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    Journées culturelles du Mandé : Pour faire revivre la culture et l’histoire du Mandé

    mercredi 17 janvier 2018 , par Assane Koné

    Le Palais des sports de Bamako a abrité le samedi 13 janvier 2018, l’ouverture de la 1ère édition des journées culturelles du Mandé ou Mandé Bolonba. C’était sous le haut parrainage du Président de la République, Chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keita. Ces journées ont été organisées par l’association grand forum du Mandé (GFM) pour faire revivre la culture et l’histoire du Mandé.

    Aux cotés du Chef de l’Etat à cette cérémonie d’ouverture des journées culturelles du Mandé ou Mandé Bolonba, l’on a pu noter la présence de Issiaka Sidibé, Président de l’Assemblée Nationale, les membres du gouvernement, Mamadou Lamine Diarra, Président du grand forum du Mandé et son homologue de la Guinée, Niamey Diabaté. Aussi, la cérémonie a enregistré une forte présence de délégations venues de l’espace Manding.

    « Nous sommes évidemment tous Mandénka, peuple riche d’histoires et pétri de cultures, de vertus et dédié à relever sans relâche le défi de la paix et du vivre radieux ensemble », a déclaré Mamadou Lamine Diarra, Président du grand forum du Mandé.

    Pourquoi les journées culturelles du mandé ?

    Pour répondre à cette question, le Président du grand forum du Mandé dira qu’elles s’inscrivent dans le cadre des activités du GFM dont l’un des objectifs majeurs est la promotion de la culture. Il a ajouté qu’elles sont un espace de rencontre d’hommes et de femmes qui ont en partage les mêmes valeurs sociétales et qui nourrissent de nobles ambitions pour un Mali de grands desseins.

    Le Président du GFM a rassuré que ces journées ne seront pas uniquement l’occasion d’exprimer les seuls talents artistiques dans les domaines des chants et danses. Il est prévu des conférences suivies de débats sur des thèmes d’intérêt national et historique. Tels que : La Charte de Kouroukan-fouka ; Femme, paix et développement ; potentialités et atouts économiques du Mandé ; prévention et gestion des conflits dans le Mandé. Les journées sont aussi une occasion de vendre l’image du Mandé pour y attirer les investisseurs nationaux et étrangères.

    Qu’est-ce que le grand forum du Mandé ou Mandé Bolonba ?

    Le président de l’association a rappelé que sur l’initiative et l’exhortation des sages du mandé, dans le contexte de la double crise institutionnelle et sécuritaire que notre pays a connue, les cadres et ressortissants des terroirs du Mandé, défiant tous les préjugés et exprimant avec force leur foi dans l’avenir de cet espace ethno culturel, riche d’histoires et de cultures, ont créé le Grand Forum du Mandé ou Mandé Bolonba (GFM). Il fut porté sur les fonts baptismaux le 22 mai 2015 au Centre International des Conférence de Bamako (CICB).

    Les objectifs visés par cette association sont : rassembler les ressortissants et sympathisants du Mandé autour des questions d’intérêt commun à l’échelle locale et nationale, promouvoir le dialogue intercommunautaire comme instrument de paix et de stabilité à l’échelle nationale, promouvoir le progrès économique, social et culturel du Mandé, jouer le rôle d’interface entre les communautés du Mandé et les autorités nationale, redonner au Mandé son lustre d’antan par la préservation et la sauvegarde de ses valeurs fondatrices, faire le lobbying pour permettre au Mandé de jouer le rôle prépondérant qui fut le sien dans l’histoire du Mali, œuvrer à la solidarité et à l’entraide, à l’unité et à la paix dans le Mandé et au Mali.

    Vivant essentiellement de ses propres ressources, le grand forum du Mandé ou Mandé Bolonba est une association entreprenante et très active. Elle est loin d’être une association à caractère lucratif. Mandé Bolonba, selon son président, fédère toutes les associations du Mandé qui gardent leur autonomie de gestion chacune et de pensée mais qui œuvrent toutes pour le progrès économique, social et culturel du mandé à l’intérieur d’un Mali uni et en paix.

    « Il est notre association commune qui se veut être un instrument de progrès économique, de cohésion sociale, de paix et de la stabilité », a-t-il révélé.

    Prenant la parole, le Chef de l’Etat a attiré l’attention sur l’importance de la culture et du vivre ensemble. Il dira que la promotion de la culture permet sans doute de réunir un pays et de maintenir la paix.

    « Au moment où la crise de la Maladie Ebola était en cours, je n’ai pas fermé la frontière mais chacun a pensé à sa manière », a déclaré le Président de la République. C’est pour montrer que le Mali et la Guinée sont deux pays frères, que personnes ne peut séparer et pour réaffirmer le maintien de la culture et plus particulièrement du Mandé en son état historique.

    Pour sa part, Thierno Amadou Omar Hass Diallo, ministre des affaires religieuses et du culte, a souligné toute l’importance de la tenue de ces journées. Il dira que c’est une obligation et un grand devoir de la réalité de notre pays.

    « Le Mandé c’est le Dakadialan, le Niani et le Brico. Le Mandé c’est Tombouctou, le Mandé c’est du sud et du nord en passant par le centre, le Mandé c’est des peuples noirs du sud, métissés du centre, les Touaregs, Arabes de Tombouctou », a révélé Omar Hass Diallo.

    Le ministre des affaires religieuses et du culte a invité tous les griots du Mandé à devenir comme Balla Fasseké Kouyaté, Morikèdjan Diabaté et exemplaires comme Kélémozon. Il a souhaité que tous les griots se mettent au service de la cohésion sociale et soient dignes et loyaux, comme voulu par le Président de la République.

    Cette cérémonie d’ouverture de ces journées culturelles a été clôturée par la remise d’attestation de mérite, de reconnaissance par le Chef d’Etat à 13 récipiendaires qui par leur qualité contribuent au rayonnement de la culture du Mandé.

    Bintou COULIBALY

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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