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    Le Hameau de Tounkamakan détruit et incendié : Les habitants demandent justice et réparation devant la cour de la CEDEAO

    lundi 23 avril 2018 , par Assane Koné

    « La justice avait ordonné la destruction d’une petite maison clôturée à Damandi, au lieu de cela, ils sont allés démolir 56 maisons et ont incendié des récoltes vivrières à Tounkamakan ». La déclaration a été faite par Maitre Mariam Diawara, avocate des familles Fofana et Dianka. C’était à la faveur d’une conférence de presse.

    Maitres Mariam Diawara et Issa Coulibaly, avocats des familles, Fofana et Dianka, ont animé une conférence de presse le lundi 23 avril 2018 à la Radio Kayira pour informer l’opinion nationale et internationale sur la destruction et l’incendie du hameau de Tounkamankan dans le cercle de Bafoulabé, suite à une bavure judicaire. C’était en présence de nombreuses victimes et de Abdrahamane Baradj, représentant des familles victimes.

    La destruction et l’incendie du hameau de Tounkamankan dans le cercle de Bafoulabé a eu lieu le 18 janvier 2016 par les forces de l’ordre, suite à l’application de l’arrêt n°67 de la Cour d’appel de Kayes en date du 25 septembre 2013. L’arrêt n° 67 a été appliqué par Maitre Amady Diallo, huissier de justice à Kayes. Il concernait l’expulsion d’un champ à Damandi, l’endroit visé par l’arrêt sus rappelé. Cette localité est distante de plusieurs kilomètres de Tounkamakan, hameau démoli.

    Maitre Mariam Diawara a déclaré que, depuis, toutes les procédures des victimes, par l’intermédiaire de leurs avocats auprès des autorités judiciaires et politiques à Bafoulabé, se sont révélées vaines. C’est pourquoi, elles ont décidé de saisir la Cour de justice de la Communauté économique de développement de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). Transportée à la Cour d’appel de Bamako, l’affaire sera appelée le 24 avril 2018 devant cette juridiction.

    « Cet acte de démolition est une violation des droits de l’homme », a-t-elle déclaré. Selon Maitre Diawara, malgré les deux attestations du Maire de Diakon qui stipule que l’endroit démoli est différent de l’endroit visé par l’arrêt, l’Etat malien n’a dédaigné rien faire pour les victimes.

    « Dans un pays qui se dit Etat de droit, mais aujourd’hui, on se rend à l’évidence que les droits des uns et des autres sont piétinés, bafoués », a déclaré Maitre Issa Coulibaly. Pour cela, il dira qu’une décision de justice ne vaut que lorsqu’elle est bien exécutée. Mais dans le cas d’espèce, précise-t-il, la décision qui a été exécutée par un huissier de Kayes, est une bavure judiciaire. « Tout simplement, il ne s’est pas rendu sur le lieu indiqué. Il est allé ailleurs à Tounkamankan avec l’appui des gendarmes et des machines, détruire tout ce qu’il a trouvé dans le hameau », a-t-il expliqué. Et à la date d’aujourd’hui, a-t-il indiqué, toutes les familles se retrouvent dehors sous les arbres. Selon maître Coulibaly, ce sont les autorités maliennes qui devraient se saisir de ce problème. Car, selon lui se sont des problèmes des citoyens maliens. Mais, malgré les cris d’alarme lancés par les victimes, dira maître Coulibaly, personnes n’a répondu présent. Il a indiqué que c’est ce qui a motivé la démarche des avocats vers les tribunaux maliens et enfin vers la CEDEAO.

    « C’est une décision de justice qui a été mal exécutée. Que j’appelle tout simplement une bavure. On a profité d’une décision de justice pour aller faire mal à des gens qu’on ne voulait pas voir », a-t-il conclu.

    Bintou COULIBALY

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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