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Cinéma : Le ministre de la Culture veut rendre au 7ème art malien ses lettres de noblesse

dimanche 1er octobre 2017

« Contrairement aux apparences, le cinéma n’est pas en marge du programme d’action du Gouvernement qui s’attèle à rendre à cet art au Mali ses lettres de noblesse dans les meilleurs délais », la déclaration a été faite par Mme Ramatoulaye Diallo, Ministre de la Culture, le jeudi 28 septembre 2017, de l’ouverture de la 24ème session ordinaire du Conseil d’Administration du Centre National de la Cinématographie du Mali (CNCM).

« Le plan d’actions d’urgences sera un tremplin pour les conclusions de ce conseil d’administration », a indiqué Mme le ministre de la culture. Avant de formuler le vœu de voir les administrateurs proposer des idées nouvelles pour la relance de notre cinéma.

Dans une vision qui prone la proximité de l’art d’avec les populations et la professionnalisation du secteur par une réglementation enviable, Mme le ministre a rappelé qu’elle avait instruit à la nouvelle direction du CNCM de lui proposer un plan d’action d’urgence.

Selon elle, ce plan s’articulait autour des axes principaux que sont : la production, le suivi du dossier de construction des complexes cinéma à Bamako, l’animation des activités cinématographiques tant sur le plan national qu’international. « Force est de constater des efforts considérables pour la mise en route de ce plan avant le mois de décembre 2017, mais cependant, je retiens avec vous les difficultés qui ont mis un frein à l’exécution dans les délais des tâches définies », a-t-elle indiqué. Avant de rappeler que le CNCM a en perspective la production du long métrage Sheytan, la relance du projet de proximité ciné-réalités, la sauvegarde numérique de nos archives et surtout la construction des salles de cinéma de Bamako.

Mme le ministre a regretté ne pas pouvoir annoncer le début des travaux du complexe de Boulkassoumbougou, à cause de quelques interférences qui ont empêché le démarrage des du chantier comme prévu. Elle a aussi regretté ne pas pouvoir annoncer des avancées dans le projet de partenariat avec le groupe français ECLAIR dans le cadre de la numérisation des archives du Mali. Elle a exhorté le conseil d’administration d’avoir un droit de regard appuyé sur ce projet avant qu’un n accord financier n’en découle. Elle a aussi indiqué qu’il lui aurait été agréable d’annoncer un partenariat public/privé d’un nouveau genre dans le cadre de la construction d’une salle de cinéma en face du complexe universitaire de KABALA. Mais, elle a estimé que ce n’est que partie remise, le projet étant à l’étude entre le CNCM et le Cabinet d’architecture et d’urbanisme (CADAU) qui propose de nous mettre à disposition un terrain sécurisé pour le site.

« Les idées ne nous manquent pas, veillons à ce que la volonté et le dynamisme dans leur mise en œuvre ne nous manquent pas non plus », a-t-elle ajouté.

Mme le ministre est convaincue que tous ces projets, sans être tributaire du Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique, se trouveraient boostés par son adoption. « Un plaidoyer est porté au niveau de l’Assemblée nationale pour que cette loi puisse enfin voir le jour au Mali », a-t-elle indiqué. Avant de dire toute sa conviction que la mise en place du Fonds d’Appui à l’industrie cinématographique sera déterminante pour la relance de notre cinéma. « Il y va de l’avenir de milliers de jeunes qui ont choisi le chemin du septième art », a-t-elle déclaré.

Au regard de tout ce qui précède, la 24ème session ordinaire du Conseil d’Administration du Centre National de la Cinématographie du Mali (CNCM), a été instruit par Mme le ministre de la culture, de focaliser les débats sur les activités menées et sur le rapport financier.

Le Budget initial du CNCM pour l’exercice 2017 se chiffrait en recettes et en dépenses de 1 460 614 000 Francs CFA. Mais, en 2017, la structure a rencontré plusieurs contraintes : l’insuffisance du crédit alloué dans le cadre de l’appui à la production cinématographique ; l’insuffisance de ressources humaines qualifiées dans le domaine du cinéma ; le manque de partenaires financiers au niveau national pour la production et la coproduction.

Qu’à cela ne tienne, le CNCM dans ses perspectives, se prépare à : restaurer, numériser, exploiter au moins 50 films d’archives ; procéder au premier coup de clap du film « cheytan » ; organiser l’avant-première du film « Koussav » ; organiser le lancement officiel de Ciné-réalité et l’animation des cinémathèques ; développer les outils de communication pour une meilleure visibilité de ses activités.

Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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