Version imprimable de cet article Version imprimable | |

La MINUSMA forme des acteurs des droits de l’homme pour lutter contre l’impunité

vendredi 16 février 2018

Le 6 février dernier s’est tenue, à l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye, la cérémonie d’ouverture de la 5ème session de formation en Droit International des droits de l’homme, Droit International Pénal et Droit des Réfugiés. Une cérémonie placée sous la présidence du Ministre des droits de l’homme, Mme Kadidia Sangaré.

Jusqu’au 10 février prochain, date à laquelle prendra fin la " 5ème session de formation en Droit International des droits de l’homme, Droit International Pénal et Droit des Réfugiés ", les participants, parmi lesquelles se trouvent d’éminents chercheurs et des praticiens chevronnés, plancheront sur le thème : " le Procès Pénal International ". L’objectif étant de trouver des réponses pour mieux adresser la lutte contre l’impunité et mieux promouvoir le droit des victimes de violations et d’abus des droits de l’homme, à la justice.

En cinq ans de présence au Mali (2014 à 2017), cette session de formation a permis de former 514 personnes, dont des acteurs de l’administration de la justice, des officiels gouvernementaux, des forces de défense et de sécurité, des défenseurs des droits de l’homme, des parlementaires et des universitaires. Elle est le fruit d’un partenariat réussi entre la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté, La Division des droits de l’homme et de la protection de la MINUSMA (DDHP), le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et la Fondation René Cassin, Institut International des droits de l’homme.

Cette session 2018 enregistre une hausse de la participation avec une centaine de personnes venues de 14 pays. Parmi les participants maliens, l’on compte des députés et des maires, des membres de la Commission Nationale des droits de l’homme dont le Président, des magistrats et avocats, des officiers de police judiciaire, des défenseurs des droits de l’homme dont des responsables d’ONG, des cadres de plusieurs départements ministériels.

Avant de déclarer ouverte la 5ème session, Mme le Ministre des droits de l’homme qui représentait le Premier Ministre Soumeylou Boubeye Maiga, a insisté sur les défis actuels au Sahel. Mme Kadidia Sangaré Coulibaly a exprimé la reconnaissance du Gouvernement à l’égard de l’engagement de ses partenaires à faire du Mali, un pôle de recherche dans le domaine des droits de l’homme. Selon Mme le Ministre, outre le respect des droits de l’homme, cette session, « contribuera à la quête de réponse durable et rapide à la crise que le Mali traverse ».

Mme Mbaranga Gasarabwe, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies, Coordonnatrice humanitaire et Coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Mali, a quant à elle salué la bonne collaboration entre l’ONU et le Gouvernement du Mali et d’autres acteurs du domaine de la défense et de la promotion des droits de l’homme. Mme Gasarabwe a également mis l’accent sur la valeur ajoutée des projets dont bénéficient les victimes, tout en rappelant que : « Les implications de ce processus de paix en termes de respect des droits de l’Homme, de lutte contre l’impunité et de justice pour les victimes sont importantes. Aussi revient-il à l’ensemble des acteurs, dans une synergie agissante, de travailler à cette fin pour qu’enfin le Mali renoue définitivement avec la paix et la stabilité ».

Pour le Directeur de la DDHP de la MINUSMA et Représentant du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, M. Guillaume Ngefa, cette session est l’occasion pour les participants, « d’approfondir la réflexion sur la problématique des droits de l’homme, de la justice transitionnelle et de partager les bonnes pratiques pour une meilleure administration des dossiers judiciaires complexes, traitant des violations graves du droit international humanitaire, du droit international des droits de l’homme et du droit des réfugiés ».

Division de l’Information Publique et de la Communication Stratégique
MINUSMA-Info@un.org
http://minusma.unmissions.org

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Mots-clés : menunav

Les Plus lus

Projet de loi d’entente nationale : « Une menace pour la paix,… »

Quarante sept organisations de défense de droits humains dénoncent le projet de loi d’entente nationale. Elles considèrent le document comme « une menace pour la paix, la réconciliation et les droits des victimes au Mali ». Lisez l’intégralité du communiqué

COFOP : « La tentative… de prorogation du mandat des députés, constitue une violation…de notre Constitution »

« La tentative solitaire et méprisante de prorogation du mandat des députés, constitue une violation majeure de notre Constitution et entame de manière significative la démocratie et la crédibilité de notre pays », indique la Coalition des forces patriotiques

Plan International : « Le harcèlement sexuel est le plus grand danger auquel les filles sont confrontées dans les villes du monde entier »

(LONDRES) : Le harcèlement sexuel présente un risque majeur pour la sécurité des filles et des jeunes femmes dans le monde, selon une enquête réalisée auprès d’experts mondiaux dans 22 villes publiée aujourd’hui par Plan International, l’organisation œuvrant en