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Festival Ogobagna 5 : C’est parti pour 7 jours de manifestations culturelles pour la paix et la cohésion sociale

mardi 28 janvier 2020

La cérémonie d’ouverture de la 5e édition du festival culturel Ogobagna s’est déroulée, le lundi 27 janvier 2020, à la place du cinquantenaire de Bamako. Dans le contexte des évènements douloureux qui frappent notre pays à travers des attaques terroristes contre nos Forces de défense et de sécurité, l’édition de cette année a été placée sous le signe du renforcement de nos valeurs culturelles pour la paix et de la cohésion sociale.

Placé sous le thème, « les valeurs sociales, culturelles et économiques de la cotonnade au pays dogon, le programme de 7 jours d’activités prévoyait des soirées culturelles, des prestations de troupes Dogon, Peul, Bwa, Miniaka, Malinké, Soninké, Bozo, Songhoy-Tamasheq. En plus des conférences-débats, le programme prévoit des concerts live avec des artistes comme Cheick Tiadiane Seck, Mamou Sidibé, la troupe musicale du CAMM Balla Fasséké Kouyaté.

La cérémonie d’ouverture du festival s’est déroulée en présence de N’Diaye Ramatoullaye Diallo, Ministre de la Culture, de Soumaïla Cissé, Chef de fil de l’opposition, de plusieurs ministres du gouvernement, des membres de la délégation de l’Union Européenne et des présidents des associations culturelles de notre pays.

A l’entame de ses propos, le professeur Amadou Dolo dira que le festival Ogobagna cette année devait être une occasion de festivités, mais cela est terni par l’attaque meurtrière contre nos famas à Sokolo. A cet effet, il a montré sa tristesse et son soutien indéfectibles aux forces armées et de Sécurité du Mali, aux familles endeuillées et éplorées.

Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, Ministre de la Culture a estimé que le contexte est caractérisé par des attaques assimilables à des actes de barbarie et sauvages contre nos famas et nos citoyens paisibles. Avant d’adresser ses mots de soutient à travers une pensée pieuse aux victimes tombées sous les balles d’obscurantistes.

Elle a aussi souhaité que le peuple malien renforce son union sacrée pour se mettre débout dernière son armée comme un seul homme pour le retour rapide de la paix et de la cohésion sociale.

Mais qu’à cela ne tienne, elle a indiquée que la culture est le bouclier, l’ultime recourt, le rempart collectif contre les forces obscurantistes, fanatiques pour maintenir nos valeurs sociétales comme un facteur de paix et de cohésion sociale.

A cet effet, Mme le Ministre a indiqué que le festival Ogobagna est l’une des occasions du renforcement de dialogue interculturel reposant sur les formules clés qui ont favorisé depuis fort longtemps le brassage fécond, la connaissance et la reconnaissance mutuelle de l’identité, les valeurs culturelles des différentes ethnies et communautés qui composent le Mali.

« Le festival Ogobagna est un événement fédérateur, de résistance culturel, de refus de la barbarie, de renforcement de nos brassages multi séculaires qui ont longtemps permit le vivre ensemble dans la démocratie, dans la tolérance, dans la justice sociale et dans le respect mutuel », a-t-elle déclaré.

Le représentant de l’Ambassadeur de l’UE au Mali dira que malgré les heures sombres que vit le Mali, la culture est un vecteur clé qu’il faut soutenir et défendre, pour promouvoir les identités culturelles, les patrimoines. Il a aussi dit que le festival Ogobagna est l’une des belles initiatives qui enrichissent la culture et le pays dogon.

Diadjé Songho, représentant de la communauté des cultures sonrhaï en mouvement, et au nom de Ousmane Issoufi Maïga, Président de IRGANDA, a encouragé les initiateurs de l’évènement et les a invité à continuer ce combat culturel pour répondre au négationniste de notre histoire. « Le festival montre le peuple dogon au monde à travers ses us, ses mœurs, ses coutumes, ses manières de faire et d’être, ses pratiques spécifiques par lesquelles on reconnaît et identifie un peuple », a-t-il déclaré. Avant de soutenir que sa pérennisation est un acte de foi, une responsabilité devant l’histoire et un devoir pour la génération future.

Le programme de cette année prévoit :

Mardi 28 janvier à partir de 20 h une soirée culturelle malinké, Soninké et Bozo
Mercredi 29 janvier, à partir de 20 h, une soirée culturelle Songhoy-Tamasheq/Arabe-Dogon
Le jeudi 30 janvier, de 20h à l’Aube, un concert live avec des artistes comme : Machala Sampana, Amadou Tapily, Bassékou Kouyaté, Victorien Dembélé, la troupe musicale du CAMM
Vendredi 31 janvier, le deuxième concert live sera animé par des artistes comme : Adama Djiré, soumaïla Kanouté, Badema National, Tchalé Arby, Koko Dembélé et Ben Zabo
Samédi 1er février, à partir de 20 h, ce sera la 3ème nuit de concert live avec des artiste comme : Petit Goro, Calibre 27, Salomé Dembélé, Kader Tarhanin, Hawa Maïga, Mamou Sidibé et Cheick Tidiane Seck.
La clôture aura lieu le dimanche 2 février à partir de 15 heures.

Mohamed CAMARA}

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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