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Journée mondiale de la protection civile : Les enfants au centre des priorités

mardi 5 mars 2019

Sous la direction du Chef de l’Etat, le Mali, à l’instar de la communauté internationale, a célébré la journée mondiale de la protection civile. Le thème de cette année portait sur : « la protection de l’enfant, c’est notre responsabilité ». C’était le jeudi 1er mars 2019 à la direction générale de la protection civile.

En cette occasion aux côtés du Chef de l’Etat, l’on a pu noter la présence du Chef du gouvernement, les membres du Gouvernement, les partenaires du Mali, les présidents des Institutions, le directeur général de la protection civile. Ainsi que d’autres personnalités.

Le Colonel-major Seydou Doumbia, directeur générale de la protection civile a estimé que le Mali est pleinement en phase avec ce thème. En effet, notre pays n’a pas attendu la proclamation de ce thème pour poser des actes concrets allant dans le sens de la protection des enfants. Et cela à travers tout un arsenal de dispositions constitutionnelles, législatives et règlementaires qui ont été prises par le Mali pour garantir aux enfants tous les droits qui leur sont dus.

Selon lui, l’organisation internationale de la protection civile (OIPC) à travers ce thème veut alerter tout un chacun, sur la vulnérabilité des enfants face aux catastrophes, ainsi que notre responsabilité à les-y protéger. Il s’agit donc d’inverser cette tendance et, pour y parvenir, il faut l’implication de tous. C’est en cela que consiste l’interpellation de tous pour la protection des enfants face aux catastrophes.

Le directeur a indiqué que dans le cadre de la préparation à la protection de l’enfant, courant de l’année 2018, les services de protection civile ont formé environ 5000 jeunes aux gestes de premier secours. Dans la même logique, la direction générale de la protection civile, de concert avec la direction nationale de la pédagogie, a initié depuis 2013, la relecture des curricula de l’enseignement fondamental et secondaire général, pour y intégrer les notions de risques, de prévention et de réponses aux catastrophes, ainsi que des gestes qui sauvent la vie.

Aux dires de son directeur, l’ensemble des activités de la protection civile vise à sauver des vies, à préserver des biens et à sauvegarder l’environnement, comme le stipule clairement la devise des Sapeurs-pompiers, « sauver ou périr ». Pour ce faire selon lui, elle a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de protection civile et de veiller à la mise en œuvre de cette politique. A cet effet, elle est chargée entre autre de : organiser, coordonner et évaluer les actions de prévention des risques et de secours en cas de catastrophes, participer à l’élaboration et à la mise en œuvre des plans de secours et de protection et veiller à assurer la protection des personnes, des biens et de l’environnement en cas d’accident, de sinistres et de catastrophes, en liaison avec les autres services. De veiller à la sensibilisation et à l’information du public, etc. Au cours de l’accomplissement de ces missions, pour lui les enfants et les personnes vulnérables constituent leurs priorités.

Le directeur a indiqué que dans le domaine du renforcement des effectifs et de la formation, le recrutement et la formation continus de nouveaux personnels se poursuivent. C’est ainsi que le contingent 2017, fort de 350 éléments, composé de Sapeurs-pompiers, d’agents techniques et de techniciens, sont en fin de formation professionnelle à l’école nationale de la police. Quant aux contingents 2018, son processus de recrutement est bouclé et les résultats devront être proclamés dans les prochains jours. Ce processus de recrutement annuel, explique-t-il, devra porter l’effectif du personnel de la protection civile à environ 4000 éléments à l’horizon 2021, contre 1200 en 2015. A cela s’ajoute, dans le domaine des formations professionnelles, 2 455 éléments ont été formés courant 2018, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Aussi, dans le domaine de la logistique, elle a bénéficié du 1er mars 2018 au 1er mars 2019 de la dotation de 15 Ambulances dont 5 semi-médicalisées, 16 véhicules de commandement et de liaison, 2 Fourgons Camions incendie d’une capacité de 10 000 litres chacun, tous réalisés sur budget d’Etat.

Au titre de la coopération, il a été réalisé 4 Ambulances et 2 vedettes pour le secours nautique, par le Japon, 2 matériels d’intervention, un centre de coordination des opérations à la direction par l’UE. S’agissant des infrastructures, selon Seydou Doumbia, la construction en cours des centres de secours de Bandiagara et de Yamana, la construction programmée pour 2019 du centre de secours fluvial de Bamako, viendront renforcer les infrastructures déjà existantes. Sur le plan opérationnel, « nous notons avec beaucoup de satisfaction l’ouverture des postes de secours routiers de Didiéni, Kourémalé, Diboli, Bla, Zégoua et Manankoro », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que d’autres sont programmés.

A l’en croire, ces acquis variés et multiformes ont permis d’améliorer de manière significative les interventions des unités de protection civile. C’est ainsi qu’en 2018, les unités de protection civile ont effectué 19 925 interventions, contre 16 941 en 2017. Précise-t-il, au cours de ces interventions, 103 130 personnes ont été assistés et secourues. Le bilan humain fait ainsi, 1096 morts et 27 899 blessés, une prédominance des accidents de circulation qui ont occasionné 14 504 intervenants des unités de protection civile, contre 14 543 en 2017. Ce qui donne un bilan des victimes des accidents 502 contre 558 en 2017. A l’analyse comparative de ces bilans, il a été constaté une augmentation du nombre de personnes secourues en 2018. Enfin dans le domaine de l’assistance humanitaire, la direction avec ses partenaires a assisté 9 263 rapatriés de plusieurs nationalités.

Pour terminer ses propos, il a attiré l’attention du Chef de l’Etat sur leurs doléances, la nécessité pour la protection civile au Mali, de disposer d’une école moderne, à la dimension de son ambition qui est de pouvoir assister et secourir toutes les populations.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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