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Élections communales, locales et régionales : Le ministre Tiéma Hubert Coulibaly s’explique sur le report

lundi 18 décembre 2017

Le vendredi 15 décembre 2017, Tiéma Huber Coulibaly, ministre de l’administration territoriale était face à la presse. L’objectif était d’expliquer à l’opinion nationale et internationale le report des élections communales et locales qui étaient prévues pour le 17 de ce mois. C’était dans les locaux dudit ministère.

L’occasion était bonne pour le ministre de l’administration territoriale lors de cette conférence de presse de faire le point de sa visite et les rencontres avec son homologue guinéen après l’incident qui est survenue à Niaouléni entre la frontière guinéenne et malienne.

A l’entame de ces propos, le ministre a souligné que les élections locales, les élections régionales, puis l’élection en 2018 du Président de la République et les élections des députés à la fin de l’année 2018 sont très importantes.

Pour ce qui concerne les élections locales et communales, il dira que c’est la première fois que les conseillers de cercle et les conseillers régionaux vont être élus par le suffrage universel directe, dans un contexte de mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, donc une composante essentielle dans la stabilisation du pays.

« La crise à révéler un certain nombre de faiblesse dans notre dispositif institutionnel. Alors nous avons estimé que pour renforcer ce dispositif, il fallait donner plus de légitimité aux pouvoirs locaux, au niveau cercle et régional. Ainsi le mode d’élection, le scrutin universel direct a été choisi pour que ces conseillers régionaux et ceux des cercles soient l’émanation du peuple », a-t-il expliqué.

Selon lui, « Nous devons par l’élection ramené l’unité nationale ». Avant d’ajouter que c’est pour cela, ayant convoqué les élections pour le 17 décembre 2017, ayant écouté toutes les parties prenantes au seins du cadre de concertation qui réunit le ministre de l’administration territorial et les chefs des partis politiques tenu régulièrement, ayant écouté les partenaires qui nous accompagnent depuis 2012, le gouvernement a estimé qu’il était bon de revoir son agenda et d’accorder plus de temps pour réaliser l’objectif d’inclusivité qui doit être central dans un tel processus. C’est-à-dire qu’il ne faut pas faire l’élection en laissant derrière des composantes importantes au processus de pacification de notre pays. Selon lui c’est suite à cela que le gouvernement a décidé de reporter les élections.

« La convocation du collège est une prérogative du gouvernement », a-t-il fait constater. Le ministre dira qu’en faisant le constat d’insuffisance, le gouvernement à n’importe quel moment peut décider de revoir son agenda. Il a ajouté que c’est la décision qui a été prise, et qu’ils ont estimé que cela était bon pour le bien être du pays.

« Le Mali sait organiser les élections, le ministère bien avant moi, sait organiser les élections. Nous avons une pratique électorale qui est reconnue sur le plan internationale. Organiser les élections n’est pas le problème, réussir les élections est une affaire différente. Dans notre contexte, réussir consiste à ce que l’ensemble des acteurs participent et surtout lorsque cela se tient sur l’ensemble du territoire », a-t-il déclaré.

De la même manière, il dira qu’ils se sont tournés vers la réorganisation administrative de notre pays par la création de deux nouvelles régions et que les 9 autres restes à être opérationnalisées.

Concernant le sujet portant sur la situation de nos frontières suite à l’incident qui s’est produit entre la frontière malienne et guinéenne (Niaouleni), il dira : « je me suis rendu sur le territoire guinéen. J’ai tenu une rencontre technique avec mon homologue guinéen, à travers laquelle le Mali a présenté ses condoléances. Aussi nous avons tenu des réunions publiques dans ces deux localités pour expliquer qu’il n’aura pas de conflit territorial entre nos deux pays frères (le Mali et la Guinée) ». Avant d’ajouter que le Mali a besoin de stabiliser ces frontières pour la sécurité de son territoire et pour la sécurité de ceux de ces voisins.

« Par ailleurs, nous nous sommes également engagés sur le chantier de l’état civil qui à commencer depuis 2009 avec le RAVEC et qui a été poursuivi avec la création de la carte NINA », a-t-il ajouté. Pour cela, il dira que le gouvernement a fait beaucoup d’effort, malgré la crise, le processus continu, les moyens de centre de traitement des données de l’état civil vont être renforcés, une stratégie nationale d’état civil sera bientôt adoptée avec l’objectif de doter le Mali d’un fichier d’état civil fiable, totalement numérisé permettant d’avoir une base électronique pour gérer les autres aspects de la vie.

Sur la question d’insécurité, il dira qu’il y a une instabilité réelle au centre du pays. Malgré tout le ministre estime que nous devons nous battre pour réorganiser les élections. « Pensez-vous que ce serait aider la sécurisation du Centre en décidant de renoncer aux élections ?, Ce n’est pas parce ce que nous faisons face au terrorisme que nous devons mettre les institutions entre parenthèses, ce n’est pas une course pour aller occuper les fauteuils. Mais c’est un processus qui permet à un pays de se structurer face à son destin », a t-t-il conclu.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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