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Epanouissement de la malienne : Bamako a désormais un salon de la femme

samedi 21 juillet 2018

Les violences conjugales dans le couple, les conséquences de l’excision sur la vie intime du couple, les pressions familiales sur les jeunes mamans, les problèmes d’infertilités et leurs conséquences sur le couple, les difficultés rencontrées dans l’essence même du mariage... Ce sont-là autant de problèmes que la femme malienne rencontre dans sa vie. Pire, certaines voix se lèvent aujourd’hui pour dire que la femme malienne est souvent privée de ses droits les plus élémentaires et qu’elle est contrainte à subir de nombreuses exactions. Dans une tentative de trouver des solutions à tous ces problèmes qui sont de nature à saper le bien être des familles, la boutique GlamHouse qui offre déjà un espace d’écoute, de conseils, et de soutien aux femmes, a décidé d’organiser le Salon de la femme et son épanouissement.

Organisé pour offrir une plateforme d’information et d’éducation sur des sujets pertinents à la vie de la femme dans le foyer, le premier Salon de la femme et de son épanouissement, a ouvert ses portes à Bamako, au Palais de la Culture, le 20 juillet 2018. En plus de nombreuses jeunes dames qui avaient fait le déplacement, la cérémonie d’ouverture du Salon a enregistré la présence effective de Mme Sow Nana Kadidia, du ministère de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille et celle de Mme Bouaré Bintou Founé Samaké, coordinatrice de WILDAF au Mali.

« Ce salon a été initié par Aïcha Diakité pour sensibiliser et informer les jeunes femmes maliennes sur le bien être familiale », a indiqué Mme Diakité Oumou Sidibé, la mère de la promotrice de la Boutique GlamHouse, initiatrice du Salon de la femme et son épanouissement. Comment entretenir un foyer ? Comment entretenir les enfants ? Comment entretenir un mari ? Comment entretenir les beaux parents ? , Selon elle, ce sont autant de préoccupations que le salon se propose de prendre en charge, afin que la femme malienne soit épanouit dans son foyer. « Les dérives graves dans les mariages ne peuvent plus continuer dans notre pays. Travaillons à éduquer nos enfants au bien être des couples », a-t-elle indiqué. Avant de Saluer Aïcha Diakité et ses collaborateurs et collaboratrices qui ont eu l’idée de ce Salon utile et nécessaire qui manquait dans le paysage malien.

« Aujourd’hui, la consolidation des mariages est une préoccupation cruciale dans la société malienne », a indiqué d’entrée de jeu Mme Bouaré Bintou Founé Samaké, Coordinatrice de WILDAF. Selon, elle, il est malheureux de constater que tous les jeudis, tous les tribunaux du pays sont envahis par des couples qui sont en instance de divorce. « De tout temps, le foyer à été le socle de la famille. Mais, malheureusement, il est aujourd’hui soumis à rude épreuve au Mali », a-t-elle indiqué. Avant de préciser que WILDAF, depuis des années travaille pour l’équilibre des foyers au Mali. Pour cela, elle a salué l’initiative du Salon de la femme et de son épanouissement. Elle surtout salué la présence de nombreuse jeunes dames qui tireront sans nulle doute d’énormes profits dans la tenue de cette manifestation. Selon elle, cet espace se présente comme un lieu de transmission d’expériences pour la réussite et l’épanouissement des foyers au Mali.

« Je voudrais transmettre tous les encouragements de Madame le Ministre aux organisateurs pour cette belle initiative de célébration de la femme qui s’inscrit en droite ligne des orientations et axes stratégiques du département de la femme, de l’enfant et de la famille », a indiqué Mme Sow Nana Kadidia, représentant de Madame le ministre empêchée.

Elle a déclaré que la présence de son département à ce rendez-vous du donné et du recevoir prouve à suffisance leur intérêt à toute initiative, à tout effort pour promouvoir la femme et son épanouissement au sein de la famille, de la communauté et de la société.

Elle a rappelé que l’objectif du Salon est d’offrir une plateforme d’information et d’éducation sur la santé sexuelle, les violences liées au genre, notamment l’excision, l’autonomisation financière de la femme, l’entreprenariat féminin, les valeurs du mariage, les bonnes pratiques dans les couples, les valeurs du mariage, la nutrition, l’infertilité. Selon elle, au regard de ces objectifs, le Salon est plus que d’actualité. « Ces thématiques, j’en sui sûre, contribueront à mettre fin aux violences basées sur le genre », a-t-elle déclaré.

En plus d’une foire exposition pour la promotion du commerce et des entreprises tenues par des femmes, le programme du salon qui doit durer jusqu’au 22 juillet 2018, propose des ateliers et des conférences débats sur des thématiques aussi diverses. Ce sont : l’importance de l’épanouissement et l’autonomisation financière de la femme pour une vie de couple plus épanouie ; la santé sexuelle à travers la nutrition ; l’excision et les ressources sur le terrain ; l’infertilité et comment y faire face dans notre société ; la violence conjugale et les ressources sur le terrain ; les valeurs du mariage et les bonnes pratiques pour maintenir l’harmonie dans le couple.

Pour débattre de toutes ces thématiques, il a été prévu de mettre des experts à contribution pour entretenir l’auditoire. Ainsi, des professionnels de la santé seront mobilisés pour des entretiens sur l’excision et sur l’hygiène intime de la femme et l’infertilité.

Il a été prévu que Al Foussein Tounkara, auteur du livre « Le Nectar du Mariage », intervienne pour animer l’atelier d’éducation et d’information sur les problèmes sexuels du couple. Le Coach Mariam Inna Kanoute du cabinet Potentiel, a été invitée pour intervenir dans l’atelier de coaching pour le self-esteem et la revalorisation personnelle. Mme Oumou Diarra dite Dieman, conseillère conjugale de renommée au Mali, devait animer la Conférence -débat sur les valeurs traditionnelles et culturelles du mariage dans notre société. En plus des Causeries coquines animées par des « magnambagas », le programme a prévu des Conférences -débats animés par des autorités religieuses sur les droits et devoirs des partenaires dans le couple.

Les organisatrices de ce Salon de la femme, espèrent qu’au bout des trois jours que vont durer les activités, les femmes seront mieux outillées, à être plus épanouie dans la vie de tous les jours, dans leur foyer, et à mieux allier vie professionnelle et privée.

Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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