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Journée mondiale du souvenir des victimes d’accidents de la route : L’ANASER renforce la capacité de 50 journalistes sur le respect du code de la route

mardi 30 novembre 2021

Dans le cadre de la commémoration de la journée mondiale du souvenir des victimes d’accidents de la route, l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER) a organisé à l’intention de 50 journalistes de la presse écrite et radiophonique, une session de formation sur le respect du code de la route. C’était le dimanche 21 novembre 2021, Sous le haut patronage de Madame le ministre des Transports et des infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, à l’Ecole de maintien de la Paix Alioune Blondin Bèye.

Célébrée chaque année, le troisième dimanche du mois de novembre, conformément à la Résolution A/RES/60/5 de l’Assemblée générale des Nations-Unies, cette journée vise à rendre un vibrant hommage aux victimes des accidents de la route et à leurs familles. L’édition 2021 de cette journée a porté sur le thème : « Réduire la vitesse pour sauver des vies sur la route ».

Ont prit part à cette cérémonie, le Colonel-major Daoud Aly Mohammedine, ministre de la Sécurité et de la Protection civile ; Mme Diéminatou Sangaré, ministre de la santé et du développement social ; Mme Doumbia Djadji Sacko, DG de l’ANASER ; le contrôleur général de police Soulaïmane Traoré, directeur général de la police nationale.

L’occasion était favorable pour Mme Mariam Diallo, une rescapée d’accident de la circulation survenu sur la route de Lomé en 2014, et ayant occasionné la mort de 32 passagers, de témoigner. Depuis, elle affirme vivre dans la souffrance. C’est pourquoi, elle a lancé un appel aux autorités de penser aux victimes de la route.

Pour sa part, le ministre des Transports et des infrastructures a fait savoir que le rapport de situation sur la sécurité routière dans le monde, publié par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2018 indique qu’une personne meurt toutes les 24 secondes dans le monde, suite aux accidents de la route.

Mme Dembélé Madina Sissoko a indiqué que le taux d’accident mortel le plus élevé, estimé à 26,6 pour 100 000 habitants, à en croire, la plupart des victimes des accidents de la route sont des piétons et des usagers des engins à deux roues, majoritairement des enfants et des jeunes de la tranche d’âge allant de 5 à 29 ans. C’est pourquoi, pour elle, la journée mondiale exprime donc la volonté de mémoire et de solidarité des États du monde à l’endroit des victimes. De son point de vue, cette journée poursuit les objectifs suivants : « rendre hommage à toutes les personnes tuées et gravement blessées sur les routes ; reconnaître le travail crucial des services de secours et d’urgence ; plaider pour un meilleur soutien aux victimes de la route et à leurs familles ; promouvoir des actions basées sur des données probantes pour prévenir et éliminer les décès et les blessures sur la route. Notamment la maîtrise de la vitesse, les panneaux de signalisation, le port du casque ».

A ses dires, au Mali, plus d’un accident mortel sur trois est imputable à la vitesse excessive. Pourtant, elle dira, le Code de la route interdit de dépasser la vitesse maximale autorisée de : « 50 km/h, en agglomération ; 110 km/h, hors agglomération sur les routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central ; 90 km/h, hors agglomération sur les autres routes revêtues.

« L’accident ne choisit pas sa victime. Pour autant, il n’est pas une fatalité. Nous pouvons l’éviter en respectant le code de la route », a-t-elle déclaré. Elle a soutenu que le Code de la route précise qu’en cas de mauvaise visibilité, notamment inférieure à 50 mètres, ces vitesses sont abaissées à 50 km/h sur l’ensemble du réseau routier et autoroutier. Le ministre des transports et des infrastructures n’a pas manqué de notifier que les accidents de la route coûtent à la plupart des pays entre 1 et 3 % de leur produit national brut.

Lors de cette journée, les 50 journalistes ont été édifiés sur le langage de la route, les panneaux de signalisation, les enjeux de la vitesse, les infractions et sanctions du code de la route. La présentation a été faite par Djigui Camara, expert en sécurité routière. Cette présentation a été suivie par celle en rapport avec les gestes de secours démontrés par trois sous-officiers instructeurs du centre de secours de la protection civile de Sogoniko.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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