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    Ciné Droit Libre 2017 à Ouagadougou : Le palmarès

    mercredi 20 décembre 2017 , par Assane Koné

    Du 9 au 16 Décembre 2017, Ouagadougou, la capitale du pays des hommes intègres, a vibré au rythme du Ciné Droit Libre. Le jury présidé par notre compatriote Souleymane Cissé, réalisateur et deux fois lauréat de l’Etalon d’or de Yennenga au Fespaco, lauréat également du Tanit d’or au Journée cinématographique de Carthage et Prix du Jury à Cannes, a levé le voile sur le palmarès de l’édition 2017, de ciné droit libre à Ouagadougou.

    Le jury présidé par Souleymane Cissé et composé de Anselme Sawadogo, chargé de programme culture à la coopération Wallonie Bruxelles International à Ouagadougou et Programmateur du festival de musique« Jazz à Ouaga », Serge Armel Sawadogo, réalisateur burkinabè, Inoussa Kaboré, réalisateur Burkinabè, a d’abord félicité le comité d’organisation de CINE DROIT LIBRE.

    « Nous remarquons à travers la sélection que le festival est ouvert à plusieurs pays. Nous encourageons cette ouverture à tous les continents épris de droits et de liberté. La sélection pourrait, même si nous reconnaissons vos moyens limités, ratisser plus large pour un choix de films artistiquement rigoureux bien que thématique. Cela pourrait contribuer à l’éveil du sens artistique de nos jeunes réalisateurs », a indiqué le Jury dans sa délibération en ce qui concerne son appréciation générale du Festival.

    Qu’à cela ne tienne, le jury a décidé de décerner le Grand prix CINE DROIT LIBRE, édition 2017, « GRAND PRIX SERGIO VIERRA DE MELLO », au film « Winnie » de Pascale Lamche.

    Selon le jury, ce film au-delà de ces qualités artistiques, est un film qui restaure l’histoire et qui mérite d’être vu par la nouvelle génération. « Ce film permettra une nouvelle découverte de l’histoire de l’Afrique du Sud et restaurera la dignité d’une grande dame qui s’est battue pour la fin de la ségrégation raciale », a déclaré le jury.

    En ce qui concerne le PRIX SPECIAL OIM (ORGANISATION INTERNATIONALE POUR LES MIGRATIONS), le jury a décidé de le décerner au film « Quand Paul traversa la mer » de Jakob Preuss. Ce prix récompense le film qui pose le débat sur la migration et qui traite au mieux le thème de cette édition du festival qui est : « Migration, loin de chez moi ? ».

    En ce qui concerne le meilleur film Burkinabè, la mention spéciale du jury, est revenu au film « Place à la révolution » de Galadio Parfait Kaboré. « Le devoir de mémoire, l’engagement pratique de ses protagonistes pour le changement et l’exemple de combat qui mérite d’être partagé avec le monde », sont des arguments qui ont convaincu le jury pour attribuer la mention spéciale au film.

    Mais, le Prix du Meilleur film Burkinabé, est revenu au film « Femmes au soleil » de Seydou Samba Touré. Le jury a été motivé par le fait « le film allie bien le thème des droits humains à un langage artistique poétique ». Mieux, le jury dira que c’est un « film sensible dont l’histoire des femmes violées mise en lien avec les images du site minier permet d’avoir une vision globale sur une Afrique, qui est elle-même violée et exploitée ». Il a aussi estimé qu’ « en même temps le film donne l’espoir à travers le combat d’émancipation de ces femmes ».

    Le Prix du public de l’édition 2017 de Ciné droit libre à Ouagadougou est revenu au film « Maman Colonnelle » de Dieudo Hamadi.

    La mention spéciale du jury pour la compétition officielle, a été décerné au film « La colère dans le vent » de Amina Weira. Le jury a estimé que ce film a « un point de vue artistique fort qui allie la simplicité et la sincérité dans la mise en scène, avec une rigueur dans la photographie ; vu la poésie qui se dégage à travers les images des vents qui sont en quelque sorte une métaphore de cette colère des habitants d’Arlit ». Et, par cette mention spéciale, le jury a voulu saluer l’engagement de la jeune réalisatrice.

    Assane Koné

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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