Grève du comité syndical d CENOU ! Les travailleurs boycottent le mot d’ordre

lundi 26 janvier 2015

Annoncé en tambour battant, le mot d’ordre de grève, exécuté les 22 et 23 janvier 2015, par le comité syndical du Centre national des œuvres universitaires (Cenou) a été plutôt un échec. Sur 120 travailleurs qui émargent dans la structure, environ 100 ont assuré le service minimum. C’est le constat fait par notre reporter.

Après des tentatives de conciliation du ministère du Travail, de la Fonction publique et des Relations avec les institutions, le comité syndical du centre a exécuté son préavis du 22 au 23 janvier 2015. L’objectif : protester contre une décision du directeur général, portant promotion des agents du Centre national des œuvres universitaires. Les deux jours d’arrêt de travail n’ont pas été couronnés de succès. Le bureau syndical du centre a été désavoué par les travailleurs qui estiment que la lutte est personnelle. Selon certains agents, c’est juste une guerre de titan. « Au moment où la direction est à pied d’œuvre pour prendre en compte les aspirations des travailleurs dans le but d’améliorer d’avantage les conditions de travail, certains trouvent opportun de la prendre en otage. L’acte discrédite le service.

Puisqu’il s’agit de l’intérêt personnel de quelques leaders du syndicat au détriment de l’intérêt général des travailleurs », nous a expliqué un agent de la cellule informatique. Et d’ajouter qu’on cherche aujourd’hui le scorpion du désert sur la tête du directeur parce qu’il n’a pas reclassé le secrétaire général, le secrétaire administratif et le secrétaire aux conflits du syndicat. « J’ai été surpris de voir le syndicat prendre ses menaces au sérieux. La décision dont fait l’objet de débat aujourd’hui concerne les militants. Le mérite a été privilégié lors des nominations. Certains cadres de la catégorie B ont été remplacés à leurs postes par les camarades de la catégorie A », a-t-il avancé.

Selon le chef de service arts culture et loisirs au Centre national des œuvres universitaires, Mama Ibrahima Touré, la direction générale du Cénou s’atèle à avoir des compromis aux problèmes. D’où l’ouverture d’un cadre de dialogue et de concertation. « De nombreuses réalisations tendant à améliorer les conditions de vie des étudiants et du personnel sont saluées. Et nous resterons dans cette dynamique pour une solution sociale », a-t-il expliqué.

Notre tentative de joindre le comité syndical n’a pas été couronné de succès. Mais des éléments de réponse recueillis sont on ne peut plus clairs. La décision du DG semble particulièrement toucher les trois leaders du mouvement syndical. Le changement leur fait perdre des avantages matériels. C’est pourquoi la base a jugé l’attitude injustifiée.

En tout cas, on avait du mal à penser que l’ambiance qui régnait le jeudi et le vendredi se fait en période de grève. Celle-ci n’a pas été suivie.

Bréhima Sogoba

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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