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Lutte contre la prolifération des armes légères : Le Mali vers une réglementation du commerce

lundi 2 mars 2020

Après la tenue de deux jours d’atelier à l’intention des forces de défense et de sécurité (FDS) du 25 au 26, dans le cadre de l’élaboration d’une feuille de route sur le traité sur le commerce des armes (TCA), du 27 au 28 février 2020, c’était le tour des organisations de la société civile de participer à cette séance de réflexion. C’était au grand hôtel de Bamako.

L’ouverture des travaux a été présidée par le contrôleur général, El Hadj Issoufi Maiga. C’était en présence des experts du Groupe de Recherche et d’Information sur la paix et la Sécurité (GRIP), les membres de l’assemblée nationale et de la société civile.

Notons que ce séminaire sera l’occasion d’examiner les conclusions du rapport de mission fourni par le GRIP. Il permettra d’approfondir les données recueillies lors du premier exercice de synthèse, d’identifier les points de convergence et de divergence entre les différents intervenants du domaine et, In fine, de faire émerger des pistes de solutions concrètes pour une mise en œuvre effective et efficiente du TCA au Mali.

« De nos jours, plus d’un demi-milliard d’armes circulent de façon illicite dans le monde à travers des réseaux mafieux et ces armes causent plus de 500.000 morts par an et une victime par minute, selon une étude menée par Groupe de Recherche et d’information sur la Paix et la Sécurité (GRIP) », a indiqué El Hadj Issoufi Maiga, contrôleur général. Il a affirmé qu’elles sont utilisées dans le cadre de conflits, d’actes de terrorisme, de crimes organisés ou de violences dans la rue, et continuent de faire de nombreuses victimes, partout dans le mande.

Le contrôleur général a affirmé qu’aujourd’hui, pas plus qu’hier, la situation est de plus en plus préoccupante dans notre pays et nous interpelle davantage. D’où, selon lui, la nécessité de faire une très grande mobilisation autour de cette question à la fois sensible et préoccupante. Ainsi, il dira que son Service à travers le Ministère de tutelle s’attèle à trouver les voies et moyens pour atténuer la souffrance de nos populations.

A l’en croire, cet atelier revêt un caractère particulier et un intérêt capital pour la paix et la sécurité dans notre pays. « Une bonne règlementation du commerce, du transfert et du transit des armes constitue un des leviers indispensables dans le cadre de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres », a-t-il déclaré.

« Les armes sont à l’origine de nos maux. Je veux dire la généralisation de l’insécurité, la méfiance, la destruction des relations sociales au sein et entre les communautés. C’est ce qui explique notre démarche à vouloir harmoniser la loi nationale avec les dispositions pertinentes du TCA. Car, ces armes circulant illicitement sont une véritable menace à la paix et à la sécurité. D’où la nécessite de mettre en place un arsenal juridique fort réglementant le commerce, le transit et le transfert des armes en République du Mali », a-t-il conclu.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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