L’article du Monde qui éclabousse le Mali : L’opposant Soumaïla Cissé le commanditaire désigné

mercredi 2 avril 2014

Dans cette affaire du parrain corse Michel Tomi, et de ses présumés liens avec le président malien, les vraies questions sont rendues inaudibles, et place aux rebondissements politiques que l’évènement peut susciter, selon un angle bien cadré.

Ces nouvelles questions données s’attachent à la recherche d’un coupable à trouver à tout prix : qui est le commanditaire de l’article ? Les observateurs que nous sommes, la presse ne tardera pas à trouver. Qui d’autre peut-il être, sinon que l’opposant et le challenger du président IBK, à savoir l’honorable Soumaïla Cissé ?

La piste qui a conduit à lui ? C’est lui le premier qui s’est exclamé : « l’on m’accuse de détournement, ce n’est pas de moi qu’on parle dans « Le Monde ». Comme un retour sur les lieux du crime. La question est de traquer le coupable et de le sanctionner. Certains ont pu parler de lever d’immunité parlementaire. C’est quand même l’expression de trop vouloir prendre le raccourcis et d’aller vite en besogne.

Mais nul n’est besoin de nous attarder davantage sur des questions sur la véracité des faits évoqués dans l’article et leurs conséquences sur la conduite de notre pays. Déjà, le ton était donné par le communiqué gouvernemental : « Cet article vise à salir l’honneur d’un homme, Ibrahim Boubacar Kéita, dont les valeurs d’intégrité et de rigueur morale n’ont jamais été remises en cause, et ce par qui que ce soit. Mais au delà de la personne du Chef de l’Etat et de l’institution qu’il incarne, il veut jeter le discrédit sur les efforts inlassables de toute une nation pour sortir d’une crise sans précédent ». Suivant l’angle donné et la question à qui profite le crime, nul n’était besoin de chercher loin, il n’y a qu’à prendre le raccourci. Il y a à craindre cependant, que tout cela ne nous rattrape à court ou moyen ou long terme. On ne saurait en douter, nous sommes loin du scenario de l’entrée progressive des rebelles sur le territoire national, en toute impunité, et de l’atterrissage de cargo air cocaïne en terrain incontrôlé de Tarkint. Ô Mali, pleure !

B. Daou
(LE REPUBLICAIN)

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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