Version imprimable de cet article Version imprimable | |

Direction du syndicat autonome de la magistrature : Le SAM dénonce la volonté du ministre de la justice de mettre en scelle le Président déchu

dimanche 26 novembre 2017

« Etant entendu que vous n’êtes pas à votre première tentative de vouloir remettre en scelle le Président déchu, nous tenons à vous rappeler que nous ne sommes plus disposés à tolérer de tels agissements et que NOUS NOUS RESERVONS LE DROIT D’ENTREPRENDRE TOUT, TOUT CE QUI EST SYNDICALEMENT IMAGINABLE, pour apporter une réponse appropriée à de telles immixtions que rien ne saurait justifier ». C’est en substance le contenu d’une lettre ouverte que le Syndicat autonome de la magistrature vient d’adresser au Ministre de la justice. Lisez l’intégralité de la lettre !

LETTRE OUVERTE DU COMITE DIRECTEUR DU SYNDICAT AUTONOME DE LA MAGISTRATURE
A
MONSIEUR LE MINISTRE DE LA JUSTICE GARDE DES SCEAUX
Monsieur le Ministre,

Nous avons l‘honneur de vous rappeler que, suite au Congrès Extraordinaire du syndicat autonome de la Magistrature SAM, tenu le 18 février 2017, les congressistes ont formellement exclu du comité Directeur du dit syndicat, les nommés Cheick Mohamed Chérif KONE et Dramane Diarra. Nous vous avions, à l’occasion, transmis les Résolutions du Congrès, tout en vous précisant que les surnommés n’étaient plus habilités à parler, à quelque titre que ce soit, au nom du SAM. Les mêmes résolutions avaient été transmises à toutes les autorités constituées et dument signifiées aux intéressés. Des lors, nous avions, à notre avis, définitivement tourné cette page.

Cependant, très curieusement, hier Mardi 21 Novembre 2017, nous avons été stupéfaits de vous voir arriver avec le nommé Cheick Mohamed Chérif KONE, Président déchu, et le Juge Famagan CISSE, pour parler au nom du SAM à l’occasion de la rencontre avec le Chef de l’Etat, autour de la question de l’enlèvement de notre collègue Sougalo KONE. Pire, au cours de nos protestations visant à les faire évacuer de la salle, vous avez, à notre grand étonnement, soutenu qu’il n’était pas question de savoir qui était légitime ou non parmi nous.

C’est pourquoi, nous venons par la présente protester avec véhémence contre une telle attitude que nous assimilons à de la provocation ; une provocation de très mauvais goût dans ce contexte particulier, voire une injure faite aux Instances souveraines du SAM et à l’ensemble des Magistrats, dont la décision légitime est ainsi foulée au pied.

Si nous avons accepté de rester dans la salle, grâce aux différentes interventions visant à nous apaiser, et par respect pour le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature qui avait souhaité nous rencontrer spontanément et qui n’était pour rien dans la survenue de cet incident.

Etant entendu que vous n’êtes pas à votre première tentative de vouloir remettre en scelle le Président déchu, nous tenons à vous rappeler que nous ne sommes plus disposés à tolérer de tels agissements et que NOUS NOUS RÉSERVONS LE DROIT D’ENTREPRENDRE TOUT, TOUT CE QUI EST SYNDICALEMENT IMAGINABLE, pour apporter une réponse appropriée à de telles immixtions que rien ne saurait justifier.

Vous souhaitant bonne réception de la présente et comptant sur votre parfaite compréhension de notre message, nous vous adressons nos sentiments respectueux.

Bamako, le 22 Novembre 2017


Pour le Comité Directeur du SAM
Le Président par intérim

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Mots-clés : menunav

Les Plus lus

Projet de loi d’entente nationale : « Une menace pour la paix,… »

Quarante sept organisations de défense de droits humains dénoncent le projet de loi d’entente nationale. Elles considèrent le document comme « une menace pour la paix, la réconciliation et les droits des victimes au Mali ». Lisez l’intégralité du communiqué

COFOP : « La tentative… de prorogation du mandat des députés, constitue une violation…de notre Constitution »

« La tentative solitaire et méprisante de prorogation du mandat des députés, constitue une violation majeure de notre Constitution et entame de manière significative la démocratie et la crédibilité de notre pays », indique la Coalition des forces patriotiques

Plan International : « Le harcèlement sexuel est le plus grand danger auquel les filles sont confrontées dans les villes du monde entier »

(LONDRES) : Le harcèlement sexuel présente un risque majeur pour la sécurité des filles et des jeunes femmes dans le monde, selon une enquête réalisée auprès d’experts mondiaux dans 22 villes publiée aujourd’hui par Plan International, l’organisation œuvrant en