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Dispersion violente d’une marche à Bamako : La CNDH rappelle au Gouvernement que la liberté de manifester est un droit fondamental

samedi 17 novembre 2018

« La CNDH rappelle que la liberté de manifester pacifiquement sans troubler l’ordre public participe de l’exercice démocratique et constitue un droit fondamental des Droits de l’Homme ». La déclaration a été faite par Maître Malick Coulibaly, Président de la CNDH dans le Communiqué n° 034-2018-/CNDH.

Suite à la dispersion violente par les forces de l’ordre d’un meeting projeté, en dépit d’une interdiction administrative, par certains partis politiques et organisations de la société civile le 16 novembre 2018 à la bourse du travail, la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a publié un communiqué.

Dans ce communiqué, d’entrée de jeu la CNDH a tenu à être claire : « La CNDH rappelle que la liberté de manifester pacifiquement sans troubler l’ordre public participe de l’exercice démocratique et constitue un droit fondamental des Droits de l’Homme ».

Elle a ensuite appelé le Gouvernement à l’observance de ce droit constitutionnel et a condamné fermement tout recours excessif à la force. Avant d’inviter les acteurs politiques à inscrire leurs actes dans la légalité, en usant plutôt des voies de recours prévues par la réglementation en vigueur.

Pour finir la CNDH a exhorté l’ensemble des forces vives à créer et maintenir un climat politique apaisé dans l’intérêt supérieur de la nation malienne en engageant un dialogue politique constructif. Et à rappeler que « Pour la CNDH, la prévention des troubles, porteurs de violations des droits humains, est une responsabilité partagée ».
Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.