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    Formation professionnelle : Swisscontact et la Mairie du District de Bamako, engagés pour l’insertion économique des talibés

    mercredi 20 décembre 2017 , par Assane Koné

    « Un homme sans métier, donc sans travail, est une proie facile à toutes les aventures, surtout en ces temps qui courent dans l’espace sahélo-saharien. C’est pourquoi, je salue cette initiative de Swisscontact qui vise à soutenir la Mairie du District de Bamako à former des jeunes talibés, en vue de faciliter leur insertion économique ». Cette déclaration été faite par Adama Sangaré, Maire du District de Bamako. C’était le 20 décembre 2017, lors de la cérémonie de lancement du projet de formation et d’insertion de 31 talibés dans le District de Bamako dans les métiers de la transformation agro-alimentaires, teinture, vitrerie aluminium et maçonnerie carrelage. Cette cérémonie a aussi enregistré la remise des équipements pour soutenir l’insertion de 10 jeunes formés en froid et climatisation.

    Face à la problématique de l’emploi des jeunes au Mali, l’on a tendance à oublier une catégorie importante de jeunes : les talibés. Loin d’une volonté de stigmatiser cette catégorie de jeunes maliens, face au phénomène du terrorisme, l’on doit admettre, aujourd’hui plus que jamais, que la problématique de leur insertion dans le tissu économique, se pose comme un défi majeur.

    « Dans la problématique de la formation et l’insertion des jeunes, un groupe cible, notamment celui des jeunes talibés, mérite une attention particulière de la part des autorités du Mali et aussi de tous ces partenaires techniques et financiers », a indiqué Adama Sangaré. Avant d’ajouter que « ces jeunes talibés sont le plus souvent exclus du système et n’ont pas, pour la plupart, d’activités économiques après les études coraniques  ». Selon, lui, cette situation pousse certains jeunes talibés, tout comme les autres jeunes en situation de précarité de s’embarquer dans des aventures dont l’issue est fatale.

    Au même moment, Ismaël Alassane Maïga du Bureau de la Coopération suisse, a estimé que « la compétitivité ne peut pas être au rendez-vous si on ne renforce pas les capacités des acteurs ».

    Et, c’est partant de la pertinence de tous ces arguments que Swisscontact a initié avec la Mairie du District de Bamako, dans le cadre de la phase 4 du Programme d’Appui à la Formation Professionnelle (PAFP IV), dont elle assure la maîtrise d’ouvrage, un projet pilote de formation de jeunes talibés, en étroite collaboration avec l’école coranique « Takwa », située à Guarantiguibougou.

    Grâce à cette approche novatrice, une dizaine de jeunes talibés ont été formés dans les secteurs de la plomberie et de l’électricité bâtiment.

    « Sur la base de cette première expérience réussie, Swisscontact et la Mairie du District de Bamako, en partenariat avec le Secours Islamique Français (SIF) ont élargi leur intervention à deux autres écoles coraniques, situées à Banconi et à Kalabanbougou en Commune I et IV », nous a indiqué Sory Ibrahima Sow, Coordinateur de Swisscontact à Bamako. Selon lui, Swisscontact a adopté la même approche qu’avec l’école coranique « Takwa  », en utilisant une aide à l’orientation professionnelle à travers les Espaces Orientations Jeunesse (EOJ) de l’Agence pour l’Emploi des Jeunes (APEJ).

    « Les conseillers d’orientation ont accompagné les jeunes talibés à réfléchir à des métiers porteurs et à la construction d’un projet professionnel », a-t-il indiqué. Avant de préciser qu’après plusieurs entretiens individuels, les jeunes talibés ont choisi 4 cordes de métiers : transformation agro-alimentaire, teinture, vitrerie aluminium et maçonnerie carrelage.

    Pour ce partenariat en faveur des jeunes talibés, Swisscontact est en charge du volet formation et insertion professionnelle et le Secours Islamique Français (SIF) assure le financement des équipements pour permettre aux jeunes de s’installer et démarrer des activités professionnelles.

    « Le coût total de ces actions de formation et accompagnement post-formation s’élève à 19 776 538 FCFA, dont une subvention du PAFP IV de 13 331 588 FCFA et une contribution du Secours Islamique France (SIF) pour un montant de 6 444 950 FCFA pour l’achat des Kits qui permettra aux jeunes de s’installer à leur propre compte après la formation », a précisé Adama Sangaré, Maire du District de Bamako.

    Plus de 47 000 personnes formées, à Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Bamako

    C’est le lieu de rappeler que dans le cadre de la 4ème phase du Programme d’Appui à la formation professionnelle (PAFP IV), financé par les Coopérations Suisse et Danoise, Swisscontact s’est engagée pour l’insertion économique de 40 000 personnes à travers une formation professionnelle qualifiante orientée vers les besoins de l’économie. Et, en 4 ans, le bilan est éloquent. Ce sont plus de 47 000 personnes qui ont été formées, dans les régions de Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et le District de Bamako. Plus de la moitié des personnes formées sont des femmes et des jeunes sans emploi.

    En ce qui concerne le District de Bamako, le Maire Adama Sangaré a rappelé que de 2015 à nos jours, il y a eu 3 835 personnes formées ou en cours de formation dont 2 277 femmes et 1 558 hommes. Selon lui, dans ce lot, il y a 632 jeunes, dont 372 femmes, insérés dans la vie professionnelle.

    Dans le cadre de cette cérémonie de lancement de la formation et insertion de 31 jeunes talibés de la Commune I et IV, le Maire du District de Bamako et les différents conseillers à la Mairie du District, ont procédé à la remise d’équipements, pour soutenir l’insertion de 10 jeunes formés en froid et climatisation.

    Assane Koné

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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