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DISPARITION DU JOURNALISTE BIRAMA TOURE : L’honorable Karim Keita sort de sa réserve et se défend

mercredi 3 juillet 2019

Après un bon moment de silence suite aux accusations par un journal de la place sur la disparition du journaliste Birama Touré, l’honorable Karim Keita, président de la commission Défense de l’Assemblée nationale, est sorti de sa réserve et a apporté des précisions. Dans une interview accordée à notre confrère « Mali Tribune » dans sa livraison du 23 juin 2019, le député RPM élu en Commune II, a affirmé qu’il « n’a éliminé personne ».

72 heures après l’ouverture du procès qui l’oppose à l’hebdomadaire « le Sphinx » et la radio futur média (RFM) (Ouvert le 25 juin 2019) dans l’affaire de disparition du journaliste Birama Touré, l’honorable Karim Keita a décidé de rompre le silence. Dans l’interview accordée au journal « Mali Tribune », le président de la Commission Défense de l’Assemblée nationale du Mali a rapporté sa part de vérité.

Le fils du président de la République dit « n’avoir jamais connu Birama Touré » et qu’il « n’a eu aucun rapport de quelque nature avec lui ». Et, par conséquent, qu’il ne voit pas comment le journaliste aurait pu le faire chanter.

Sur la mutation des agents de la sécurité d’Etat dont les noms ont été cités par le journal dans la disparition de M. Touré, le président de la Commission défense de l’Assemblée nationale est sans ambages « je n’ai aucun pouvoir de décision sur nos forces de défense et de sécurité encore moins un organe tel que les services secrets ».

Sur son éventuel refus de répondre aux convocations du juge, M. Keita a souligné n’avoir jamais refusé de déférer à la convocation du juge. « … je n’ai pas refusé de déférer. Bien au contraire, lorsque j’ai reçu la convocation, j’ai décidé d’y répondre malgré mon statut, en me disant que je n’ai rien à me reprocher. J’en ai avisé mon institution, et mon conseil et pris les dispositions pour y répondre… ».

Trop longtemps assailli par des « contre vérités », c’est pourquoi, le député a décidé de rompre le silence. « Aujourd’hui, je ne demande qu’à être entendu, pour que plus jamais mon nom ne soit associé à une disparition de personne humaine », a-t-il indiqué.

Le président de la Commission Défense de l’Assemblée nationale a aussi souligné qu’en aucun moment, qu’il n’a reçu de convocations ou de sollicitations des familles fondatrices de Bamako dans l’affaire dite Birama Touré.

Birama Touré a été journaliste au Sphinx avant de quitter pour d’autres aventures.

Djibril Diallo
ARC-EN-CIEL

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.