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Gestion de conflits et mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation : Les Equipes Régionales d’Appui mises en place et outillés

mercredi 18 avril 2018

Le Ministère de la Réconciliation Nationale et de la Cohésion sociale a organisé le 18 avril 2018, à l’hôtel Radisson de Bamako le démarrage des travaux de planification à l’élaboration des plans d’actions des Equipes Régionales d’Appui à la Réconciliation. En absence de Mohamed El Moctar, Ministre de la Réconciliation Nationale et de la Cohésion sociale, la cérémonie a été présidée par Attaher Ag Iknan, secrétaire général du ministère de la Réconciliation Nationale et de la Cohésion sociale. Elle a enregistré la participation de Manuela RICCIO, Chargée d’Affaire, assurant l’intérim du Chef de Délégation du l’Union européenne et Porte-parole désignée par les PTF.

Dans le but de prévenir, gérer les conflits et contribuer à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, le Gouvernement du Mali, à travers le Ministère de la Réconciliation Nationale et de la Cohésion sociale, vient de mettre en place des Equipes Régionales d’Appui à la Réconciliation. « Les Equipes régionales d’appui à la réconciliation, illustre une volonté politique forte du Gouvernement de déployer des personnes ressources de proximité ayant vocation à identifier et traiter, au plus près des réalités complexes du terrain, les foyers de conflits et les dynamiques de cohésion sociale », a indiqué Manuela RICCIO, Chargée d’Affaire, assurant l’intérim du Chef de Délégation du l’Union européenne et Porte-parole désignée par les PTF.

Selon elle, malgré les avancées notables en termes de mise en œuvre des dispositions sécuritaires, institutionnelles et politiques de l’Accord de Paix, force est de constater que la dimension réconciliation de l’Accord demeure un chantier de première importance, tant les conflits inter et intracommunaitaires demeurent présents et la situation sécuritaire, au nord comme au centre, est volatile.

« Par conséquent les partenaires techniques et financiers ici présents estiment fondamental, et c’est là le premier enjeu, d’appuyer le Gouvernement, et notamment le Ministère de la Réconciliation Nationale et de la Cohésion Sociale, dans sa volonté d’apaiser la situation sur place et de faire avancer la cause de la réconciliation et de la paix », a-t-elle déclaré. Avant d’ajouter que dans cet enjeu de la réconciliation, la coopération pour le développement n’est qu’un petit élément de la solution. Selon elle, le vrai catalyseur, le vrai déclencheur réside dans la capacité de l’Etat et des citoyens, en tant qu’acteurs du territoire, et de la vie quotidienne, à trouver leurs propres solutions à la crise, notamment en instaurant le dialogue à toutes les échelles : du niveau micro (communautaire) au niveau macro (national et international) en passant par le meso (régional).

Pour cela, elle dira que les Equipes Régionales d’Appui à la Réconciliation représentent une valeur ajoutée essentielle pour animer ce dialogue.

Au titre du 2ème enjeu, deuxième enjeu, Chargée d’Affaire, assurant l’intérim du Chef de Délégation du l’Union européenne et Porte-parole désignée par les PTF, dira que l’objectif est de participer à renforcer la cohérence et la coordination des PTF dans leur appui au Ministère de la Réconciliation Nationale et de la Cohésion Sociale. « En tant que PTF, nous avons souhaité nous aligner derrière la politique publique du ministère de la Réconciliation Nationale et de la Cohésion sociale. Selon elle, cet alignement est le fruit d’un partenariat étroit entre PTF qui vise à éviter les doublons ou l’éclatement d’initiatives non coordonnées, pour privilégier l’appui à l’institution publique chargée de la réconciliation et de la cohésion sociale.

« L’atelier qui nous réunit aujourd’hui montre que le rapprochement des PTF permet de réaliser des actions de manière totalement concertée. De cette coordination des PTF découle le cofinancement non seulement de cet atelier de préparation à l’élaboration des plans d’actions, mais plus encore des ateliers régionaux de planification », a-t-elle déclaré. Avant d’insister sur le fait que l’action des PTF n’apporte qu’un appui et la pleine maîtrise du processus appartient au ministère de la Réconciliation Nationale et de la Cohésion sociale.

« Nous formulons le vœu et faisons le pari que les Equipes Régionales d’Appui à la Réconciliation sauront apaiser les situations conflictuelles et participer au renforcement de la cohésion sociale. Tout comme nous fondons de grands espoirs sur la capacité du Ministère à assurer la meilleure coordination entre la Mission d’Appui à la Réconciliation Nationale (la MARN) et les Equipes Régionales d’Appui à la Réconciliation », a-t-elle indiqué. Avant d’espérer que le processus de planification, serve à opérationnaliser les Equipes Régionales d’Appui à la Réconciliation, ainsi qu’à créer un précédent, un exemple, tout à la fois en termes d’efficacité de gestion que d’impact auprès des populations.

En sa qualité de représentant du ministre de la Réconciliation Nationale et de la Cohésion sociale, Attaher Ag Iknan, secrétaire général du dit ministère, a félicité les hommes et les femmes pour le choix porté sur eux pour animer ces nouveaux outils dédiés exclusivement à prévenir, gérer les conflits et contribuer à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation.

« Je ne doute point de votre réussite car les critères qui ont prévalu pour la détermination des différents choix tirent leur fondement, de votre honnêteté, de votre droiture, de patriotisme, de votre connaissance des hommes, des us et coutumes de vos terroirs respectifs et du Mali », a-t-il déclaré. Avant de préciser que durant les 3 journées, ils seront outillés et préparés à l’élaboration de leurs plans d’actions à travers des sessions d’approches méthodologiques à la planification stratégique, l’adaptation à la gestion opérationnelle, administrative ; ainsi que les outils de médiation.

« Vous serez conforter dans la mise en œuvre de vos missions axées sur : l’information et la sensibilisation sur le processus de paix ; l’identification des mécanismes de médiation et de gestion ; l’identification, au niveau local, les forces sociales capables d’influer sur le règlement diligent des conflits ; la promotion des initiatives locales de soutien à la réconciliation », a-t-il indiqué, pour être plus précis.

Pour terminer, il a salué les partenaires qui accompagnent le Mali dans la lourde œuvre de construction de la paix. Ce sont : l’UE à travers l’ERP, la GIZ à travers le PASP, la MINUSMA, l’UNESCO, le FBA et le PNUD.

Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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