspond à sa formation.

    Face, à cela, il dira à la jeunesse malienne que dans ce combat, ils ont un seul ennemi : la peur. Et, il a invité les jeunes à vaincre cette peur pour se mobiliser pour exiger que leurs préoccupations soient prisent en charge.

    Convaincus que les maliens n’ont pas encore eu les vrais dirigeants qui pourront développer se pays, Séga Diarra que nous avons affaire à des dirigeants qui pensent qu’à leurs propres et seuls intérêts. Et, pour convaincre d’avantage son auditoire, il se demandera : Comment comprendre que le 3ème producteur de l’or qu’est le Mali soit parmi les pays les plus pauvres du monde.

    Partant du principe qu’un pays qui n’arrive plus à former sa jeunesse et à lui donner de l’emploi pour qu’elle s’assume, est appelé à disparaitre, Séga Diarra dira que l’existence du Mali est menacée. « Face à cette menace, aucun jeune malien ne doit s’asseoir pour assister les mains croisées à la destruction du pays », a-t-il lancé.

    Avant de préciser qu’ils ont été contraints de rentrer dans la résistance parce qu’après 2 ans d’activités et de propositions, ils sont arrivés à la conclusion que les autorités ne veulent pas résoudre leurs problèmes. « Par cette résistance, nous avons décidé de ne plus rien demander à l’Etat malien, mais de prendre ce qui nous reviens de droit et nous nous allons sillonner le pays pour la mobilisation du peuple pour cela », a-t-il conclu.

    Mais, avant Séga Diarra, il eu plusieurs interventions et trois prestations d’artistes : B12, Oxy B et Tal B.

    « Le Collectif Bi-Ton est composé de 43 associations de jeunes et s’inspire du ton du Roi Mamary Coulibaly de Ségou », a indiqué Mahamane Koné, secrétaire général du Collectif Bi-Ton. Avant d’ajouter que cette association s’est installée dans le combat pour l’emploi des jeunes, préoccupation de tout le peuple malien.

    « Avec Bi-Ton, nous constituons un groupe de pression pour que les autorités s’investissent à hauteur de souhait pour la résolution accélérée du problème de l’emploi des jeunes au Mali », a-t-il déclaré. Il a ensuite estimé qu’aucune autorité malienne n’est capable de dire le nombre de jeunes qui cherchent un travail au Mali.

    Il a ensuite levé le voile sur des actions de Bi-Ton qui visent à renforcer la capacité des jeunes pour leur employabilité ou pour les amener à s’inscrire dans l’auto-emploi.

    Pour sa part, Sékou Broulaye Keita, comptable de formation au chômage depuis des années et aujourd’hui permanent au siège de Bi-Ton, est intervenu pour dénoncer le monde de recrutement basé sur le népotisme au Mali.

    Quant à Cheick Oumar Fomba, chômeur et demandeur d’emploi, il a invité les élèves et étudiants à venir adherer à Bi-Ton afin que le groupe de pression se renforce pour faire face aux combats futurs. Mais, il a aussi invité les jeunes à avoir une conscience politique qui puisse les aider à refuser les 2000 FCFA qu’on leur tend le jour des élections, pour pouvoir faire des choix éclairés. « Nous ne sommes contre aucune autorité de ce pays, mais nous sommes préoccupés par le problème d’emploi et nous allons battre pour qu’une solution durable soit trouvée », a-t-il ajouté. Avant de dire que les autorités ont détruit l’école malienne et la formation et envoient toutes, leurs enfants se formés à l’extérieur pour venir occuper des emplois. « IBK l’avait annoncé quand il était Premier ministre de Alpha Oumar Konaré, mais aujourd’hui il le fait », a-t-il conclu.

    Pour sa part Drissa Doumbia, dira qu’au même titre que l’éducation, le travail est un droit et c’est à l’Etat de réunir les conditions pour respecter le droit des fils de ce pays au travail.

    « Nous invitons le Président de la république à tenir sa promesse de 200 000 emplois lors de sa campagne à la magistrature suprême du pays », a indiqué Abdrahamane Sissoko, demandeur d’emploi.

    En sa qualité de Directeur des opérations de la société Fao-Lakana Sécurité, une société de gardiennage qu’il vient de mettre sur pied, Mohamed El Bachir Thiam est intervenu pour inviter les jeunes à explorer le secteur de l’auto-emploi. « Dans Bi-Ton, j’ai eu la formation et des conseils pour créer mon entreprise. Aujourd’hui, je travaille et je faits travailler d’autres jeunes », a-t-il indiqué. Avant d’inviter les jeunes maliens à un changement. « Nous devons plus nous contenter de voter, mais nous devons désormais nous investir pour suivre la réalisation des promesses électorales faites lors des campagnes », a-t-il déclaré.

    Assane Koné

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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