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L’Indépendance de l’Azawad à Kidal : Une commémoration provocatrice qui doit être dénoncée

dimanche 7 avril 2019

Décidément le retour de la paix dans le septentrion malien n’est pour demain. Et, nous pensons que la communauté internationale doit arrêter son jeu de complicité pour qu’on passe à la vitesse supérieure dans la résolution de cette crise. Comment imposer l’application d’un accord à l’Etat du Mali, alors que Kidal commémore la déclaration de son indépendance ? La communauté internationale doit trouver une réponse claire à cette question, pour espérer voir le bout du tunnel au Mali.

Aux rythmes où vont les choses, difficilement l’Accord signé en Algérie entre l’Etat du Mali et les belligérants pourra être appliqué. Comment comprendre qu’au moment où l’Etat du Mali et la communauté Internationale se battent pour trouver une sortie à la crise, que Kidal continue à multiplier les actes de provocation.

En décidant de célébrer la date du 6 avril, la date de la déclaration de l’indépendance de l’état chimérique de l’Azawad, Kidal n’est-elle pas dans un acte de provocation ? On se souvient que dans une démarche surprenante et très belliqueuse Kidal avait décidé de façon unilatérale de l’instauration d’un titre de séjour sur un territoire dont l’existence juridique, en tant qu’Etat, pose problème.

Le hic ici, l’on a l’impression que pour ces actes de provocation Kidal bénéficie de soutiens occultes. Si non pourquoi ce silence assourdissant de la communauté internationale ? Ou, bien elle est convaincue qu’avec des gens qui sont pour le Mali les jours pairs et pour l’Azawad les jours impaires, l’on peut sereinement convenir de quelque chose ?

Etant donné que le conflit tire son origine de cette prétendue déclaration d’indépendance et des actes de rebellions qui l’ont précédé, la communauté internationale représentée par la MINUSMA au Mali devra plutôt dire la vérité à cette poignée d’individus qui manipulent toute une région à des fins mercantilistes, afin que le sang d’innocents maliens cesse de couler.

La crise malienne, notamment dans la région de Kidal cache des réseaux mafieux de trafics en tout genre (Drogues, humains, cigarettes, les armes…).

La population de la région doit s’aviser qu’aucun état viable ne peut pousser entre le Mali et la frontière algérienne.

En plus de cette vérité de la communauté internationale, l’Etat du Mali doit comprendre qu’il est temps grand temps d’arrêter de nourrir des chefs rebelles qui se la coulent douce dans les hôtels de Bamako, aux frais du contribuable malien et n’hésitent sur aucune occasion pour marcher sur le drapeau Malien.

C’est écœurant de constater que cet acte à l’allure d’une déclaration de guerre soit célébré avec autant de bruit, au vu et au su de tout le monde et sans que personne ne veuille lever le petit doigt pour dénoncer quoi que ce soit.

Dans le logique de construction d’une paix durable, il faut dire aux belliqueux de Kidal d’arrêter les actes de provocation qui enveniment la crise. Donnez la chance à la paix. L’Etat chimérique de l’Azawad ne va jamais exister entre l’Algérie et le Mali. Les dignes fils du Mali de kidal à Kayes, un beau matin prendront leur courage à deux mains pour bouter hors du territoire malien les éternels ennemis du pays qui ne pensent qu’à eux même et non à l’intérêt général.

Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.