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Formation de formatrices de femmes journalistes : Internews et NDI renforcent la capacité d’un noyau de femmes journalistes

mardi 16 juin 2020

Le lundi 15 juin 2020, s’est déroulé l’ouverture des travaux de l’atelier de formation des formatrices des femmes journalistes des régions et du District de Bamako. Cette formation va s’étaler sur trois semaines, du 15 juin au 4 juillet 2020. C’était à l’hôtel de l’Amitié de Bamako.

L’objectif est de former 16 femmes journalistes à devenir des formatrices. Chaque femme formée doit former 10 journalistes, produire des contenus sur les femmes et les reformes politique et institutionnelles à venir.

Durant ces trois semaines, les modules qui seront présentés sont entre autres : genres journalistiques, média et service public, Ecriture radio, Technique de narration, le reportage, l’interview, le montage numérique, la loi 052 : contenu, défis de son application, implication des femmes journalistes, le papier radio, Journalisme sensible au genre, journalisme sensible au conflit, droit et devoir du journaliste, Technique de production et de diffusion des médias numériques, fake news, Réseaux sociaux et fake news, l’activité parlementaire (Représentante NDI).

« Cette journée est spéciale ! Il est rare, même très rare, de ne voir que des femmes comme uniques participantes à une session de formation. Cet espace est le vôtre parce que vous êtes des femmes journalistes, des acteurs majeurs des médias. Dieu sait combien le rôle des médias est important dans la vie de notre nation, dans la démocratie, dans la bonne gouvernance. Cependant, les difficultés que vous avez en tant que femmes journalistes sont légions », a déclaré Moussa Doumbia, directeur du projet Internews au Mali, responsable media.

Le directeur du projet Internews a estimé que, leurs voix en tant que femmes journalistes, méritent d’être plus et mieux entendues. Pour ce faire, le gouvernement et le peuple américains à travers l’USAID avec la participation de la coopération Suisse, à travers le DDC, sont engagés à les appuyer. Selon lui, cet appui s’inscrit dans le cadre du programme EMERGE (Renforcer les efforts des Maliens à travers les Elections, les Reformes et la Gouvernance), mis en œuvre par le NDI et Internews.

Selon son directeur, l’internews est une organisation internationale dont la vocation est de renforcer la capacité des medias. Dans ce projet, « nous avons constaté que les femmes journalistes en générale ont peu d’opportunité de se faire connaitre. Soit à cause de leur faible accès aux ressources économiques, soit à cause des pesanteurs sociales. D’où l’organisation de cette formation pour renforcer leur capacité afin qu’elles, à leur retour puissent aller former d’autres femmes journalistes ». Il a ajouté qu’après cette session, elles seront appelées à jouer un rôle capital dans la formation et la sensibilisation des populations.

M. Doumbia a lancé un message à l’endroit des participantes, à faire preuve d’engagement et d’assiduité. Au-delà de la formation, il les a invités à faire en sorte que d’autres journalistes femmes, qui n’ont pas eu la chance d‘être là puissent bénéficier de la formation. Car ce sont des femmes qui ont été triées sur le volet parmi tant d’autres femmes.

Futures formatrices, il dira qu’elles vont bénéficier de leur accompagnement pour faire bénéficier leurs nouvelles compétences de néo-formatrices à d’autres femmes journalistes, à d’autres journalistes. A cet effet, avec leur partenaire ThinkPeace, dont l’expertise en matière d’extrémisme violent est connue et reconnue au-delà de nos frontières, « nous engagerons les échanges dans les jours à venir pour matérialiser cet appui, car cette formation est un cadre idéal d’échanges, de partage d’expériences et de vécus, de mise en relation et de réseautage, non seulement avec les consultants, mais aussi et surtout entre vous, venues de toutes les régions et de Bamako », a-t-il conclu.

Pour sa part, Dr Badie Hima, directeur résident Senior National Democratic Institute (NDI/Mali), a rappelé aux futures femmes journalistes formatrices qu’elles ont une double responsabilité. Parce que, elles ont et seront former à former, de semer le contenu de cette formation à travers leur organe et à travers leurs collègues. « Il faut montrer l’exemple de la technicité, l’exemple de l’engagement, de la simplicité que vous êtes entrain de faire », a-t-il souhaité.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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