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Éducation nationale : la SYNFISE-SNEC va-t-il prendre en otage les examens de fin d’année ?

vendredi 5 juillet 2019

Suite à des recommandations non prises en compte par l’État depuis sa création, la section nationale des financiers du secteur de l’éducation (SYNFISE-SNEC) a organisé une conférence de presse. L’objectif était d’informer l’opinion nationale et internationale sur leur préavis de grèves de 9 jours, soit de 216 heures, période coïncidant avec les dates des examens. Cette conférence de presse a eu lieu le jeudi 4 juillet 2019 à la Bourse de Travail.

« Nous ne déposons pas ce préavis pour la volonté d’aller en grèves. Nous voulons que les négociations s’ouvrent. Si nous n’avons pas gain de cause, on observera une grève allant du lundi 22 au mardi 23 juillet 2019, du 29 au 31 juillet et du 5 au 8 aout 2019 », a déclaré Diodio Samba, secrétaire général la SYNFISE-SNEC.

Selon le secrétaire général, la SYNFISE-SNEC a été créé il y a quelques années et se bat pour les besoins de ses membres qui aspirent à une meilleure condition de vie et de travail. La SYNFISE-SNEC est une section qui regroupe des agents financiers de l’Etat mis à la disposition de l’éducation. Ses membres sont de tous les ordres d’enseignement. « Nous sommes détachés du Ministère des Finances et mis à la disposition du ministère de l’éducation. De ce fait, nous ne bénéficions pas des avantages de notre ministère d’origine et ne sommes pas pris en charge par tout ce qui concerne les acteurs de l’éducation. Ce qui nous a poussé à mettre en place ce syndicat »,a-t-il fait savoir.

Diodio Samba a expliqué que suite à la tenue de leur premier Congrès en avril 2014, un cahier de charge a été élaboré et recensait les préoccupations. Selon lui ce cahier de charge a été déposé devant l’administration au plus haut niveau mais n’a pas eu de suite favorable. A cela, il a ajouté que que cette année un deuxième Congrès a été tenu en février 2019. Suite à ce Congrès, un cahier de charge fut élaboré et déposé devant les ministères concernés sans suite. Il dira qu’ils ont été contraints de transformer en plateforme de revendications leur cahier de charge, pour le déposer depuis le 12 juin 2019 auprès des autorités concernées. « Jusque-là, rien n’a changé. Ce qui nous a motivé à déposer un préavis de grève », a-t-il indiqué.

Les 10 points relatifs aux revendications de la SYNFISE-SNEC sont :

* Étendre aux agents financiers du secteur de l’éducation les avantages du décret N2018-0541/P-RM du 5 juillet 2018, fixant les taux mensuels de certaines primes allouées au personnel de certaines directions du ministères des finances nommé par décision des agents chargés du traitement et du tirage des salaires des enseignants fonctionnaires des collectivités, comme chargés de dossiers,

• Prévoir les intendants dans les budgets de formation et des examens de fin d’année. En plus, d’octroyer un plan de carrière aux agents financiers du secteur financiers du secteur de l’éducation, d’élaborer le cadre organique des établissements d’enseignement secondaires général, techniques et professionnel etc,
• Élaborer l’organigramme spécifiant les tâches assignées à chaque poste au niveau des établissements d’enseignement secondaire général, technique professionnel, enseignement normal, centres d’animation pédagogique et des académies d’enseignement,
• Intégrer les aides-comptables dans la fonction publique de l’État. Enfin, de faciliter l’accès des agents financiers aux études professionnelles,
• Étendre la formation continue aux agents financiers du personnel administratif.

« Faute de quoi la section des financiers du secteur de l’éducation bien que disposée au dialogue se réserve le droit d’observer une grève de 9 jours soit 216 heures », a-t-il déclaré. Avant d’estimer que s’ils ont réellement des rôles à jouer au sein de l’éducation, il est sûr qu’ils seront écoutés. « Comme on le dit, la grève est l’arme ultime après avoir tapé à toutes portes. Nous ne voulons pas prendre en otage les examens de fin d’années nous voulons juste des propositions concrètes et officielles », a-t-il indiqué.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.