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Mali/Guinée : Un conflit fait 6 morts à Niaouleni

samedi 2 décembre 2017

Le vendredi 1er Décembre 2017, le ministre de la sécurité et de la protection civile, le général de brigade Salif Traoré et son collègue de l’Administration Territoriale, M. Tiéman Hubert Coulibaly ont animé une conférence de presse dans la salle de conférence du ministère de la sécurité et de la protection civile. L’objectif de cette conférence était de faire le point sur l’état des incidents qui se sont déroulés du 25 au 26 novembre 2017 dans la zone frontalière Mali-Guinée à Niaouleni, cercle de Kangaba. « Le bilan fait état de 6 morts (4 gendarmes, 2 civiles maliens), une personne toujours portée disparue et d’énormes pertes matérielles », a déclaré le général Salif Traoré, ministre de la sécurité et de la protection civile.

A travers cette conférence de presse, les deux ministres ont suffisamment édifié la presse nationale et internationale sur les causes et sur le déroulé de cette attaque qui a opposé des chasseurs Maliens et Guinéens. Les deux ministres en expliquant les faits, ont affirmé que l’attaque contre le poste de Niaouleni est un problème des sites d’orpaillage. « Cette attaque de Niaouleni n’est ni un problème de terre entre le Mali et la Guinée », ont-ils insisté.

En effet, le bilan fait état de six morts dont quatre gendarmes (4), 2 civiles et un disparu (tous des chasseurs maliens). Selon le ministre Salif Traoré, deux chasseurs Guinéens sont à l’origine de cette attaque.

Aux dires du ministre Traoré, « le 26 novembre, 30 gendarmes ont été envoyés en renfort pour secourir les gendarmes qui ont été les premières victimes. Ces gendarmes, à leur tour, sont tombés dans une autre embuscade qui a fait d’autres morts portant le nombre à sept (7).

« Les forces de l’ordre que nous avons envoyées, c’était pour défendre la population. Au moment où je vous parle l’armée de terre et les bérets rouges sont sur place à Niaouléni pour la circonstance. Nous avons ouvert une enquête, mais nous constatons des dégâts matériels énormes car Niaouléni a été dévasté de façon énorme », a-t-il ajouté.

Il faut noter qu’il y’a eu beaucoup de pertes dans l’autre côté (Guinéen) et cela le ministre de la sécurité affirme que tous les évènements se sont passés sur le territoire Malien.

Pour sa part le ministre de l’administration territoriale s’est vite affiché en disant qu’il faut que les choses soient très claires. « Il ne s’agit pas d’un contentieux frontaliers entre les deux États (Mali-Guinée). Il s’agirait d’un conflit lié aux usagers travaillant dans des sites d’orpaillage », a-t-il précisé.

Le ministre en charge de l’administration du territoire a, ensuite indiqué que « tout ce qui concerne les documents, c’est de tracer une ligne de frontière entre les deux pays. Depuis les indépendances, chose qui n’a jamais été faite et qui concerne beaucoup de nos frontières ».

Par ailleurs, il a rassuré que le gouvernement du Mali fera tout son possible pour que cette situation se stabilise. Selon lui, tout sera mis en œuvre par son département en collaboration avec celui de la Guinée afin que l’entente et le calme reviennent sur nos frontières.

Pour suffisamment discuter des solutions, une rencontre est prévue ce lundi 4 Décembre 2O17 entre le ministre Tiéman H Coulibaly et son homologue Guinéen à Kankan en République de la Guinée Conakry.

Bintou COULIBALY (stagiaire)

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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