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Fespaco 2021 : L’édition de la résilience propose 239 films dans 7 salles

lundi 18 octobre 2021

Décidément ! Face à la détermination des autorités burkinabées et des réalisateurs africains et de la diaspora, rien ne semble avoir le pouvoir de gripper la machine de la biennale du festival panafricain du cinéma de Ouagadougou. Malgré la crise du COVID-19, qui a poussé au décalage de la date d’organisation de la manifestation phare du cinéma africain et la crise sécuritaire qui soumet le Sahel et l’Afrique occidentale à une rude épreuve, la 27ème édition du FESPACO depuis le 16 octobre 2021, s’est installée en maître dans les salles de projection de Ouaga, pour le bonheur des cinéphiles.

Le samedi 16 octobre 2021, après une cérémonie d’ouverture qui a proposé un spectacle époustouflant et à la hauteur de l’évènement, les cinéphiles et les professionnels du cinéma, ont pris d’assaut la salle du Ciné Burkina. Comme c’est désormais devenu une tradition, ce soir-là, la projection du film d’ouverture (Atlantique de Mati Diop) de la 27ème édition du Fespaco, a été précédée par la présentation du jury officiel fiction Long métrage, présidé par Abderrahamane Sissako, réalisateur, scénariste, producteur maliano-mauritanien ; et vainqueur de l’Etalon d’or de Yennega en 2003, avec le film « Hermakono », ou en Attendant le bonheur.

Et, malgré la qualité du film « Atlantique », qui a reçu le grand prix de la compétition du Festival de Cannes, difficilement certains spectateurs dont votre serviteur, n’arrivaient pas, à se remettre de la grande émotion provoquée par le spectacle d’ouverture d’il y a à peine heure de temps au Palais de Sports de Ouaga 2000.

Un spectacle d’ouverture consacré à « l’héritage de YENNEGA »

« Yennega Lagacy » ou l’héritage de Yennega, spectacle lors de la cérémonie d’ouverture de la 27ème édition du FESPACO, a émerveillé plus d’un. Dirigé de mains de maître par le chorégraphe Serge Aimé Coulibaly, « Yennega Lagacy » est une invitation à la résilience, surtout en cette période de grande incertitude dans les pays du Sahel qui font face à une violence sur fond de crise sécuritaire aggravée.

Au-delà de la thématique, il faut saluer la beauté de ce spectacle qui a mobilisé 80 chorégraphes et acrobates, 10 comédiens de cinéma, et de théâtre. Mais, aussi un champion du monde : Iron Biby. « Nous avons voulu innover pour que techniquement et artistiquement tout soit en adéquation et ainsi proposer un spectacle digne du FESPACO », l’annonçait quelques minutes avant le spectacle, Serge Aimé Coulibaly, le chorégraphe. Et, oui, pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. Tout était au point. La prestation des artistes, des danseurs, des comédiens, et des techniciens de son et de la lumière, rien n’a été fait au hasard. Même la prestation la prestation live du groupe qui a orchestré la musique qui a accompagné le spectacle, était d’un niveau largement au déçu de la moyenne.

Et, au regard de la qualité du spectacle qui a enregistré une contribution de taille des artistes de renommée internationale comme Didier Awadi, Smokey, Malika la slameuse, Kalam Kundé et Baba Mal, la série de discours officiels n’a pas du tout été lassant pour les nombreux festivaliers.

Roch Marc Christian Kaboré, Président du Faso, a estimé que la tenue de cette biennale du cinéma africain, dans un double contexte de défis sécuritaire et sanitaire, témoigne la résilience et l’abnégation du peuple burkinabè. Le Président Burkinabé dans son interview d’après cérémonie, a salué la grande manifestation de solidarité et de fraternité du Président Macky Sall, du Sénégal, dont le pays est l’invité d’Honneur de cette édition.

Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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