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Grève des magistrats/Amadou Koita : « Tous les engagements du gouvernement sont aujourd’hui effectifs »

vendredi 26 octobre 2018

« Cela fait pratiquement 112 jours que certains magistrats sont en grève, 112 jours que des milliers de maliens sont privés de leurs libertés, 112 jours que des milliers de Maliens croupisse dans les prisions et dans les centres d’arrêt par faute de jugement, 112 jours que des milliers de jeunes qui aspirent à concourir, à répondre à certains appels d’offres d’emploi, malheureusement par le fait de cette grève ne peuvent aujourd’hui se procurer de certaines pièces tels que le casier judiciaire et le certificat de nationalité ». La déclaration a été faite par Amadou Koita, ministre de la jeunesse de l’emploi et de la reconstruction citoyenne lors d’un point de presse.

Amadou Koita, ministre de la jeunesse de l’emploi et de la reconstruction citoyenne, porte-parole du gouvernement, a animé le traditionnel point de presse du gouvernement le dimanche 21 octobre 2018 au Centre d’information du gouvernement (CIGMA).

Ce point de presse s’articulait autour de trois points. Le premier point porte sur la grève des magistrats, le second c’est l’avant-projet de loi sur le découpage administratif et le troisième s’articule sur l’accord de paix signé entre le gouvernement du Mali et les Nations Unies à travers le représentant spéciale du secrétaire général des Nations Unis.

« Cela fait pratiquement 112 jours que certains magistrats sont en grève, 112 jours que des milliers de maliens sont privés de leurs libertés, 112 jours que des milliers de Maliens croupisse dans les prisions et dans les centres d’arrêt par faute de jugement, 112 jours que des milliers de jeunes qui aspirent à concourir, à répondre à certains appels d’offres d’emploi, malheureusement par le fait de cette grève ne peuvent aujourd’hui se procurer de certaines pièces tels que le casier judiciaire et le certificat de nationalité », a déclaré Amadou Koita.

A titre de rappel, selon le ministre Koita, conformément au procès-verbal de conciliation signé entre le gouvernement du Mali et les deux syndicats de la magistrature en 2016, le gouvernement s’était engagé à procéder à l’augmentation de la grille salariale des magistrats à hauteur de 10%. Et, qu’il s’était également engagé à augmenter l’indemnité de la judicature à hauteur de 50% et d’augmenter l’indemnité du logement qui était à 50 000FCFA à 115 000FCFA en 2017 et à 125 000 en 2018.

« Tous ces engagements du gouvernement sont aujourd’hui effectifs. Mais, nous assistons encore à une grève de ces deux syndicats, sans même respecter le service minimal », a-t-il constaté. Avant de rappeler que la grève est un droit constitutionnel. Pour dire que malgré les efforts du gouvernement malien, ce que les magistrats ont obtenu sous l’ère IBK est énormes. Selon lui c’est du jamais vu.

Concernant le volet sécuritaire, le Président IBK a également affirmé l’engagement du gouvernement à renforcer la sécurisation des tribunaux, des magistrats, des juges et l’ensemble du peuple malien. Il a tenu à informer les membres du conseil supérieur de la magistrature de la tenue d’un forum social avec l’ensemble des acteurs du secteur social. Pour lui, ce forum sera l’occasion d’échanger, de discuter des questions relatives à la rémunération au Mali.

Partant de cela, il s’est prononcé sur le second point du jour, il s’agit du découpage administratif qui a fait l’objet de rumeurs et des intoxications. Amadou Koita dira que c’est un avant-projet qui sera soumis lors des concertations régionales qui seront organisées dans toutes les régions du Mali. D’après lui, cela permettra d’échanger avec l’ensemble des acteurs sociaux professionnels et avoir un compromis. Aussi, qu’il y aura un projet de loi qui sera examiné en conseil des ministres, et sera soumis à l’Assemblée nationale. Pour dire que l’ensemble du peuple malien sera associé à ce projet. Pour couper court aux rumeurs et être plus clair une fois de plus, il dira qu’aucune décision n’a été prise pour le moment.

En se focalisant sur le troisième point, il a estimé que l’accord de paix signé entre le gouvernement du Mali et les Nations Unies n’est pas un nouvel accord. Qu’il s’agit tout simplement de renouvellement des engagements des parties prenantes à aller à la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Aussi c’est pour pousser et diligenter la mise en œuvre de l’accord. « A partir de ce pacte, les décisions de la médiation internationale deviennent exécutoires. Telle qu’indique la volonté politique du Chef de l’Etat », a-t-il conclu.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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