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Déménagement de la faculté des sciences humaines de l’IPN : Les étudiants ne sont pas du même avis que le recteur

lundi 20 avril 2020

Dans le but d’informer l’opinion nationale et internationale de leur mécontentement de la décision de Soïba Traoré, recteur de la Faculté des sciences humaines et sciences de l’éducation (FSHSE), les responsables de l’AEEM de la faculté des sciences humaines et sciences de l’éducation (FSHSE) ont animé un point de presse sur la colline de Badalabougou. C’était le mercredi 15 avril 2020.

« Cela fait longtemps que notre rectorat a pris la décision de disperser les 7741 étudiants qui ont l’habitude de prendre les cours à l’institut polytechnique du Mali (IPM). Les nouvelles destinations citées par le rectorat sont : La Chaine Grise, le lycée Ballo de Kalaban coro Koulouba, l’université de Kabala, et l’ex Flash. Une fois informés sur cette situation, nous avons entrepris des démarches pour voir si les nouveaux locaux répondent aux normes et besoins des étudiants ce qui n’était pas le cas », a déclaré Mohamed Koné, secrétaire général de la FSHSE.

Parlant de la situation, il dira que, l’ensemble des salles de classes disponibles dans les nouveaux locaux ne peuvent nullement contenir les 7741 étudiants de la faculté. En précisant que, les salles libres du lycée la Chaine Grise sont au nombre 16 avec une capacité 60 personnes chacune et de 2 salles de 200 places. Pour le lycée Ballo de Kalaban coro Koulouba, il n’y a que 8 salles de 40 personnes chacune. Dans l’ex Flash, les salles libres sont au nombre de 3 avec une capacité de 200 personnes chacune. Et quant à l’université de Kabala, il y’a 4 salles de 60 personnes et une salle de 200 places. Selon lui, cela signifie clairement que les quatre nouveaux locaux ne pourront même pas prendre 3000 étudiants sur les 7741. Par contre à l’institut polytechnique du Mali, il y’a 64 salles et 8 amphithéâtres allant de 300 à 600 places.

« Notre première rencontre de tentative de dissuasion avec le recteur Soïba Traoré a échoué. Le recteur a mentionné que l’argent versé par l’État ne permet pas de payer les frais de location de l’établissement. A cet effet, nous avons suggéré au recteur d’essayer de renégocier le prix avec le promoteur de l’IPM. Ou d’enlever définitivement le prix des salles inoccupées dans le contrat », a indiqué le porte-parole des étudiants.

Par ailleurs, le conférencier a souligné que si la décision des responsables ne change pas, ses collègues et lui vont entreprendre toutes les dispositions et démarches légales pour se faire entendre. Toutefois il a indiqué qu’il ne s’agit pas d’une lutte contre qui que ce soit, mais plutôt un combat pour l’intérêt des étudiants. Une fois de plus il dit solliciter les responsables de la faculté des sciences humaines et sciences de l’éducation de revenir sur la décision afin d’éviter toutes les mésententes.

« On ne veut pas quitter l’IPM et aller dans un endroit qui ne répond pas aux normes. On n’a pas dit que l’IPM est parfait, mais il vaut mieux que les lieux ciblés par le recteur. On veut juste étudier dans de bonnes conditions », a-t-il conclu.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.