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Journée de l’enfant Africain : le respect des droits au centre de toutes les priorités

samedi 29 juin 2019

« L’action humaine en Afrique : les droits de l’enfance d’abord ». Tel était le thème de la journée de l’enfant Africain, retenu cette année par le Conseil Africain de l’Union Africaine. Célébrée chaque année le 16 juin, pour l’occasion, la Direction régionale de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille (DRPFEF), en partenariat avec EDUCO et Samu Social, a organisée une journée pour l’édition 2019. C’était le jeudi 27 juin 2019 à la Cité des enfants de Bamako.

« Le respect des principes fondamentaux des droits de l’enfant doit être une priorité. La sécurité physique et psychologique des enfants est essentielle à leur santé et à leurs perspectives d’avenir. Lorsque celle-ci est menacée, ce sont tous leurs droits et leurs besoins fondamentaux qui sont ignorés », a fait savoir Mme Kanouté Awa Doumbia, directrice régionale de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille (DRPFEF).

Elle a estimé que le thème met l’accent sur la nécessité d’intégrer les droits de l’enfant dans les politiques et programmes de développement des Etats membres dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda 2020. « Notre désir est d’attirer l’attention des communautés, des leaders d’opinion sur l’importance de l’enregistrement des enfants à la naissance qui est le premier droit de l’enfant, lui offrant beaucoup d’opportunités », a-t-elle déclaré.

Par ailleurs, à propos du bilan des enfants touchés par la crise, elle a indiqué, selon la direction régionale de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille de la région de Mopti, que l’attaque survenue le 23 mars 2019, par des individus armés sur le village d’Ogossagou, a fait au moins 160 morts dont 110 enfants. Quant à l’ONG Prométhée, le conflit a occasionné le déplacement massif et forcé de 6789 personnes dont 2190 enfants. La récente attaque de Sobane Da, a aussi fait de nombreuses victimes, 35 morts dont 24 enfants.

Ainsi, d’après elle, il s’agit à travers un plaidoyer d’appeler à l’implication et à l’engagement de toutes les forces vives de la nation, en vue de relever les nombreux défis en matière de promotion et de protection des droits de l’enfant.

Le gouvernement du district de Bamako, dans son discours d’ouverture, a souligné qu’en effet, c’est une occasion pour les enfants affectés par la crise de vivre au cours de ces moments une atmosphère emprunte de joie et de gaité différente de celle de leurs sites. Elle est aussi l’occasion pour les adultes de mûrir la réflexion sur les stratégies pour mieux protéger les enfants. Selon lui, en dédiant une journée aux enfants africains, les gouvernements entendent mûrir les réflexions en vue d’une prise en compte des préoccupations des enfants du continent.

Quant à Mahawa Diokossa Sangaré, présidente du parlement des enfants du district de Bamako, elle a invité tous les maliens à l’union sacrée, au dialogue et à prendre toutes dispositions pour protéger les enfants en situation de conflit et également à trouver une solution définitive à ces crises pour le retour de paix dans notre pays.

De son coté, Ibrahima Dicko, représentant de la fondation EDUCO Mali, coordinateur des opérations, a indiqué qu’ EDUCO renouvèle son engagement à accompagner l’Etat Malien dans la promotion et protection des droits de l’enfant en général et plus particulièrement pendant cette période de crise. Selon lui, cela justifie la mobilisation de 23 000 000 FCFA pour la célébration de cette édition, pour accompagner les directions nationales et régionales de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille de Bamako et de Ségou. En ajoutant les perspectives prochaines pour EDUCO qui est d’étendre ses actions dans les zones centres du Mali à travers des projets de protection et d’éducation en situation d’urgence mais aussi promouvoir le respect et la jouissance des droits de l’enfant.

Il faut noter que la célébration de cette journée par la DRPFEF a été magnifiée par la prestation de Slam, des sketchs, pour revendiquer les droits des enfants. Aussi, elle a été mise à profit pour mener des consultations médicales gratuites en faveur des enfants en besoin, de même des sensibilisations ont été faites sur des maladies, tels que le VIH/SIDA et les IST.

A la fin de cérémonie, les enfants parlementaires du Mali ont lancé des messages à l’endroit des plus hautes autorités pour leur protection et le respect de leurs droits.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.