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Espace d’interpellation démocratique : Une tribune d’échanges constructifs entre gouvernants et gouvernés

lundi 18 décembre 2017

Le Mali a tenu la 22ème session de l’Espace d’Interpellation Démocratique (l’EID) le dimanche 10 décembre 2017. C’était au siège de la Cour Suprême du Mali. Cette 22ème session de l’espace de dialogue entre gouvernants et gouvernés était placée sous la présidence de Abdoulaye Idrissa Maiga, Premier Ministre, Chef du Groupement. Il était accompagné par des Présidents des Institutions de la République, les membres du Gouvernement interpellés, les représentants des organismes internationaux accrédités au Mali et le représentant du Président de l’Association des Médiateurs des pays membres de l’UEMOA (AMP/UEMOA). Aussi l’on a pu noter une forte participation de la population Malienne venue des quatre coins du Mali. Le jury de ce 22ème numéro de l’EID avait pour Président Abdelssatar Ben Moussa de la Tunisie, prix Nobel de la Paix en 2015.

Pour cette édition, se sont 290 demandes d’interpellations qui ont été enregistrées contre 234 en 2016 et la plus part des dossiers concernaient les affaires foncières.

En plus d’informer l’opinion publique nationale et internationale sur l’état des droits de l’homme au Mali, l’EID joue un rôle d’harmonisation sociale. Il offre un espace pédagogique de dialogue entre gouvernants et gouvernés dont la finalité est l’ancrage de l’Etat de droit et l’instauration d’une culture démocratique nationale.

Dans son discours d’ouverture, Baba Akhib Haidara, médiateur de la république a rappelé que l’année dernière, la 21ème session de l’EID avait enregistré 234 demandes d’interpellations dont 143 avaient été retenues. Sur ces 143, il dira 22 avaient fait l’objet d’une lecture publique et 121 classées pour suite à donner par les différents départements ministériels. Sur les 143 interpellations traitées, 117, 81,8% ont reçus des suites positives, dont la totalité des 22 interpellations lues le 10 décembre 2016.

Pour ce qui concerne cette 22ème session de l’EID, il a indiqué qu’ils ont enregistré 290 demandes d’interpellations, contre 234 en 2016. Sur ces 290 demandes, 173, soit 59,65%, proviennent des régions de notre pays, et 117, soit 40,34% du District de Bamako.

Parlant du nombre des dossiers, il dira que le nombre total de dossiers retenus par la commission préparatoire s’élève à 188 dont 39 pour « lecture publique » et 149 pour « suite à donner ». Selon lui ces 188 dossiers interpellent 22 départements ministériels. « Ces chiffres laissent transparaitre l’intérêt croissant de nos compatriotes pour ce forum qu’est l’EID, même si nous devons déplorer la faible participation de l’élément féminin qui s’élève cette année à un peu plus de 8% ainsi que nos compatriotes vivant à l’étranger », a-t-il annoncé.

En décidant de participer à cette 22ème session de l’EID selon le médiateur de la République, l’AMP-UEMOA non seulement apporte un appui qui témoigne de l’intérêt que le concept de l’EID suscite dans notre sous-région, mais aussi un appui qui honore notre pays et qui l’encourage dans sa quête d’un approfondissement de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance.

Pour l’occasion, il n’a pas manqué de saluer et remercier vivement toutes les personnalités nationales et étrangères qui ont accepté d’accorder leur temps et de faire bénéficier de leur compétence en acceptant d’être membres du Jury d’ Honneur. « En particulier, je suis heureux d’accueillir les trois personnalités venue de l’extérieur pour participer avec nous au déroulement de cette 22ème session de l’EID », a-t-il indiqué.

Il a également eu une mention spéciale à l’endroit de la société civile pour leurs contributions aux activités de cette 22ème session de l’EID. Une mention particulière a été dite au Président du Jury M. Abdessattar Ben Moussa, par ailleurs éminent membre du Quartet de dialogue national Tunisien. Ce Quartet, a obtenu le prix Nobel de la paix en 2015 pour le travail long et difficile porté par l’ensemble de la Société Civile Tunisienne qui a permis de sauver le processus de démocratisation en Tunisie.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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