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Les femmes des militaires détenus dans l’affaire des bérets rouges : « Jugez nos maris ou accordez leur la liberté provisoire »

mardi 14 novembre 2017

« Nos époux sont en détention au Camp 1 de la gendarmerie de Bamako, à Markala, à Manantali et à Sélingué depuis 4 ans dans l’affaire de l’agression physique appelée maladroitement contre coup d’Etat du 30 avril 2012, agression perpétrée par le Colonel Abidine Guindo et ses compagnons soutenus par certains hommes politiques maliens ». La déclaration a été faite par Mme Dembélé Madina Sissoko, Présidente du Collectif des épouses des militaires et paramilitaires poursuivis dans l’affaire Béret rouge. C’était lors d’une conférence de presse.

Le Collectif des épouses des militaires et paramilitaires poursuivis dans l’affaire Béret rouge a animé le lundi 13 novembre 2017, une conférence de presse à la Maison de la presse à travers laquelle le collectif a fait une déclaration pour dénoncer certaines faits et pour réclamer le jugement immédiat de leurs époux.

Le collectif dans sa déclaration a indiqué que cette affaire n’est plus une affaire de justice, mais plutôt une affaire politique.

Poursuivant leur déclaration, les épouses de militaires et de paramilitaires, ont déclaré que leurs époux sont en détention au Camp 1 de la gendarmerie de Bamako, à Markala, à Manantali et à Sélingué depuis 4 ans dans l’affaire de l’agression physique appelée maladroitement contre coup d’Etat du 30 avril 2012. Selon elle, cette agression a été perpétrée par le Colonel Abidine Guindo et ses compagnons soutenus par certains hommes politiques maliens.

Elles diront que le code de procédure pénale malien est clair en la matière. Elles ont rappelé qu’il stipule : « qu’en matière criminelle, le délai de détention provisoire ne peut excéder 3 ans ». Dans ce cas le collectif a réclamé sans délai le jugement de leurs époux à défaut de leur mise en liberté provisoire du moment que les agresseurs (le Colonel Abidine Guindo et ses compagnons) ont bénéficié d’une liberté provisoire.

Le collectif dans sa déclaration a rappelé que le Colonel Abidine Guindo et ses compagnons dans leur forfaiture ont tué 19 personnes civiles et militaires et ont fait 36 blessés. « Ceux-ci n’ont pas droit à une justice ou ne sont pas des maliens ? », est la question pertinente à laquelle elles ont souhaité avoir une réponse claire.

« Nos épouses ont observé une grève de la faim d’une semaine du lundi 6 au dimanche 12 novembre afin que leur jugement se tienne sans délai ou qu’on procède à leur mise en liberté provisoire et ils comptent renouveler dans cette grève dans les prochains jours pour se faire entendre », ont-elles indiqué.

Ces épouses, éprises de paix et de justice, et qui disent leur volonté de rester légalistes, réclament le jugement immédiat de leurs époux et à défaut leur mise en liberté provisoire, car selon elles, cette détention, si elle devait se prolonger est illégale.

Le collectif des épouses de militaires et de paramilitaires invite les autorités du Mali et plus précisément le Président de la République, Chef de l’Etat, à prendre à bras le corps le dossier de leurs époux. Elles estiment qu’on ne peut pas parler de réconciliation alors que l’armée est divisée.

Bintou COULIBALY (stagiaire)

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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